Le voyage au Canada que lui impose son fiancé Justin n'est pas du goût de Romaine: elle n'aime pas l'avion, elle n'aime pas le froid. Et pour tout dire, à en juger par la physionomie morose et les moues de Sandrine Kiberlain, Romaine n'aime pas grand'chose.
Le film d'Agnès Obadia -qui créa Romaine quelque treize ans auparavant- est le portrait d'une jeune femme insatisfaite, rabat-joie et impulsive. A Montréal, Romaine se retrouve livrée à elle-même et sur le point de vivre une singulière aventure. Singulière, au point que certaines péripéties et rencontres semblent, selon le dessein de la réalisatrice, irréelles.
Dans l'esprit farfelu qui celui de la comédie, le caractère négatif et les attitudes de Romaine fondent des situations plutôt plaisantes. Son séjour canadien transformera-t-il la jeune femme? Apprendra-t-elle la fantaisie? Tel est l'enjeu.
J'avais aimé la première Romaine que la cinéaste avait incarnée dans une première comédie plus fauchée que celle-ci. Cette Romaine égarée par moins 30 est moins convaincante parce que le scénario piétine assez vite, s'étiole par manque d'idées et de relief. En conséquence, Romaine, faute de situations toujours intéressantes, devient une héroine un peu fade et quelconque dans la seconde partie du film.