« It’s about time » nous promet le sous-titre de ce 6e épisode de la « tempête de requins ». Oui, il est grand temps de conclure cette série qui, si elle avait commencé comme une bonne blague absurde mais poilante, a commencé à très vite tourner à vide, dès le 3e épisode. Bon, le double sens est de rigueur car l’expression peut aussi vouloir dire que cette fois-ci, on voyage dans le temps, à travers les époques. L’histoire plus que jamais est totalement frappadingue et n’a pas grand sens, on retrouve Fin Shepard à la Préhistoire et il va aller d’une époque à l’autre dans un vaste fatras de passages spatio-temporels assez peu compréhensibles. Mais on n’est plus à ça près venant d’un film qui fait voler les requins depuis 5 épisodes !!! Le plus cinglé est le moment où Fin est pris dans la tempête et croise tout un tas de personnages historiques volant autour de lui comme Cléopâtre, Marie-Antoinette ou encore Hitler qui se fait bouffer un bras par un squale ! On dirait une scène (voire un scénario) écrit sous substances hallucinogènes 😂.
Fin et ses acolytes traversent alors le Moyen-Âge, la guerre d’indépendance américaine, le far west, les années 60 sur la plage de Santa Monica (où Fin rencontrent ses parents !!!). C’est là qu’un requin atterrit sur la plage et poursuit les baigneurs et baigneuses…en glissant sur une planche de surf ! Voilà le délire dans lequel les scénaristes nous envoient 🤪. Alors, bien sûr, on sent de gros clins d’œil à « Retour vers le futur » ou encore « Code Quantum ». Les guests sont moins nombreux que dans les épisodes précédents. On croise dans la scène finale Gary Busey dans un rôle sans parole, accoudé au bar, à côté de Bo Derek ou encore Dee Snider au far west (chanteur de Twisted Sister) mais Dolph Lundgren est absent (alors qu’il était là à la fin du 5 !) pour cause d’autres tournages. Les effets spéciaux sont toujours aussi médiocres, c’est après tout une des marques de fabrique chez The Asylum. Le pire, c’est que tout ça semble en roues libres, je trouve qu’il y avait plus d’humour dans les précédents. Mon préféré reste le 2 qui assumait totalement son côté « dinguerie absolue » à New York. Il était grand temps de clôturer cette série sympathique mais à trop vouloir tirer sur la corde pour rentabiliser une idée saugrenue, elle se casse.