Tourné dans des décors et des extérieurs somptueux, saturé d'une galerie de filles sublimes hyper érotisées, Silvio et les autres ressemble à un mauvais Winding Refn : esthétiquement superbe, habillé d'une photographie éclatante et réalisé avec un sens voluptueux du cadrage et des ralentis, le film se déroule comme un clip répétitif et interminable qui ne raconte rien (ou rien qu'on ne sache déjà sur Berlusconi, ici caricature caricaturée) et plonge le spectateur dans un éprouvant tunnel d'ennui de plus de 2h30 se concluant sur un plan mystique incongru qui parachève la sensation d'indigestion.
Sorrentino, dont j'avais beaucoup aimé This must be the place et Youth, me largue ici complètement.