"Sous tension fait ressurgir tout l’aspect mortifère d’une nation en état de décomposition. Comme à son habitude, le prisme du deuil est un élément central dans le cinéma de Penny Panayotopoulou. Son troisième long-métrage nous plonge dans la tragédie de familles tiraillées entre culpabilité et rédemption. Un récit à la fois dur et poétique, lorsqu’il s’agit d’observer la nature humaine s’élever et faire jaillir une lumière là où il ne devrait y en avoir aucune."
"Le service public se dégrade sous ses yeux, dans une vulnérabilité qui fait écho à la sienne. Costas est entraîné dans une spirale où la bonté et la bienveillance ne suffisent plus. Les hôpitaux sont saturés, les médecins débordés. Comme le montre le documentaire de Nicolas Peduzzi, État limite, la crise de la santé est mondiale. Les patients ne viennent plus pour guérir, mais pour mourir. C’est le constat amer que découvre Costas, devenu malgré lui père de substitution, amant maudit par le destin et employé en pleine remise en question morale."
"Plus qu’un questionnement sur l’identité nationale, Sous tension est un mélodrame intimiste qui donne du sens à la mort. Un univers où, ironiquement, la vie prend racine, en rapprochant celles et ceux pour qui la mort est une réalité quotidienne. Le film interroge ainsi notre capacité à rester humains dans un monde qui s’effondre, et suggère qu’il n’y a peut-être pas de salut individuel sans reconstruction collective."
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