Dans la ville française fictive de Ennui-sur-Blasé (en fait Angoulême), à la fin des années 1950, le directeur de la publication d'un journal américain basé sur place, le French Dispatch, meurt soudainement. Il laisse comme dernière volonté que son quotidien ne lui survive pas, avec la publication d'un dernier numéro reprenant trois anciens articles et une nécrologie.
Mes notes parlent pour elles-mêmes : je suis un grand fan de Wes Anderson, j'ai vu 99% de son œuvre, Grand Budapest Hotel est un des grands films des années 2010, mais plus ça va, plus il me semble tomber dans sa propre caricature. A savoir un cinéma parfaitement millimétré, où l'improvisation semble inexistante, avec 264 acteurs et actrices connus qui viennent faire un coucou durant quelques secondes, mais au final, ça ne respire pas une seconde.
De plus, le nom de la ville, Ennui-sur-Blasé, sied parfaitement au film, qui a été un ennui redoutable, sur près de deux heures, où on a quatre petits sketchs, et une conclusion, sur les travers du journalisme, vus à travers les regards français et américains.
Cela dit, pour être moins méchant, on sent la francophilie de Wes Anderson, notamment à travers ces multiples comédiens français, dont une belle scène entre Timothée Chalamet et Lyna Khoudri, l'esprit de Jacques Tati n'est pas loin, c'est coloré en diable, on joue sur les formats d'image, mais tout ça au final pour quoi ? Même si son film suivant, Asteroid City, a un peu relevé la pente, The french dispatch est clairement le premier faux-pas de son réalisateur. Un peu de vie, que diable ?