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Poison Girl
Bon allez, pas d’introduction bien tournée pour cette fois, pour éviter toute confusion et parce qu’on colle des procès d’intention au film pas tout à fait pertinents, je vais commencer par quelques...
le 8 juin 2016
A quoi s'attendre dans "The Neon Demon" de Nicolas Winding Refn après "Drive" et "Only God Forgives"? Des lumières saisissantes, une musique magistrale, de la violence et du sang, des personnages en errances? Si c'est cela que vous cherchez alors vous avez frappé à la bonne porte, mais attention ce n'est peut-être pas tout ce que vous trouverez.
Dans une esthétique qui rappellera tantôt "Suspiria" de Dario Argento ou "Under the skin" de Jonathan Glazer, l'histoire se veut dépeindre l'arrivé dans la course de Jesse, jeune fille de 16ans qui rêve, comme beaucoup d'autres, de rentré dans la vie par la grande porte; Célébrité, argent ou tout simplement reconnaissance... voilà se que lui promet le monde du mannequinat.
The Neon Demon réussi là où les films d'horreur de notre génération échoue. Il est rare que je trouve un film angoissant mais se fût bien le cas ici, la tension et le malaise résultant d'une lutte quasi-omniprésente entre rêve et réalité, vie et mort, violence et douceur, attirance et dégoût, innocence et orgueil. Cette ambivalence est d'ailleurs présente dès la scène d'introduction avec les images d'un shooting photo où beauté et mort se mêlent sans complexe. C'est une angoisse teinté de plaisir, entre fascination et répulsion, que vous offrira l'expérience de The Neon Demon mais pas uniquement...
Aussi intéressante que soit l'expérience esthétique que propose le film, sa porté ne se résume pas à une critique du milieu de la mode ou du "tout esthétique".
Bien sur que le film parle de la beauté, puisque qu'il en propose, avec Jesse, une incarnation. Le film semble construit comme s'il donnait à voir **une Vanité** (type particulier de nature morte qui renvoi tout autant à la vie humaine qu'à son caractère éphémère, la mort), pour indice comme dans de nombreuse vanité on retrouve une tête de mort sur l'affiche du film. Tous les éléments sont là, la mort et le caractère éphémère de la beauté personnifié par Jesse.
On peut également avoir une lecture très biblique de ce film (se qui semble encourager par le titre lui même). En effet, en regardant de plus prêt on retrouve dans le film chacun des **7 pêchés capitaux**, incarné par les différents personnages. Jusqu'à même atteindre Jesse, pourtant présenté au début comme l’innocence même. Elle se transforme au fur et à mesure du film en l'incarnation de l'orgueil, le pêché originel.
Cela m'amène à une lecture complémentaire du film, la description d'une transformation. La transformation de fille à femme, avec tout les questionnements, les errances et la violence que cela peut-suscité. The Neon Demon, oeuvre je pense profondément féministre (que le réalisateur dédie d'ailleurs à sa femme), cherche à faire ressentir la violence de cette transformation... la sexualité, le regard des hommes, la façon dont on peut prendre sa place dans notre société... autant de question abordé implicitement. The Neon Demon est donc aussi l'histoire de la déchéance de Jesse qui, en quête de la reconnaissance dont elle a peut être manqué, ne réussira jamais sa transformation. Peut-être il y a t-il là une leçon a tiré.
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Créée
le 21 juin 2016
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