Une première séquence, à l"ouverture du film, ébouriffante, qui d'emblée pose le contraste au cœur de ce "new west", magnifiquement filmé par Kate Beecroft : une hypermodernité, les fulgurances de plans à la TiKtOk, le HipHop énervé de la jeunesse américaine urbaine, à la rencontre d'un groupe d'adolescents dresseurs et chevaucheurs, vivants au milieu de nulle part, paysages immuables, et qui perpétuent une tradition nous ramenant aux siècles passés.
Au centre de ce film et de ce ranch moderne, la personne de Tabby, à la sensibilité à fleur de peau, et au courage de chaque jour, qui n'a de cesse de lutter pour sa liberté et celle de ses protégés.
Un film ou l'on voit rayonner la force des femmes, dans un univers longtemps cantonné au masculin. Une photographie magnifique, des personnages rudes mais touchants, des histoires de vie dures mais édifiantes (une scène nocturne mémorable), l’Amérique des confins, sa violence et des acteurs non professionnels qui font de ce film une très belle révélation.