Un ancien tueur à gages sort de sa retraite afin d'aider sa fille et sa petite-fille, en prise avec des méchants qui convoitent une clé USB compromettante.
Quand Nicolas Cage essaie d'être de retour dans un cinéma plus ambitieux, à l'image de (parait-il) Pig ou du formidable Dream Scenario, on y croit, et il est cet acteur génial qu'on aime tant voir depuis des décennies. Mais de l'autre côté, il persiste à jouer dans des films de seconde zone, sans doute très bien payé,où le seul véritable intérêt est dans ses choix capillaires.
Là, il joue pour la première fois le rôle d'un grand-père, avec cheveux longs gris négligés et torse velu, donnant plus l'impression d'être en guenilles que le tueur numéro qu'on vante tant.
D'ailleurs, c'est à mettre au crédit du monteur, ou une certaine forme d'inconscience, de montrer des combats qui paraissent filmés au ralenti, où on ne croit jamais que Nicolas Cage tape vraiment, et qu'il a quand même près de 60 ans. Tout comme le casting improbable où on croise Ron Perlman en homme de main (qui a l'air essoufflé à courir sur 10 mètres), le toujours fringant Ernie Hudson en meilleur pote, ou Jackie Earle Haley en méchant. Mais il n'y a personne qui ne semble réellement y croire, à l'image de la fin expédiée en deux temps trois mouvements. C'est clairement inutile à voir, même pour les fans Nicolas Cage, en sous-régime. D'ailleurs, ça n'est pas pour rien si le film est sorti trois ans après son tournage...