Sayer je suis chauvin, la France quel pays !
A vraiment je comprend tout à fait la palme. Julia Ducourneau est bien décidée à faire rayonner notre belle hexagone d'une vision artistique bien affirmée.
D'abord il est assez évident de voir un remake de Crash du goat Cronenberg pendant les 15 premières minutes. Mais assez rapidement Titane devient un drame intimiste imprévisible absolument poignant jusqu'à la fin. C'est d'une tristesse, d'une intensité, ptn elle veut clairement nous achever.
Je préfère clairement Titane à Grave, car là j'ai l'impression que sayer, Ducournau arrive à enfin filmer des scènes de manière très crade. C'est moins poli, moins léché que Grave bien que toujours très formaliste. Le Body Horror va ainsi plus loin, devenant plus viscéral et plus puissant.
Et on identifie clairement sans subtilité mais avec tendresse, toute la richesse thématique autour de la sexualité, du genre, de la masculinité et de la féminité. C'est un peu comme The Substance, c'est du rentre dedans mais ça fonctionne à merveille.
Petit mot pour la musique qui est excellente, une fine sélection pour le coup. Mais voilà, bravo que dire d'autre.