Toy Story sort aux balbutiements de la 3D, c'est-à-dire, une période où on commençait à bien modéliser des objets, et des mouvements sur ces derniers (ou sur des robots, des véhicules, ...). En revanche, la modélisation d'êtres vivants (avec leur mouvement et leurs expressions faciales), était difficile et "rendait mal".
Je suis convaincu que c'est cette limitation technique, qui a poussé Pixar à démarrer sa grande histoire, par ce film, où les héros sont des jouets. Du coup, c'est la technique qui a dicté le scénario, en quelque sorte. J'aime mieux quand c'est l'inverse, mais bon...
Toy Story s'en sort bien.
D'abord visuellement : par son choix de mettre en scène des jouets, OK ça a mal vieilli, mais ça reste joli et fluide.
Les passages où les équipes ont tenté quelque chose avec des humains (ou des animaux, un chien en l'occurence), sont moches mais rares (plans parfois coupés pour ne montrer que les jambes dans l'escalier par exemple ; la maman qui porte un pantalon de style "fuseau" moulant pour qu'il lui colle à la peau, plutôt que de devoir représenter un vêtement avec de l'ampleur / souplesse ; etc.).
Donc, en clair : ça se regarde, même encore aujourd'hui.
Ensuite, côté scénario, c'est sympa.
On a un duo de héros antagonistes mais qui affrontent ensemble une mésaventure.
Des potes à ces mêmes héros, qui sont à la fois variés, drôles, intéressants, et qui nous donnent envie de faire partie de leur bande.
Enfin, certaines réflexions sur les marques des jouets / leur origine, ainsi que leur nature même de jouet (et leur côté éphémère / leur rôle), sont intéressants et élèvent un peu le film au-dessus de la mélasse qui suivra (dans d'autres tentatives 3D par d'autres studios).
Bref, c'est bien !
Enfin, les doublages et la musique, sont bien fichus, et entêtants.
Donc en synthèse, un bon film !