Pauline Clément joue une femme dont l'estime de soi est très faible. Elle vit en colocation avec un ex squatteur qui occupe la pièce avec son installation, son père vient de décéder, elle semble ne pas vivre la vie qu'elle veut ; mais en étant embauchée dans une société de surveillance, dont son patron est le voisin de sa sœur, elle a envie que tout cela change, car elle veut admirer et être admirée, la base de la confiance.
Artiste prolifique et collaborateur de Sólveig Anspach, Jean-Luc Gaget a mis 25 ans pour réaliser un second long-métrage, une comédie romantique sur la confiance en soi. On voit bien que c'est un petit budget, qu'il n'y a pas de réel talent dans la mise en scène, mais il y a quelque chose de charmant dans le résultat, qui tient surtout au naturel de Pauline Clément et Arthur Dupont.
Petit clin d'oeil à Sólveig Anspach, on croise même Karin Viard jouant son propre rôle, ainsi que Bruno Podalydès auquel le personnage de Dupont rend fréquemment visite. Quelque part, on pense au cinéma de Emmanuel Mouret première période dans le sens où cette femme parait inadaptée au monde qui l'entoure, qui fait parfois des boulettes, mais garde un optimisme qui fait plaisir à voir, le tout avec pudeur. Mais là où je serai plus sévère sur le film, c'est que la question de la confiance en soi est au fond peu abordée, si on excepté les scènes de début et de fin, où un thérapeute va parler d'admiration, pour au fond finir sur quelque chose de plus classique, à savoir le patron colérique qui va finalement en pincer pour son employée un peu gauche.
Le résultat est tout petit, mais le temps de la projection, ça fait son boulot, et on ressort de là avec le sourire après avoir passé 80 minutes avec des personnes au fond sympathiques.