Vivre et laisser mourir est un film James Bond dans la moyenne, plutôt bien rythmé par la très bonne chanson de Paul McCartney et la bande originale de George Martin.
Roger Moore s'en sort plutôt bien même s'il a un charme assez différent de celui de Sean Connery. C'est un petit peu rafraichissant dans la saga car en dehors de ça c'est assez classique. On a qu'un gadget qui va être utilisé ad nauseam, une James Bond girl qui vient en éclipser une autre comme c'est souvent le cas et un délire un peu raciste autour des méchants qui habitent San Monique, une île fictive qui se situerait dans les Caraïbes. C'était les années 70 donc ça donne des personnages noirs avec un développement assez grossier. Mais c'était comme ça à l'époque, c'était une caution exotique en quelque sorte et ça ne m'étonne pas que la saga James Bond ait pu refléter ces travers aussi.
Le film met un peu de temps à décoller mais cette fois on a droit à une course poursuite sur l'eau après la très bonne course poursuite en voiture dans le film précédent et c'est assez généreux.
J'ai entendu dire qu'avec Roger Moore les films deviennent de plus en plus clownesques et ça m'intrigue, donc j'espère que les prochains films me marqueront davantage que celui-ci qui instaure quelques nouveautés mais recycle beaucoup de mécanismes propre à la saga qui étaient déjà en place dans les volets précédents.