La grande faiblesse de Wicked partie 2 réside, à nouveau, dans son absence de mise en scène. Des images sont filmées et mises bout à bout sans aucune logique ou idée esthétique (sauf une scène avec des miroirs !). Qu'il n'y ait pas de chansons tubes ou de scènes de danses pourrait en être la cause (que mettre en scène si on ne danse pas ?), mais ce n'est pas un problème, s'il n'y avait que cela...
Le scénario va vite, on se perd dans les changements émotionnels rapides des personnages entre eux, si bien qu'aucune émotion n'a le temps de naître (est-ce que c'est la rapidité du scénario qui coupe toute idée de mise en scène ?).
Pourtant, le casting se donne à fond (même si Michelle Yeoh est une catastrophe quand elle chante), les images sont un peu plus soignées que celles du premier volet (les singes ailés notamment), et l'idée d'une fable sur le fascisme, derrière le mythe d'Oz, n'est pas inintéressante. Elle aurait pu être plus poussée, mais comme le film s'adresse à des publics jeunes, on pardonnera ces raccourcis (et la pudeur de certaines scènes aux paroles explicitement sexuelles). Le croisement avec l'histoire de Dorothy du Magicien d'Oz original est plutôt bien amenée, si on ne réfléchit pas trop.
Là où la première partie mettait en place un univers magique et coloré, le deuxième acte prend le partie de le souiller de sorcellerie, plus sombre, pour le meilleur (le discours politique), et pour le pire (le reste). C'est pas mal, mais c'est pas bien pour autant.