Wicked – Partie 2 referme la porte d’Oz sans chercher à rassurer. Plus politique, plus sombre, ce second volet troque la féerie de la première partie contre un discours frontal sur la peur, la propagande et l’exclusion.
Elphaba s’impose comme une figure de résistance tragique, tandis que Glinda incarne les compromis du pouvoir.
En durcissant leur relation, le film gagne en intensité dramatique, mais perd l’élan musical et la légèreté qui faisaient l’identité même de Wicked.
Si la mise en scène reste spectaculaire, l’émotion est volontairement retenue.
Wicked – Partie 2 ne cherche plus à faire rêver, mais à faire comprendre, et termine son récit avec une froide lucidité plutôt qu’un véritable souffle d’émerveillement.
Malgré tout, le film reste un véritable plaisir, aussi bien à regarder qu’à écouter, et constitue une conclusion solide et cohérente. Et, bravo aux interprètes, impeccables de bout en bout.