Le temps d'une "Danse Illusoire"

Avis sur Akumajô Special : Boku Dracula-kun sur NES

Avatar Florent Grünwort-Vonsteine
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Version NES

La raison principale pour laquelle le jeu m'a fait de l'oeil et m'a poussé à m'y intéresser, c'était la promesse simple de retrouver une parodie des "Castlevania époque NES", comme ce que peut être le non-moins sympathique Parodius à la série des Gradius.

Le premier niveau m'a d'ailleurs conforté dans cette idée, puisqu'on y retrouve les différents éléments qui font le charme de Castlevania : un château, des zombies, des chauves-souris et une musique qui reprend même l’un des motifs phares de la série. Tout est là, mélangé dans une sauce très « choupie » qui ressort d’autant mieux que le jeu se traîne une bien jolie réalisation graphique, pour de la 8bits. Même la lourdeur habituelle dans la maniabilité du personnage est de la partie, c’est dire.

Mais dès le deuxième niveau, me voilà amené à virevolter sur un grand-huit, et le jeu embrasse petit à petit une inspiration très forte du côté de ce que peut proposer un Megaman (des usines, des villes, des stations spatiales). L’univers « gothique mignon » des premières minutes se dérobe petit à petit sous mes doigts, et je commence à trouver le personnage lourdingue, la musique agaçante et le bestiaire fade.

J’aurais pu passer outre, si Akumajô Special : Boku Dracula-kun proposait à côté de ses ambitions parodiques éphémères, une proposition intéressante en termes de level-design ou de gameplay. Le jeu propose de bonnes variations, mais dont toute originalité est balayée par des niveaux étriqués. Et c’est d’autant plus dommage que Kid Dracula accumule au fil de l’aventure des pouvoirs intéressants qui changent nos méthodes de déplacement (transformation en chauve-souris et inversion de gravité). Ces mécaniques ne sont malheureusement pas assez exploitées à mon sens et leur mise en pratique consiste seulement en quelques passages disséminés de-ci de-là.

Au final, on se retrouve avec un concept initial sympathique, mais qui se perd très rapidement au profit d’un jeu de plateforme somme toute classique. Peut-être que mon erreur aura été d’en attendre quelque chose que le jeu n’a jamais eu pour ambition d’être : une parodie de Castlevania, la référence à la saga de Konami ne durant que le temps d’un clin d’oeil.

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