Prince Ali, oui c'est bien lui...

Avis sur Aladdin sur Mega Drive

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Version Mega Drive

On se méfie souvent à raison des jeux à licence. Quiconque qui comme moi a joué à un Tintin me comprendra aisément. Mais il est très probable que ces messieurs de Walt Disney aient un jour frotté une vieille lampe poussiéreuse, et qu'en soit sorti un certain David Perry.
On remercie de fait ce génie malade, papa d'Earthworm Jim, pour avoir fait ses griffes sur Aladdin, car il nous a livré là une pépite de jeu, comme ça se trouvait sur Megadrive.

Le jeu s'inspire de l'ambiance et de la storyline du dessin animé avec tout autant une louable liberté qu'un surprenant respect. Les principaux univers du film (Agrabah, désert, prison, caverne aux merveilles, "monde du génie", palais) sont bien là et reconnaissables, et les musiques les plus légendaires ont pris un petit coup de 16-bit là où il faut, et là où ça fait plaisir.
Le jeu se prend bien en main, mis à part quelques petites glissades ça-et-là. Gros parti-pris : on arme le héros d'un sabre et on le fait lancer des pommes, ce qui enrichit davantage le gameplay que de sauter sur les ennemis. Les interactions avec les éléments de décor ou le reste (cordes de fakir, tapis, etc...) sont nombreuses et permettent de varier les dimensions et l'architecture des stages. Les effets sonores sont acceptables (et même plutôt bons, à l'échelle d'une megadrive), et les animations sont fluides; on a pour le coup l'impression de jouer à un cartoon, ce qui est un bon point quand on porte un dessin animé sur cartouche. Les stages bonus sont nombreux, et c'est assez surprenant. Le système de gemmes rouges à collecter pour acheter des vies ou des continues est bien trouvé, mais un peu trop permissif.

Quelques points négatifs maintenant. Déjà, on pourra reprocher au jeu une difficulté assez inégale : certains stages ne peuvent clairement pas être perdus (littéralement, dans le cas de la caverne aux merveilles : si toutes vos vies sont brûlées, on passe au stage suivant ni vu ni connu). En revanche d'autres sont assez rageants, comme celui du génie où il est plus que facile de tomber dans le vide bêtement. Conséquence : on ne sait plus sur quel pied danser.
La gestion des hitbox est juste décevante. La hitbox d'Aladdin est un cercle parfait qui part de son crâne, s'étend loin devant son torse et loin derrière son dos, puis se referme au niveau des chevilles. On prend alors certains coups sans être frôlé, et aucun arbitre vidéo n'est là pour vous donner raison. Les duels au sabre avec les gardes en sont la meilleure application, alors on apprend très vite à garder connement ses distances et balancer des pommes. Ca ruine un peu le dynamisme vif du jeu.
Dernier point négatif : le scoring ne sert à rien dans ce jeu : vos points ne rapportent ni vies, ni gemmes, ni pommes, nada. Alors parfois on s'échine à essayer de passer quelque part, on y perd la moitié de sa barre de vie, tout ça pour un bonus de score (en tête de génie, vous êtes prévenu) qui sert à balpo.

Aladdin sur Megadrive reste quand même sympa à jouer. Certes, il faut avoir vu le dessin animé pour que le plaisir soit optimal, mais sérieusement, qui ne l'a pas vu ? Tout à la fois plus fidèle et plus riche que l'adaptation douteuse de Capcom pour SNES, ce portage d'Aladdin en 16-bit donne le sourire aux lèvres. Pas culte, pas parfait, mais bien sympatoche.

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