Boss du clochette game

Avis sur Animal Crossing : New Leaf sur Nintendo 3DS

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Version Nintendo 3DS

La plupart du temps quand un mec de mon âge, soit assez vieux pour commencer à reverser des cotisations à l'état se met à parler de clochettes, de chasse au papillons ou de nouveau chapeau arc-en-ciel déblocable, ça ne fait que provoquer incompréhension et mépris de ses pairs.

On pourrait le ranger du côté des fans du Mon Petit Poney de Lauren Faust, ces gens étranges et sectaires qui sont capables de pourrir n'importe quelle fanbase en y greffant toute l'imagerie d'Equestria sur n'importe quel sujet.

Ce serait se tromper lourdement car Animal Crossing: New Leaf est une drogue, ni plus ni moins.

On reprend bien évidemment la formule qui a fait ses preuves depuis la Nintendo 64 (bien que les bonheurs de chasse-pêche-et-tradition en culotte courte aie fait ses débuts chez nous que sur la frêle GameCube) en y ajoutant des nouveautés par ci-par là. Les habitués ne seront pas dépaysés.

Les autres alors? Pourquoi ce regain d'intérêt général pour ce jeu? Il y a l'effet de groupe bien sûr, mais Animal Crossing a un pouvoir génial depuis l'épisode Wild World sur Nintendo DS: le online. C'est ici tout l'intérêt de la série depuis maintenant 3 épisodes (l'épisode Wii est passé quelque peu inaperçu), montrer qui a la plus grosse. Le plus beau village, les objets les plus rares, les motifs les plus bariolés. Au delà de l'échange, il y a la comparaison et la compétition. Animal Crossing n'a pas de carotte inatteignable qu'on peut obtenir avec des achats in-app. Tu veux quelque chose, tu l'obtiens à la sueur de ton travail, ensuite tu pourras l'exhiber fièrement.
Et ça rend le jeu terriblement addictif. On se lèvera tous les jours pour améliorer sa maison, planter des arbres à fruits, améliorer la ville ou débloquer de nouveaux commerces. Puis être plus riche que tout.

Il est d'ailleurs facile de se faire de l'argent dans cet opus. Les revendeurs sont plus généreux qu'autrefois et le fretin est plus abondant. On peut très bien rembourser le premier prêt de sa maison en moins de deux jours sans difficultés.

En revanche, le village est limité au strict minimum. Plus de café. Un pont unique. Même Resetti (la taupe qui vous engueule quand vous ne sauvegardez pas) est absent. Au début tout du moins.
Étant donné que vous êtes maire dans cet opus, vous n'êtes plus limités à payer les frais de votre appartement parisien de 10m2. Vous devez régler la plupart des travaux de votre bourgade et de votre poche en plus, les animaux ne sont apparemment pas très au fait des bases d'un système socialiste.
Encore une fois vous voulez quelque chose? Vous bossez. Et vous aimerez ça.

Quelques défauts cependant: le jeu est un peu trop bavard. Bien que destiné principalement aux gosses, faut arrêter de les prendre pour des cons. C'est devenu vraiment récurrent dans les jeux Nintendo ces derniers temps et c'est d'une lourdeur incroyable.
On pourrait aussi noter le fait que les nouveautés sont au final assez maigres. Mais je n'ai pas encore fait le tour du jeu, je reviens dans quelques mois, une fois ma richesse et mon pouvoir politique obtenus.

Une seule envie me presse à présent: quitter le travail très vite pour y retourner, dans mon petit monde coloré où la loi animale du plus fort règne.

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