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Avis sur Assassin's Creed : Revelations sur PlayStation 3

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Version PlayStation 3

Assassin’s Creed existe depuis 2007 et depuis, chaque année vers le mois de Novembre, nous avons le droit à un nouvel épisode du jeu phare d’Ubisoft. Dans l’ensemble cette saga d’action/aventure est agréable à parcourir malgré ses bugs récurrents – comme tout jeu à monde ouvert - notamment grâce à sa trame scénaristique toujours ancrée dans l’Histoire. Revelations a pourtant été pour moi l’épisode de trop, celui de la chute d’Ezio dans les profondeurs obscures de la médiocrité…

L’EPISODE DE TROP
Assassin’s Creed et moi c’est loin d’être une jolie histoire d’amour (et oui je le disais déjà sur ma critique de Brotherhood). C’est un peu cette relation qu’on a avec cette fille qui ne nous plait pas et pourtant avec qui on reste (parce qu’il n’y a personne d’autre à côté) en espérant un jour pouvoir l’aimer. Puis soudain l’étincelle. Et là c’est le grand am… ha non pardon, c’était juste une étincelle. Éphémère Pour rappel, je n’ai pas réussi à terminer le premier Assassin’s Creed que je trouvais tellement redondant que j’ai fini par l’abandonner. J’ai repris ensuite avec le second épisode qui étais bien mieux malgré sa fin moisie. Puis Brotherhood est le seul à m’avoir fait aimé la série (enfin avant la sortie d’Assassin’s Creed III en tout cas), notamment grâce à son multi. Mais là, ça y est, c’est trop : avec Revelations j’ai même failli ressortir mon marteau pour l’occasion…

Il faut dire que cet épisode n’a rien fait pour m’aider à l’aimer. Trop d’à-côtés, pas d’histoire (ou alors un semblant d’histoire), des combats à chier (oui je n’ai pas peur de le dire) et un héros de moins en moins charismatique. Non cette fois la magie n’opère plus du tout. Vire-moi Ezio et fais-moi un vrai jeu Ubisoft. Steuplait !

Pourtant jusque là je trouvais qu’Assassin’s Creed allait dans le bon sens scénaristiquement parlant et tendait à s’améliorer d’épisode en épisode. Alors là en arrivant à Constantinople je me dis : l’histoire va être passionnante… Et là, c’est le drame. Plus j’avançe, et plus je me demande où en est l’histoire, à quoi cela sert qu’on fasse telle ou telle mission, et en quoi cela fait avancer l’intrigue générale. Au final j’ai rien compris et les révélations de la fin étaient nazes. Dommage vu le titre du jeu; la seule révélation que j’ai eu c’est qu’il s’agit d’un bien mauvais titre.

LE SAUT DE L’ANGE EN ENFER
On sent que l’équipe de développement a voulu bien faire mais malheureusement on n’accroche pas. C’est le seul Assassin’s Creed où je ne me suis même pas intéressé aux missions secondaires, là où dans les précédents j’essayais de toutes les faire.

Comme d’habitude, on doit aller récolter toutes sortes d’éléments cachés dans les décors, remplir des dizaines de quêtes annexes toutes plus inutiles les unes que les autres et qui ne font rien avancer du tout. C’est vraiment histoire de te faire jouer un peu plus. Par exemple, dans Brotherhood, la possibilité d’envoyer ses assassins un peu partout en Europe pour prendre le contrôle de nouveaux territoires était intéressante. Mais ici, on a l’impression que nos actions ne servent à rien et qu’à chaque fois on refait sans cesse les mêmes missions de conquête…

Grande nouveauté aussi dans les missions annexes : celle de défendre un territoire sous la forme d’un… tower défense… WAIT ! Un jeu de tower défense ? Mais watdafuck ?!? Qu’est ce que ça vient foutre dans Assassin’s Creed ? Puis par-dessous tout, les gardes vont vraiment tous allés sur le même chemin alors qu’ils savent qu’ils vont prendre cher ? NON MAIS GENRE Y’A QU’UNE SEULE RUE DANS TOUT CONSTANTINOPLE. MAIS MON CUL QUOI ! On comprends bien qu’il s’agit du gameplay propre au TD, mais ça n’a juste pas sa place dans l’univers historiquement plausible d’Assassin’s Creed.

Ne parlons pas non plus des combats qui sont devenus tellement simples que j’ai du m’imposer comme handicap de n’utiliser aucune autre arme que la lame secrète. Oh puis si, parlons-en un peu : à peine on se retrouve à tuer un garde que tous les autres se font enchaîner et tuer avec une facilité déconcertante sur simple pression d’une touche. Pourtant Ezio dans cet épisode est censé être un vieux presque croulant (comme dirait Ecchi, il a encore beaucoup de force pour son âge pour réussir à s’accrocher à un rebord sans se déboîter l’épaule après une chute de plus de 6m). L’IA est franchement mauvaise et les gardes se bornent à vouloir attaquer les uns après les autres. « Je vous en prie, vous en premier ! » « Oh non, passez donc avant moi ! » Non mais la politesse, ça suffit quoi ! Pas en combat, scrogneugneu !

Pareil c’est bien de laisser le choix aux joueurs, mais proposer des dizaines d’armes différentes et tout autant de bombes que l’on utilisera peut être qu’une seule fois dans le jeu tout au plus ne sert strictement à rien… ou alors si, à devoir les collectionner et donc faire perdurer un tout petit peu un jeu vide et creux.

UN ASSASSIN SACHANT ASSASSINER SAIT AUSSI ETRE DISCRET
La seule chose que l’on pourrait sauver dans cet épisode est sans doute son multi (attention je ne parle pas de sa communauté). Ce super mode lancé dans Brotherhood par la petite équipe d’Ubisoft Annecy est à mon sens un des meilleurs multis auquel j’ai pu jouer et j’y ai passé de nombreuses heures sur Revelations.

Ce dernier a été bien amélioré et des modes de jeux ont été ajoutés; voilà qui fait plaisir. Seul point noir du coup : tous ces gens qui ne savent pas « jouer » à l’assassin et qui courent dans tous les sens dans l’unique but de faire péter le highscore alors que le véritable intérêt réside quand même dans la beauté de l’assassinat le plus parfait et le plus discret possible. Bref, cela n’empêche qu’on a pu faire de très jolies parties avec l’ami Garrett.

Bien que le solo soit sûrement le plus mauvais depuis la création de la licence Assassin’s Creed, le multi de Revelations permet heureusement de rattraper le coup en évitant un échec critique pour cet épisode. Mais bon quand c’est trop, c’est tropico ! Adieu Ezio et vivement l’épisode 3 qui, lui, changera de nouveau la donne. Nouvelle époque, nouveau héros, nouveau continent, on ne peut donc en attendre que du bon, non ?

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