Ramenez moi mon jeu préféré, et j'effacerai ma déception. (Possible spoil)

Avis sur BioShock Infinite sur Xbox 360

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Version Xbox 360

Par où commencer ...
Décembre 2007. Je reçois ma 360 à Noël, avec comme premier jeu, Viva Piñata/Forza 2. Bien vite, je m'en lasse, et je vais me procurer ce jeu dont j'avais tant entendu parler, en nolifant sur ma Gamecube à Resident Evil 4. Bioshock, premier du nom. Ce fut un coup de coeur : le scénario, l'ambiance, le gameplay ! Seul le level design était un peu à la ramasse, mais l'ambiance nous le faisait vite oublier.

Le bestiaire ... bordel, les chromosomes avec leurs lignes de dialogues cultes (celui le Dr. Steinman, au début de l'aventure), la première rencontre avec un Big Daddy ... Le jeu se veut d'ailleurs très exploration : nombre de messages radios à découvrir, des items, etc. Ce jeu devint mon jeu préféré, aux coudes à coudes avec Resident Evil 4 et Final Fantasy 9.

Arrive le deuxième opus. La magie de Rapture fait toujours effet, et malgré les critiques à son encontre, j'ai été littéralement transporté par le scénario, et la relation Eleanor/Delta. Les différentes manières d'appréhender l'aventure, et les fins à débloquer sont un plus non négligeable pour la rejouabilité.

Malgré tout, la magie de Rapture devait se renouveller, et laisser place à un nouveau contexte. J'ai été très vite emballé par les premiers screens, les reviews, les trailers. Ca devait être Best Game Ever, obligé. L'ambiance et la ville de Columbia me faisait rêver.

Mai 2013. J'ai enfin le jeu. L'ambiance est géniale, et le scénario s'annonce véritablement surprenant. Quoi ? Que deux armes transportables ? Je grince des dents ... Tant pis, c'est qu'un petit détail, bien que d'avoir un véritable arsenal était une sensation jouissive dans les deux premiers. Hein ? Pas de piratages ? Bon... Au fur et à mesure de mon avancée, je découvre les toniques. je teste le premier, bof... le deuxième remonte un peu le niveau. Mais y'a pas à dire, le panache et la puissance destructeur des plasmides s'est évanoui.

J'arrive enfin au coeur du jeu. La relation Elizabeth/Booker. Et on peut dire que les dialogues sont vraiment réussis. Les pouvoirs d'Eli... Bah... On a vraiment pas la sensation qu'elle fasse partie intégrante de l'histoire en fait. Elle ouvre des failles, certes, mais celles-ci se gèrent d'une manière assez hasardeuse. Une tourelle se faisant détruire respawn rapidement.

Puis je retrouve le même constat qu'avec les toniques et les armes : y'a pas de panache, je trouve ça mou du genou, je ne ressens aucune puissance dans l'arsenal qui nous est offert, mis à part le fusil de précision et le magnum, là où les deux pistolets des deux précédents opus pouvaient se révéler redoutable, une fois pleinement améliorés. Rien que ça, alors que je n'ai pas retrouvé ça dans cet opus ...

Un gameplay donc tout sauf plaisant pour ma part. (à noter que j'ai toujours joué en difficile aux Bioshocks) Daté sans doute ? Pourtant, en rejouant aux deux premiers, je n'ai jamais eu cette sensation. Néanmoins, je sais que l'âme de cette saga ne réside pas dans ce point là, mais bien dans son ambiance, et son scénario.

Rien à dire, sur ces deux points, il est très bon. Oui, mais ... faire un twist bouleversant n'est pas synonyme de grand jeu, surtout quand on se paye le sous-tire de "Infinite", et qu'on ne propose pratiquement aucune rejouabilité (une seule fin... et des choix dans le jeu qui n'influencent aucunement la progression. Déception.)

De plus, de nombreux seconds couteaux sont carréments sous-exploités. Daisy Fitzroy, par exemple, on la voit dans quelques cinématiques, certes, mais on est absolument pas proche du personnage, là où on se sentait proche d'Atlas, de Tenenbaum, et même de Sander Cohen. Alors, certes, le deux avait aussi des seconds rôles moins exploités, mais les confrontations avec les personnages en rapport avec Eleanor, et le choix de vie ou de mort sur eux étaient des moments qui me nouaient la gorge.

On avait d'ailleurs l'occasion d'en apprendre beaucoup sur eux, via les messages radios. Chose qui se répète sur Bioshock Infinite... alors certes, c'est le même principe, mais il faut le dire : la relation Eli/Book' se fait au détriment de celles des autres. Ainsi, la confrontation avec Snake aurait mérité bien plus de lignes de dialogues. D'ailleurs, pour cet opus, vu que notre héros parle, ça aurait été formidable d'inclure des options de dialogue, comme Mass Effect, Walking Dead ou Alpha Protocol.

Donc, pour en revenir aux persos secondaires, même s'ils sont développés via les voxaphones, on ne s'attache pas, car nous n'avons pratiquement aucunes interactions ou dialogues avec eux. Sans transition, je passe sur le bestiaire. Y'a pas à dire, les Handyman sont sympatoches. Les répliques sont vraiment immersives, avec une voix à la Hulk "REGARDEZ MOI !!" Bouaha. N'empêche qu'ils manquent clairement de charisme, face aux Protecteurs. Mais c'est un avis purement subjectif =).

Que dire d'autres, hum ... L'idée de multiverse est merveilleusement bien réussie sur la forme ! Mais dans le fond, c'est une catastrophe, car l'histoire est linéaire au possible ... Alors, comme dit plus haut, je trouve ça vraiment dommage. Mais bon, c'est le choix des développeurs, et malgré tout, ils nous ont pondu un scénario vraiment super à suivre.

Mais voilà, beaucoup trop de défauts qui font que je n'ai absolument pas pris mon pied sur ce volet. Je pourrai aussi parler du système de respawn, vraiment pas inspiré (celui des deux premiers non plus, mais y'avait la possibilité de le désactiver). Non, ce n'est pas un mauvais jeu. Si il n'y avait pas eu toutes ses acclamations, j'aurai sûrement été moins déçu.

Mais voilà², les développeurs ont assumé leurs choix, je les respecte, mais ce qui est sûr, c'est que je ne remettrai pas les pieds dans Columbia avant un bon bout de temps.
(Il est 00:00, plus tard il faudra que je me relise.)

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