Avis sur

BioShock Infinite sur PC par Mhars

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Version PC

Bioshock Infinite

Mon 5 ne signifie pas "expérience moyenne" mais plutôt "des points géniaux et des points désastreux". Du coup je vais découper ma critique comme ça.

Ce que j'ai aimé

  • Les graphismes - J'ai plutôt l'habitude de jouer à des jeux
    indépendants et plutôt pas du tout l'habitude de jouer à des FPS AAA.
    Et ok oui, c'est quand même la claque. J'ai bavé devant les décors,
    les bâtiments, les effets de lumières pendant tout le jeu et rien que
    pour cet aspect ambiance, immersion et beauté de l'univers ça valait
    franchement le coup. En plus c'est assez varié.

  • Le personnage de Elisabeth. Vu le marketing je m'attendais à une
    demoiselle en détresse, le trope est là bien sûr mais la personnalité
    de Elisabeth est vraiment plus chouette que ce que j'en attendais.
    Pareil, l'infantilisation dont elle a été l'objet dans beaucoup de
    critiques que j'ai lues ne me parait pas justifiée, Elisabeth est une
    femme adulte et son perso est écrit comme ça. Donc agréablement
    surpris par ce point, ainsi que par la fin du jeu en ce qui la
    concerne.

  • L'histoire. Je l'ai trouvée classique et prévisible.

    A partir du moment où on sait que c'est un jeu à twist, c'est facile à
    deviner parce qu'il y a pas 36 possibilités, notamment dès qu'on
    sait, tôt dans le jeu, qu'il y a une histoire de mondes parallèles.
    En tout cas il y avait plusieurs trucs évidents : lien de parenté
    Booker/Elisabeth + lien héros/méchant, et une fois qu'on a pensé à
    ça, les indices laissés dans le jeu sont limpides. Quand on s'est dit
    : tiens ptet que Booker est Comstok, une phrase comme "tiens j'étais
    aussi à la 7ème cavalerie, mais je l'y ai pas vu" ne laisse plus
    aucun doute.

    Néanmoins si c'était hyper classique ça n'en est pas
    moins sympathique, plutôt bien mené, les Lutece sont très chouettes,
    les liens faits et qu'on peut faire avec le premier Bioshock
    sympas...

    La révélation de la reconstruction de mémoire de Booker et
    du sens du "bring us the girl" était vraiment cools aussi

    et ont un peu atténué la déception de ne pas avoir une claque à la fin comme je m'y attendais vu que tout le monde en parlait.

Ce que je n'ai pas aimé

  • Le gameplay. C'est mou, répétitif, jamais amusant.

  • Le sous plot Vox Populi et Daisy Fitzroy. J'aurais mis 8 au jeu sans
    ça en fait je pense, c'est vraiment ce qui m'a rebuté. Donner raison
    à la propagande immonde du départ, et pour le dire clairement, donner raison au racisme, en dépeignant une rébellion et une
    Fitzroy barbares, animales, c'était horrible.

    Que le combat final du jeu ça se passe contre eux, mais aussi que Fitzroy soit la première et la seule personne que Elisabeth tue de ses mains (enfin avant Booker), symboliquement c'est violent. Elisabeth est non violente, Elisabeth n'a jamais tué, et elle fait une exception, non pas pour tuer l'un de ses bourreaux, mais pour tuer une autre rebelle, une autre personne se battant pour sa liberté ? Vraiment ?

    Et au delà du moralisme douteux sur l'oppression, cette idée du "tous
    pourris", ou du Fitzroy/Comstok c'est du pareil au même,
    oppresseur/oppressé, une ordure est une ordure, bon.. Elle est
    vraiment pas neuve ni intéressante, et elle cherche à se faire passer
    pour très profonde et originale. Raciste/anti-raciste ça n'est
    pas deux faces d'une même pièce (pour reprendre les Lutece), ni deux
    extrêmes à éviter. Dans un système d'oppression, la modération, c'est jouer le jeu de l'oppresseur.

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