One does not simply make a Borderlands game

Avis sur Borderlands : The Pre-Sequel ! sur PC

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Version PC

Qu'y a-t-il de mal à vouloir ressembler à son illustre ainé ? Pas grand chose. Mais entre s'inspirer et repomper il y a un monde et c'est bien ce que nous avons ici, un Borderlands 2.15, un gros DLC . Mais 2K australia n'a jamais prétendu faire plus. La véritable question est donc, doit on juger Borderlands the pre sequel (que j'appellerai BDLC par la suite) comme un DLC ou comme un jeu à part entière ? La réponse est simple: BDLC coute 55 balles, c'est donc un jeu. Puisque l'addition est salée, la critique le sera aussi.

Les évènements de BDLC ont lieu quelques années avant ceux de son prédécesseur. Nous allons incarner des personnages plutôt insipides ( borderlands oblige) même si les entendre parler est sympa -et encore ça reste à voir- qui vont contribuer à l'ascension à la tête de Hypérion du grand méchant de BD2: Handsome Jack.

Et oui, le premier défaut du jeu saute aux yeux. BD2 était construit autour de Jack, il représentait le mal absolu, si railleur et amusant au début, si détestable à la fin. Un personnage avec de multiples facettes qui donnait toute sa saveur au scénario. Ici Jack est de votre côté. Quelle mauvaise idée. Ses provocations vont à vos ennemis et ses crimes sont aussi vos crimes ce qui se révèle gênant. Etre contraint d'aider un salaud parce que votre personnage a un background de 5 lignes comportant une phrase du style " aide Jack parce qu'elle trouve ça drôle" n'est pas amusant.
Et du coup Jack cède sa place de génie du mal à un méchant totalement insipide et se moque de son nom de famille avec autant de finesse qu'un gamin de maternelle...

Insipide. C'est peut-être le meilleur mot pour décrire ce jeu. Honnêtement, les jeux Borderlands ont un gameplay peu intéressant en lui-même. Combiner les quêtes répétitives et le monde ouvert des RPG avec les FPS ne pouvait donner qu'un ramassis d'immondices vidéo-ludiques mais Gearbox,à l'époque, en avait décidé autrement. Avec un scénario pas trop mal fichu et des personnages très bien écrits, BD2 réussissait à impliquer le joueur dans ce qu'il faisait et lui faisait oublier qu'il passait des heures et des heures à tirer sur des tas de plygones cell-shadés. BDLC s'est révélé incapable de me faire oublier que je jouais à un jeu au gameplay pourri par l'aspect FPS avec les ennemis qui one-shotent sans possibilité pour le joueur de réagir et autre stupidités.

L'humour est lourd. Le jeu n'est pas drôle, juste soûlant lorsqu'il te crie " rigole maintenant !" et parfois embarrassant de nullité. Je pourrait arrêter la critique là: un Borderlands qui n'est pas amusant ne peu pas être apprécié. C'en est même contre nature.

Le jeu tente également de dissimuler la petitesse de ses niveaux et le manque d'inspiration par un back-tracking incessant et des nouveaux objectifs de mission qui vous font traverser la totalité de la map pour revenir à l'endroit ou vous étiez par ce qu'un ennemi à décidé qu'il ne vous laisserait pas passer mais il existe bien entendu un moyen de désarmer sa défense. Votre quête se prolonge donc de trente désagréables minutes alors que votre objectif est à un cheveux par des prétextes souvent débiles et inintéressant d'un point de vue narratif.

Le gameplay est bien évident exactement le même que celui de BD2, idem pour les graphismes et le moteur physique, admettons. Mais là ou le bât blesse ce qu'il s'agit aussi du même type d'ennemi !!! Non ! Méchant ! Non ! Même dans les DLC de BD2 les devs se démerdaient pour sortir de nouveaux types d'ennemis là où BDLC prend les ennemis de BD2, leur fait un make-up à partir d'un tuto trouvé sur internet et te les jette à la figure. De nouveaux monstres pourris sans charisme et pas une seule nouveauté du côté des humanoïdes.
Même le loot perd de son intérêt car on a déjà vu ces armes quelque part. Devinez où.

Le seul point pour lequel BDLC se rend digne de son prédécesseur c'est la direction artistique. Les environnements sont beaux. Et ouais, comme quoi on ne peut pas tout avoir question médiocrité.

BDLC c'est un peu une fan fiction écrite par un ado lambda. Ca ressemble à ce qu'il adore mais ça n'en a pas la saveur, et pourtant on l'apprécie sur l'instant parce qu'on est en manque. En attendant l'éventuelle vague de DLC ( qui serait vraiment dur à digérer dans ce cas précis ), souvenez-vous que n'importe qui ne peut pas faire un Borderlands. 2K Australia l'aura appris à ses dépends. Ou pas. Quoi qu'il en soit on peut faire pas mal de trucs sympas avec 55 euros. Acheter Borderlands the Pre-sequel ne fait pas partie de la liste.

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