The year is 1476

Avis sur Castlevania III : Dracula's Curse sur NES

Avatar imiduno
Test publié par le
Version NES

Au revoir Simon, coucou Trevor.
Troisième épisode, deux cents ans plus tôt. Bienvenue au XVe siècle, il est temps de partir repousser Dracula et ses sbires au plus profond de son château. Parce que bon, ils ont beau ne pas être aimés, les Belmont, ils sont quand même les seuls à pouvoir péter le derrière des vampires.
Bref, en avant. On reprend toute l'architecture du premier épisode, plusieurs niveaux divisés en 3 stages avec boss à la clé. Même arsenal, bestiaire quasi identique, retours des boss connus et même de certains lieux. On pourrait presque croire à du Castlevania premier du nom à peine mis à jour.
Mais c'est loin d'être le cas et Dracula's Curse enrichit largement l'expérience initiale.

Premièr point : Castlevania III n'est pas linéaire.
Bien que l'on est loin d'un "open world" comme dans Simon's Quest, ce troisième épisode propose plusieurs embranchements dévoilant différents pans (niveaux) de l'aventure. Selon vos choix, l'aventure pourra être bien différente, ne serait-ce qu'au niveau de la difficulté. Une route parmi les 15 levels qui composent le jeu est bien évidemment plus facile que les autres et je ne peux que conseiller de la faire en premier (route avec Syfa)... Pour ma part, sans le vouloir et pour mon premier run découverte, je suis tombé sur la route d'Alucard... Je n'aurais pas du. L'expérience a du coup été très éprouvante sur la fin, avec des passages du Castlevania... Horribles. Mon deuxième run avec Syfa est passé presque comme une lettre à la poste.
À noter que vous pouvez même zapper la clock-tower (où on récupère Grant). Bref, on a le choix, c'est bien.

Ce qui nous amène au second point : trois personnages - en plus de Trevor - sont jouables ! Grant, Syfa et... Alucard. N'étant pas du tout au courant de sa présence dans les épisodes NES, j'ai été très agréablement surpris de pouvoir le contrôler et pourquoi pas, botter les fesses du père en contrôlant le fils (chose que j'ai vite oubliée pour préférer contrôler Trevor sur la fin). Chaque personnage possède ses propres compétences et sont tous, à leur manière, utiles. Mention spéciale à Alucard qui peut se transformer en chauve-souris et planer sur tout l'écran. Un peu plus de variété donc, qui vient renouveler le gameplay de Trevor, strictement similaire à celui de Simon.

La difficulté du titre ne m'a pas étonné. Après avoir tâté le premier épisode et constaté le pic énorme en fin d'aventure, je m'attendais à quelque chose de similaire dans ce Dracula's Curse. Ça n'a pas loupé : si la première partie de l'aventure se passait sans trop de problèmes, avec une succession de boss assez faciles (et beaucoup de cameos aux anciens épisodes), ce fut une tout autre histoire arrivé dans le Castlevania.
Là-bas, ce fut continu sur continu, à refaire non stop les mêmes trois stages. En particulier le 7-01, celui où les pierres tombent du ciel et qu'on doit grimper avec. Une horreur. J'ai mis plus de deux heures trente à passer 3 niveaux. Je vous laisse imaginer le nombre de morts... (en plus, ils ont remis ces satanés escaliers où on meurt tout le temps...)
Mais là où ce troisième épisode est encore plus vicieux que le premier, c'est que cesdits continus ne vous remettent pas au début du stage en question, mais du niveau entier. Du coup, la chute est encore plus dure. Et perdre devant la troisième forme de Dracula signifie casser la manette en deux et plonger sa tête contre le premier mur venu. Dur, dur. C'est en cela qu'il est plus dur que le premier. Ce dernier nous replaçait au début du stage, et non du niveau, fort heureusement.

Graphiquement, Castlevania est aussi plus proche du premier que du deuxième. Autant sur ses choix douteux de nuances que sur son level design. Cependant, l'ensemble est tout de même bien plus fin, plus varié et bien moins grossier. Il est clairement dans le haut du panier sur NES et les ralentissements restent relativement rares.
En revanche, j'ai constaté une petite baisse de qualité de la bande sonore. Les mélodies sont moins percutantes, bien que toujours à propos, et je n'ai fredonné aucune musique au long de l'aventure. Là où les deux premiers avaient réussi à me retourner la tête pendant des jours entiers. Cela dit, ça reste très correct et colle toujours parfaitement avec l'ambiance du titre. Une légère déception pour ma part.

Castlevania III est donc le digne successeur du premier. Une formule similaire, mais largement enrichie, renouvelant considérablement l'expérience de jeu. La présence des personnages secondaires ainsi que les routes multiples aident au replay value et je me suis même lancé dans plusieurs runs distincts afin de tout voir. Et le titre sait se montrer gratifiant avec ses différentes fins et ses niveaux - presque - cachés. Un bon titre, qui n'a rien à envier aux précédents épisodes.
La série se termine de fort belle manière sur NES. Une trilogie de qualité.

Et vous, avez-vous apprécié la critique ?
Critique lue 750 fois
3 apprécient

Autres actions de imiduno Castlevania III : Dracula's Curse