'To Hell and Back'

Avis sur Devil May Cry 5 sur Xbox One

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Près de six années sans castagner du démon. Six ans sans nouvel opus de la saga de beat'em all la plus endiablée de la planète, et ce depuis le "DmC Devil May Cry" anglais, à l'accueil critique mitigé.
La Gâchette du Diable revient en grandes pompes; ramenée dans le giron original -et populaire- de son éditeur CAPCOM.

Héritier des beat'em all exigeants au level design simpliste, mais efficace, ce nouvel opus Devil May Cry reprend ses marques: action omniprésente, duels pétaradants aux flingues ou à l'arme blanche, cinématiques survoltées, humour décalé, Metal Industriel.
En quelques minutes, tout fan de la série retrouvera ses habitudes. Notamment dans le feu des batailles, l'habilité requise pour faire péter la jauge de style; en pulvérisant les créature de l'Enfer avec le plus de classe et de dextérité possible.
Fluide, nerveux, exigeant, l'ADN de la série est ainsi respecté à la lettre. Cette fameuse jubilation lorsqu'on atteint le Rank S en trucidant 3 démons à la fois, puis en déclenchant un gros plan sur le finish. Bien que, pour être exact, cette jauge est un poil plus facile que dans le précédent opus Capcomien. En outre, notons que la courbe de difficulté s'adapte à tout type de joueurs: des plus occasionnels, aux plus hardcore.

Non content de retrouver le Nero de DMC4, et surtout le légendaire chasseur de démon Dante, le gameplay s'enrichit d'un troisième héros en la personne de V. D'un gameplay très différent pour ce dernier (mais hélas limité), la richesse de combos entre le triptyque de personnages jouables en devient très inégale.En effet, Nero est toujours exigeant à maîtriser pour atteindre les sommets de Style (en dépit des nouvelles possibilité de son Devil Breaker), et Dante repousse les sommets du Badass et de la démesure avec ses 8 armes et 4 styles de combat différents.Le gameplay -cœur battant des Devil May Cry- innove toutefois. Premièrement avec un mode coopération… qui n'en est pas vraiment un. Déception car il s'agit simplement de croiser des inconnus en ligne parcourant le même niveau que vous.
En revanche, les classiques new game + en modes de difficulté ultérieurs disposent d'un remarquable potentiel de rejouabilité (nouveaux pans de compétences, nouvelles combos contre les Boss, missions secrètes très bien cachées…).

Niveau scénario, les premières missions construisent un enjeu où évoluent ces 3 héros, mais également Nico, Trish et Lady. Nicoletta "Nico" Goldstein, patronne de la camionnette "Devil May Cry" est ici un personnage à trempe d'acier, cynique, n'ayant peur d'aucun danger et d'aucune démesure… dans la plus pure tradition de la série.
Toutefois, ce même enjeu scénaristique s'en retrouve bien vite convenu, désamorcé; et n'emprunte que peu d'éléments constructifs à la mythologie de la saga (et ce malgré plusieurs clins d'œil aux précédents DMC). L' acte final en est un exemple.
Plutôt problème de scénario, il s'agit là d'un problème de "Lore". Lore qui, malgré sa linéarité, a fini par devenir important au-cours des 5 derniers épisodes (notamment celui concernant la lignée familiale de Dante).

VERDICT
Level design: 3/5
Jouabilité: 4,5/5
Narration & Scénario: 2,5/5
Graphismes: 4/5
Musiques: 3/5

Dans sa politique de ré-exploitation de licences à succès, CAPCOM a su entendre l'appel de ses fans en faisant renaître l'authentique licence DMC. Jusqu'à reproduire une recette éprouvée, presque "old-school" de level design extraite des années 2000.
Géant de gameplay et nain scénaristique, Devil May Cry demeure cependant un pilier du beat'em all: fun, jusqu'au-boutiste, et autant décomplexé dans son action pétaradante que dans son savant gameplay.
Let's Rock !

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