Le meilleur 4X spatial

Avis sur Distant Worlds sur PC

Avatar Groomy
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Version PC

Sorti il y a quelques années Distant Worlds est un 4x spatial en temps réel pausable.

Il revient en 2014 avec une version "Universe" comprenant toutes les extensions et un support étendu du modding pour un prix enfin raisonnable.

Il propose tous ce qu'on peut attendre de ce genre de jeu : plein de technologies, une foule de race extraterrestre, des galaxies (en 2D) immenses (des dizaines de milliers de planètes tournant autour de milliers de soleils) , le design complet de ses vaisseaux, de la diplomatie, etc...

Vous pouvez commencer une partie avec un empire déjà bien implanté ou le must de l'immersion : une galaxie peu avancée, infesté de pirates, sur votre planète natale vous venez d'accéder à l'espace, il vous faudra découvrir les technos de voyage qui vous permettront de sortir de votre système, d'explorer la galaxie et de rencontrer d'autres races. Un départ un peu lent mais une progression très valorisante. Et si vous trouvez ça encore trop classique vous pouvez vous mettre dans la peau d'une faction pirate.

La première particularité très intéressante de Distant Worlds c'est la séparation secteur public/secteur privé. En tant que leader vous avez la main sur tout l'aspect militaire, la colonisation de nouveaux mondes, la recherche, l'espionnage, les taxes,..."l’État" donc.

Cependant pour faire tourner votre économie vous aurez besoin de ressources, autant pour construire vaisseaux et bases spatiales que pour satisfaire votre population. Vous devrez construire des stations de minage sur tous les endroits intéressants, ensuite intervient le secteur privé car c'est lui qui est chargé des transports des biens et des personnes. Il possède un capital issu de vos colonies, va commander la construction de vaisseaux cargos dans vos chantiers spatiaux (une source de revenu supplémentaire pour vous) puis commencer à acheminer marchandises, touristes ou migrants en fonction de l'offre et de la demande (gérer jusqu'au niveau galactique, entre tous les empires de la partie).

C'est toute une vie indépendante qui se développe, vous voyez les transporteurs travailler pour vous, vos chantiers de constructions tourner à plein régime, les revenus affluer. Développer votre économie et alimenter ce secteur privé est un réel objectif du jeu. Je vous laisse imaginer les possibilités liées : s'attaquer aux vaisseaux civils d'un adversaire pour l'asphyxier économiquement et bien gérer les taxes de vos planètes pour ne pas ralentir l'expansion de votre secteur privé par exemple.

Parlons un peu de l'arbre de recherche imposant qui se concentre beaucoup sur le déblocage et l'amélioration de "composants". Réacteurs, moteurs, lasers, missiles, réservoir de carburant, centre de commandement ou médicaux, module de colonisation, contre-mesures, robot réparateur, le choix est large. Tous ces éléments vous offriront une grande liberté pour la création du sol au plafond de vos vaisseaux et bases : explorateur rapide à l'autonomie élevée, destroyer lent mais blindé, porte-chasseurs, station de minage performante, centre de tourisme accueillant, chantier spatial gigantesque, vaisseaux civils pas cher et efficaces, en se préoccupant des couts de maintenance et de la remise à niveau régulière.

Si vous pensiez encore vous ennuyer le jeu propose aussi une gestion de personnage classique mais efficace : ambassadeurs, amiraux, commandants, espions, gouverneurs qui pourront remplir bien des missions intérieur ou extérieur et gagner en expérience et compétence.

N'aillez pas peur du vide car en parcourant la galaxie vous rencontrez monstres, carcasses abandonnées, civilisations prétendument disparus, armes destructrices, ruines anciennes, factions pirates, histoires secrètes et autres empires concurrents.

Pour ne pas se faire submerger par tant d'éléments Distant Worlds propose une fonctionnalité très pratique : la possibilité d'automatiser (laisser le contrôle à l'IA) d'une partie de vos taches. Ainsi pour vous familiariser avec le jeu vous pouvez laisser de côté l'espionnage, le design des vaisseaux, la taxation ou les recherches. Très paramétrable l'automatisation permet d'aborder les sujets un par un en douceur, la courbe d'apprentissage est alors beaucoup moins abrupte, le jeu propose aussi une aide encyclopédique intégrée complète.

Cependant je conseille de rapidement passer en contrôle manuel intégral, c'est là qu'on prend vraiment son pied. Et c'est en s'occupant du design qu'on comprend le système de recherche, c'est en gérant les taxes qu'on analyse le développement de nos colonies et du secteur privé. On s'approprie alors vraiment notre empire et le jeu monstre se transforme en monstre plaisir.

Évidemment il faut aimer les tableaux, optimiser ses designs, c'est un gros jeu de gestion un peu austère (l'interface est fouillis mais au final c'est pas mal fait) en plus d'un jeu de stratégie. Mais lorsque nos flottes militaires écrasent nos ennemis on en ressent d'autant plus de satisfaction.

Je retrouve sur mes premières parties de Distant Worlds Universe le plaisir que j'ai eu en découvrant Civilization II ou Hearts of Iron de Paradox.

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