Un titre qui feint la naïveté

Avis sur Final Fantasy IX sur PlayStation

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Après un épisode rompant totalement avec l'univers médiéval mais qui s'était aussi attiré les foudres de certains joueurs pour une histoire jugée à l'eau de rose, ou encore son système de combat et d'évolution discutables, Squaresoft se devait de réagir pour donner à la PSX un dernier épisode digne de ce nom, avant de passer à la génération suivante. La neuvième itération de Final Fantasy allait-elle être à la hauteur ? Réponse dans les lignes qui suivent.

Squaresoft l'avait promis : cet épisode serait un retour aux sources de la saga. Et, au vu de l'intro qui se déroule lentement sur un air de flûte, on serait tenté de les croire. Le jeu nous fait visiter certains lieux dans lequel se déroulera le jeu. Puis le titre s'affiche, tout en douceur. Une fois que l'on a appuyé sur Start, une autre intro se déroule sous nos yeux. La tempête fait rage, une mère et sa fille sont sur un radeau de fortune au milieu des flots déchainés... Heureusement, ce n'était qu'un vilain cauchemar. Une jeune femme, la princesse d'Alexandrie, se réveille. Elle va à la fenêtre, l'ouvre, ce qui nous permet d'avoir un véritable panorama sur la ville. Il n'y a pas à dire, le jeu s'annonce beau. Il a à peine commencé qu'on est déjà sous les charme.
Pendant ce temps, un jeune homme du nom de Djidane, avec la bande des Tantalas dont il fait partie, projette d'enlever ladite Princesse, espérant ainsi demander une rançon à sa mère la Reine. Ils ont prévu de jouer une pièce de théâtre du nom de « Je veux être ton Oisillon » en tant que couverture de leur forfait.
Au même moment, à l'entrée de la ville, un petit être se présente. Il porte une tunique bleue et un chapeau marron, et on ne voit apparaître que ses yeux. Il est jeune. Il veut assister à la pièce. Malheureusement, le billet qu'il possède n'est pas le bon. Mais il trouvera un moyen d'assister à la pièce grâce à l'aide d'un gamin des rues.
Une fois la pièce commencée, Djidane s'infiltre dans le château avec l'aide de Frank, son camarade, et s'en va accomplir sa mission. Mais voilà, cela ne tourne pas comme prévu, la princesse s'échappe et notre héros se fait même poursuivre par Adelbert Steiner, le chef des gardes, qui a vu son manège. Dans l'aéronef des Tantalas, quelle n'est pas la surprise de notre adolescent à queue de singe lorsque la princesse elle-même lui demande de l'enlever ! Mais il n'a pas le temps de s'en réjouir. Tout se beau monde se retrouve sur la scène, et le petit être, poursuivi par des gardes ne tardera pas à les rejoindre bien malgré lui. Il s'ensuivra une bataille qui tournera court, et les Tantalas décolleront en urgence, provoquant la colère de la Reine, venue assister à la pièce, qui fait tirer les canons. Le vaisseau, gravement endommagé, se crashe dans une forêt voisine... C'est à partir d'ici que l'aventure commence vraiment... et que tout se complique.

Final Fantasy IX se déroule dans le monde d'Héra, un monde qui n'est pas sans évoquer le Moyen-âge en Europe. Cependant, la technologie a permis de mettre au point des machines volantes, ce qui est très utile pour relier les différents continents, il y en a quatre dans le monde de FF IX : Le continent central s'appelle le Continent de la Brume, à cause du brouillard permanent qui recouvre ses plaines. Le plus à l'Ouest s'appelle le Continent Fermé, parce qu'il n'est pas facile d'y accéder, de hautes falaises empêchant son approche par voie maritime. Au nord du Continent de la Brume, se trouve le Continent Extérieur. Sur ce dernier, la brume n'y est pas présente et on dit qu'une voie passant sous la mer le relierait à celui de la brume... Il y a un autre continent au nord-ouest de la carte, un peu plus petit, mais abritant des contrées enneigées. Sans compter diverses îles parsemant les mers...
Question politique,la reine Branet règne sur Alexandrie et ses alentours, mais d'autres royaumes sont présents, notamment sur le continent de la Brume, leurs limites étant essentiellement faites par les chaines de montagnes qui sont présentes. Le roi Cid, oncle de la princesse, lui, dirige le royaume de Lindblum, et le royaume des rats, celui de Bloumécia, a une pluie permanente. Passer d'un royaume à l'autre exige, à pied, de passer par des cavernes pas forcément bien fréquentées...
Mais ils ne se doutent pas que Branet, ayant mis la main sur un armement puissant, a pour ambition de les conquérir... Et encore, cela sans se douter qu'un cruel marchand d'armes manipule tout cela dans l'ombre...
Mais j'en ai déjà dit beaucoup sur un scénario qu'on aurait tort de traiter d'enfantin... Je ne vous ai pas présenté les persos qui seront partie prenante de cette aventure qui deviendra de plus en plus épique au fur et à mesure du jeu.

Avant toute chose, il faut préciser que lorsque Squaresoft parlait de retour aux sources, c'est vrai notamment pour votre équipe. Vous aurez 8 personnages au total, mais chacun aura un rôle bien défini. Les persos polyvalents et interchangeables des deux épisodes précédents, c'est terminé. Ici, chacun à une fonction bien particulière et ce sera à vous de composer votre équipe en fonction.
Laissez-moi vous présenter le casting :

Djidane Tribal : Le rôle principal de cette aventure. Il a 17 ans. Il dispose d'une queue de singe et la véritable raison de sa présence sera révélée assez tard dans le jeu. C'est un jeune homme de nature joyeuse, enjouée, et ne peut résister à l'attrait d'une jolie fille.
En combat, il se bat avec des épées courtes. C'est un combattant équilibré qui a la capacité de pouvoir dérober des objets aux adversaires, contre les boss, c'est indispensable pour disposer d'un bon équipement. Mais il n'est pas dit que le forfait réussisse à tous les coups... En état de transe, il dispose de techniques offensives redoutables.

Grenat di Alexandros : Elle est la fille de la reine Branet. Elle a 16 ans, mais ne reconnaît plus, depuis quelques temps, sa mère, dont elle pense qu'elle a beaucoup changé, et pas en bien. En réalité, elle ne demandait qu'à s'échapper de la vie feutrée du château. De nature aristocrate mais assez réservée, elle tente de changer et de se donner une apparence plus « commune ». C'est pour cela qu'elle prendra le surnom de Dagga durant l'aventure.
En combat, sa force de frappe est assez faible. Elle se bat avec des bâtons ou des massues. Mais là n'est vraiment pas son rôle. Elle, elle est mage blanche, et s'occupera donc des sorts de soins ou d'améliorations d'état de l'équipe. Elle pourra aussi le cas échéant, invoquer des créatures avec la commande appropriée. La transe lui permettra de faire deux sorts en un seul tour.

Bibi Orunitier : Le petit être du début de cet article. Il a une frappe ridicule, mais il occupe la position de mage noir, et donc dispose de sorts élémentaires qui peuvent faire pas mal de dégâts.
C'est un personnage très attachant qui saura vous charmer par sa gentillesse désarmante et ses questions existentielles. En transe, il peut lui aussi lancer deux sorts offensifs en un seul tour. Associé à Steiner, il peut transformer son arme en véritable épée élémentaire.

Adelbert Steiner : Le chef de la garde des Brutos, corps masculin de la garde de Branet. Il se ballade en armure de chevalier. Un peu rustre, il n'aura au départ de cesse de vouloir ramener la princesse à la raison et tenter de démontrer que la reine ne peut avoir d'intentions belliqueuses. Jusqu'à ce qu'il se rende à l'évidence. Il veut protéger Grenat et se montre en réalité être un personnage très attachant au final.
En combat, c'est THE brute épaisse. Il dispose d'une force phénoménale, de techniques d'attaque et d'une résistance hors-normes. Se battant avec des épées à deux mains, il peut même s'associer à Bibi pour en faire des armes élémentaires, le tout fait de véritables ravages. Il ne faut pas le négliger.

Freyja Crescent : Cette femme qui vient du royaume de Bloumécia et se bat avec une lance. Elle est chevalier-dragon, ce qui fait qu'elle peut sauter hors de l'écran pour retomber ensuite sur un ennemi avec un coup ravageur. Elle cherche son amour perdu et dispose d'une puissance correcte.

Eiko Caroll : Une jeune femme agée de 6 ans, qui vit dans le village de Madahine-Salee, qui est maintenant peuplé par les mogs, sur le continent extérieur. Son mog de compagnie s'appelle Moug. Dotée d'un caractère enjoué et capricieux, elle se bat avec des flûtes. Son attaque est minable et ses statistiques pas terribles, mais elle aussi est une mage blanche, et elle aussi peut appeler des créatures qui seront différentes de celles de Grenat.

Tarask
Ce personnage aux dreadlocks rouges sera le dernier à vous rejoindre, à la fin du disque 2. Il occupe la fonction de moine guerrier. Il se bat avec des griffes, fait très mal, mais peut lancer des objets et disposer de certaines compétences inédites. Il est assez taciturne, et pourtant,il connait Djidane depuis longtemps...

Beate Potter
la traduction du nom en français n'est pas des plus heureuses, c'est le moins qu'on puisse dire. Cela aurait couté plus cher de laisser Beatrix ? Ok, au départ elle fait partie des méchants et vous infligera trois défaites cuisantes. Mais au milieu du second disque, elle devient plus gentille et sera même l'alliée des héros, osant se rebeller contre la reine. Elle est magnifique et parle avec élégance.
En combat elle est l'alter ego féminin de Steiner, elle le surpasse même en techniques de combat . Elle dispose aussi de pouvoirs de guérison supérieurs à la moyenne. On ne l'incarne que quelques minutes dans le jeu, mais jouer avec elle est un réel plaisir. Bon, j'avoue je l'ai aussi mise du côté gentil pour que je vous parle le plus tard possible de ...

Quina Kwen
Alors là... on a sans doute droit au perso le plus raté dans un Final Fantasy. Si vous trouviez que Gogo ou Cait Sith étaient ridicules, laissez tomber, ils ne sont rien à côté de CA. Une femme-Kwe (peuple des marais) qui se nourrit de grenouilles et ne pense qu'à bouffer... Son apparence est immonde. En combat, bien qu'elle occupe le poste de magicienne bleue, elle n'est à prendre qu'en cas d'absolue nécessité, sa puissance d'attaque étant aléatoire, et je n'invente rien, elle peut faire des dégâts de 1 HP à un ennemi pour ensuite lui faire très mal... Ça m'est arrivé. Bref, personnage à fuir, clairement erreur de casting pour le coup.

Les méchants :
Qui dit casting de gentils dit casting de méchants personnages...
La reine Branet :
Reine du royaume d'Alexandrie, dont le comportement étrange ne fait qu'intriguer Grenat, sa fille. Elle est obèse et moche. A se demander comment Grenat fait pour être aussi belle, et le jeu vous apportera une réponse à ce sujet. C'est elle qui veut étendre la guerre au continent de la Brume. Pour cela elle a développé une fabrique de mages noirs artificiels, dont certains se sont « réveillés », et est prête à tout pour obtenir les chimères les plus puissantes. On en l'affronte pas directement, mais elle nous enverra ses sbires, comme les trois valseurs dans les disques 1 et 2, ou une mercenaire à sa solde...Lorsqu'elle ne décidera pas d'envoyer ses bouffons de service.

Pile et Face :
les deux bouffons de la reine. D'une stupidité confondante, ils peuvent se révéler dangereux si vous les laissez utiliser certaines magies contre vous. Quelques coups bien placés suffisent cependant à les mettre hors d'état de nuire...Ils risquent cependant de vous poser plus de problèmes dans le disque 3...

Kuja :
Au début, ce jeune homme androgyne n'était qu'un simple marchand d'armes qui aidait la reine Branet. Mais il cherchera ensuite à la doubler, notamment lorsqu'il se rendra compte de son grand pouvoir. Kuja dégage une prestance qu'il est difficile d'égaler, même s'il n'est pas le plus fou de tous les méchants vus dans un FF. Au contraire, extrêmement intelligent, il s'exprime avec classe, et n'a peur que d'une chose : la mort.

Système de combat :
FF IX est bien entendu, un RPG avec des combats aléatoires. Cependant, le système de combat comporte des choses intéressantes, à commencer , comme je l'ai déjà mentionné, que chaque personnage disposes de ses propres compétences. Impossible de transformer Steiner en mage blanc! Mais ce n'est pas plus mal, d'un côté... Il faut aussi signaler que le jeu accueille maintenant 4 personnages pour les batailles, et non plus 3 comme dans les épisodes précédents.
Il existe cependant un système de compétence, qu'on trouve avec les armes, les armures et les accessoires d'équipement. Les compétences des armes correspondent généralement à celles propres aux personnages et qu'eux seuls peuvent apprendre. Ces compétences suivent une barre de progression. Une fois cette barre remplie, la compétence est considérée comme acquise. D'autres, celles qui permettent de se protéger de certains effets néfastes, sont communes à tous et devront être activées à l'aide de pierres magiques, on peut les activer/désactiver à loisir, mais là aussi, il faudra l'apprendre entièrement. On gagne des points de compétences en gagnant des combats. Certains accessoires ont plusieurs compétences, et même si Djidane ne pourra acquérir d'invocation, une compétence sur une pierre permettant d'empêcher un ennemi de vous transformer en pierre pourra toutefois être utile à apprendre...
On notera aussi l'apparition de forges, une première dans la série, qui permettront de faire des équipements généralement puissants, résultant de l'association de deux objets. Par exemples, deux dagues appartenant à Djidane lui permettront d'avoir l'Organix, une dague à deux lames, mais beaucoup plus puissante. Elles ne sont donc pas à négliger, et celui qui pourra vous donner les objets les plus puissants, mais aussi les plus chers, est à débusquer dans le dernier donjon, et vous devrez remporter le combat pour le faire céder. Avoir plusieurs pièces identiques d'armement peut se révéler utile.
J'ai également parlé de transe lorsque j'ai décrit les personnages. C'est l'équivalent des limites des épisodes précédents. Ici, cela ne dépendra pas de vos HP, mais elle se remplit en fonction des dégâts que vous encaisserez. Une fois en transe, votre personnage deviendra plus puissant et sa commande de compétence unique se transformera en une nouvelle commande. Par exemple, Djidane aura la commande « truand » et fera des ravages aux ennemis avec les coups spéciaux dont il disposera.
Malheureusement, ce système n'est pas parfait. Le personnage se met lui-même en état de transe une fois sa barre à fond, et on ne peut pas la reporter sur un autre combat. Autrement dit, c'est tant pis pour vous si votre personnage se transforme pendant un combat, mais qu'un autre achève les ennemis. Sa barre repartira de zéro. Dommage.

Les graphismes sont magnifiques pour de la PlayStation. Le jeu peut se targuer d'être, sans conteste, le plus abouti à ce niveau, avec Chrono Cross. Les personnages sont parfaitement modélisés, les ennemis également, et les plans des villes ou des combats question décors sont tout simplement sublimes. On notera aussi le retour de l'affichage des noms de lieux à l'écran lorsqu'on y pénètre pour la première fois, aussi bien dans les villes que dans les donjons, ou même sur les continents. Et tous ont fait l'objet d'une police d'écriture différente, c'est très fort! Inutile de préciser que Square a assuré au niveau des cinématiques, aussi bien niveau beauté que niveau mise en scène...

L'animation est impeccable : les cinématiques ne saccadent jamais, les chargements sont imperceptibles, bien que les écrans de combat mettent un peu de temps à se charger parfois, et on appréciera les petits détails qui font que le jeu a été soigné. Et les petits détails font les grands jeux, c'est bien connu...

Nobuo Uemtasu s'est encore collé aux musiques. Et visiblement, il a repris du poil de la bête. Ici elles sont plus mélodieuses, mais l'aspect synthétique ne se ressent jamais. Certains airs sont repris des différents épisodes précédents, et le thème des combats possède même un remix du thème du sixième épisode. Si ce n'est pas un signe, ça... Ceci dit, cela n'empêche pas le tout d'être d'une grande cohérence, toujours en adéquation avec les univers traversés, entre airs à la flûte calmes et morceaux de rock bien furieux lors de certains moments... C'est varié et c'est très bien.
Côté bruitages, là, pas de surprises, on retrouve ceux habituels de la série. On regrettera qu'il n'y ait toujours pas de voix... Dommage.

La jouabilité est instinctive. Les commandes se rentrent bien, et les menus sont clairs. La sauvegarde se fait via des mogs, que vous trouverez en ville, généralement dans les auberges, mais aussi sur la carte du monde. Une flûte vous permettra d'en appeler un sur la carte, pour vous reposer ou sauvegarder, mais rien ne vous empêche de faire les deux..

La durée de vie est énorme pour un tel jeu : comptez une cinquantaine d'heures en ligne droite, mais ajoutez-en trente de plus si vous comptez faire toutes les quêtes annexes : le jeu de cartes a été amélioré depuis l'épisode précédent, et vous risquez d'y passer du temps si vous voulez tout collectionner. La chasse au trésor à dos de chocobo vous prendra du temps également, surtout si vous comptez avoir certains équipements... Mais il n'y a pas que ça. Sans doute tomberez vous acco au jeu de cartes, dont les règles on changé depuis FF VIII, et je vous recommande vivement de faire le facteur entre les différents mogs qui s'échangent des correspondances tou le long du jeu...Bref, les 4 CD du jeu sont bien remplis. L'aventure sera vécue sous de multiples angles, étant donné que votre groupe sera séparé pendant une bonne partie du jeu. Les programmeurs ont inclus un système, l'ATE pour Active Time Event, qui permettra en appuyant sur select, de voir un ou plusieurs événement se déroulant en même temps. On regrettera cependant un pic de difficulté qui fait une marche vers le haut, lorsqu'on arrive au troisième disque. En effet, jusque là, dans les deux premiers disques, il n'y a rien de franchement méchant et on progresse assez vite. Le troisième fait en sorte de rendre le jeu plus dur. Il reste cependant abordable.

La traduction du jeu est bonne. Compréhensible, sans fautes flagrantes et bien adaptée. Cependant, voulant s'adresser également aux plus jeunes, certaines tournures de phrases peuvent sembler trop familières. C'est cependant oublier que des personnages de rangs différents sont présents, et la traduction a plutôt bien rendu cela. Et cette fois,les messages apparaissent sous formes de phylactères au dessus du personnage en train de parler. Cependant si les textes de l'histoire semblent bons, la traduction des objets laisse parfois à désirer. Excusez-moi, mais « chapopointu » moi, ça me choque...

Je vais aborder LE point pour lequel ce jeu n'a pas été aimé et apprécié à sa juste valeur : son scénario. Même s'il faut aller très loin pour s'en prendre plein la tête, il est très loin d'être naïf. Certes, au début, l'intro présentant une femme et sa fille sur un radeau de fortune intrigue, tranchant avec une atmosphère plus bon enfant. Or, et pourtant, on ne s'en aperçoit pas tout de suite, un thème plane en permanence sur FF IX : La MORT. Oui, le scénario du jeu tourne autour de ce thème! Bibi , notre mage noir, ne cessera de se poser la question : sur la vie, sur la mort, notamment lorsque l'on « s'arrête ». le jeu n'hésite pas à parler de « cycles » , ce que sont, quelque part, la vie et la mort. Ensuite, la reine Branet se dote d'armes et déclare la guerre au Continent de la Brume : qui dit guerre, dit morts. Par ailleurs, la brume, et cela sera confirmé tard dans le jeu, est un symbole fort : elle symbolise l'inconnu, les choses incertaines... Kuja en a d'ailleurs peur, c'est pour cela qu'il compte bien emmener tout le monde avec lui... Le dernier boss, souvent considéré comme inutile, est en réalité une synthèse de toutes les peurs, de toutes les craintes, qui ne veulent pas retourner dans le néant. En gros, il est une métaphore du jeu.
Si je devais trouver un défaut au scénario du jeu, c'est juste l'épisode des cristaux, vite expédié et dans lequel on ne jouera que l'équipe Djidane/ Quina tandis que les autres s'en sortiront tous seuls...
Je vous l'affirme, et même si il m'aura fallu faire le jeu plusieurs fois, pour bien comprendre, le scénario de ce jeu touche à des sujets très sombres.

Final Fantasy IX symbolise la fin d'une époque, mais est aussi une synthèse de ce que la série a fait de mieux jusque là. Sublime aussi bien au niveau technique qu'artistique, doté d'un character-design réussi ( sauf pour Quina, laule), Uematsu a retrouvé la forme question musique, et le système de combat opère un retour aux sources bienvenu, tout comme l'univers. Faussement naïve, cette aventure qui vous tiendra longtemps en haleine, souvent incomprise lors de la sortie du jeu, mérite qu'on s'y attarde de nouveau. Personnellement, j'y reviens toujours...

Points Positifs :
Un univers magnifique
La PSX à son meilleur, techniquement et artistiquement,
Uematsu a fait de magnifiques compositions
Un très bon système de combat
4 personnages dans une équipe
Un scénario sombre.

Points négatifs :
Pic de difficulté assez brutal
Le système de transe, frustrant.
Quina, worst personnage ever .

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