On confirme la réussite.

Avis sur Gears 5 sur PC

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Version PC

Avec Gears of War 4 The Coalition prouvait qu'ils étaient capables de faire revivre la licence en gardant sa saveur tout en faisant évoluer de façon logique son histoire, le tout sur une optimisation parfaite.
Gears 5 n'est que la confirmation de leur savoir-faire et leurs idées apportent encore de la nouveauté au gameplay.

Ces dernières se remarquent dès les premières minutes du jeu, sauf si vous découvrez la franchise avec ce titre.
Déjà on aperçoit des barres de vie et des marqueurs de dégâts lorsque l'on tire sur les ennemis les plus puissants. Très étrange de voir ça quand on l'habitude de ces jeux, il faut l'avouer. Mais fort heureusement comme pour son prédécesseur, de très nombreuses options sont disponibles et vous aurez tout le loisir d'enlever ces choses si vous ne voulez pas les voir, si vous ne voulez pas de ce petit côté RPG si je puis dire.
Et contrairement à tous les anciens jeux dans lesquels l'escouade Delta était accompagné de Jack, un petit robot volant de soutien qui n'apparaissait que dans les cinématiques ou brièvement en jeu pour ouvrir une porte, ici il fait partie intégrante du gameplay et vous suivra tout au long de votre aventure. Il a un arbre de talents et vous pourrez utiliser ses compétences durant les combats, lui ordonner de vous rapporter des objets inatteignables ou d'ouvrir un accès en se faufilant là où vous ne pouvez vous rendre.
Mais ce dernier n'est pas qu'un simple robot, c'est aussi un joueur. Que serait un Gears of War sans son mode coopération ? Dans Gears 5 la campagne est jouable non pas à deux ou à quatre mais à trois et le troisième joueur n'incarnera nul autre que le fameux Jack ! Il pourra ainsi utiliser toutes les fonctionnalités du robot à sa guise en plus de pouvoir soutenir ses partenaires et même de les relever si ceux-ci sont au sol.
Cependant le plus gros changement est le fait que désormais vous n'êtes plus face à un jeu couloir mais à un semi-open world. Certains passages restent dans la lignée des anciens jeux mais durant plusieurs actes vous aurez la liberté d'arpenter la map à l'aide de votre skiff (un véhicule porté par le vent) et ainsi explorer des points d'intérêt, chercher des objets cachés et accomplir des missions secondaires.
Attention, vous n'êtes pas dans un GTA, les maps sont loin d'être géantes (bien que sans le véhicule il serait long de tout traverser en courant, et ennuyeux il faut le dire car vous ne croiserez aucun adversaire sur les routes). On sent ici l'expérimentation. Le prochain Gears sera-t-il un monde ouvert ?
Il est indéniable en tout cas que cela rallonge la durée de vie du jeu pour ceux qui aiment tout découvrir à 100%.

Il est fort agréable de déambuler dans des décors magnifiques et désormais très différents. Alors qu'à l'époque nous ne traversions que des ruines, des vestiges de la civilisation, le quatrième opus (ou cinquième si on compte Gears of War : Judgement) nous offrait un monde dans lequel la flore reprenait ses droits mais avec Gears 5 nous explorons des régions plus lointaines, ainsi nous avons le plaisir de découvrir un bord de mer où la végétation y est luxuriante, de vastes étendues enneigées ou encore un superbe désert de sable rouge.
Le studio joue aussi beaucoup avec les lumières et le résultat est stupéfiant. Combien de fois me suis-je arrêté pour simplement profiter de ces rayons de soleil marquant les murs, des reflets offrant de superbes couleurs...
Et lorsque vous êtes dans les entrailles de la terre, n'ayant aucune lumière autour de vous, vous pouvez compter sur la lampe torche de Jack qui éclairera le chemin offrant alors une ambiance un peu plus stressante, dans laquelle vous redoublerez d'attention...

Pour ce qui est du scénario, bien que l'on commence l'histoire en incarnant JD Fenix, le personnage principal ici est maintenant Kait Diaz. Son passé est étroitement lié aux locustes et nous allons essayer de découvrir pourquoi.
Cohérent et logique, nous obtiendrons enfin certaines réponses à des questions que l'on se pose depuis Gears of War 2.
Niveau nostalgie on est servi avec la réapparition de personnages ou ennemis emblématiques.
Le scénario apporte son lot d'émotions, est fort et l'action y est puissante, c'est un plaisir d'approfondir la riche histoire de cet univers ! On a par contre la sensation que l'action est trop souvent coupée à cause de ses passages en semi-open world ou les ennemis ne sont présents que sur les points d'intérêts...
Petit point sympa, tous les objets cachés du jeu ont un bout d'histoire. Plus ou moins intéressante, plus ou moins importante. Un plus pour les fans du lore.

Contrairement à Gears of War 4 on remarque la présence de quelques bugs, c'est dommage... Malgré le fait que j'ai enlevé les sous-titres ces derniers sont quand même présents durant les cinématiques et n'ont en plus aucun rapport avec les dialogues en cours et j'ai vu un passage du jeu dans lequel tous les PNJ (aussi bien amis que ennemis) ne pouvaient passer une porte (qui pourtant devait faire dix mètres de large sur cinq mètres de haut)...

Et enfin on aborde les modes multi ! On retrouve les classiques versus (dans lesquels tout le monde rush bêtement avec le fusil à pompe), la base qui devrait ravir les fans d'esport et le très apprécié mode horde qui lui aussi a subi quelques changements. Le principe est le même mais exit le système de classe, désormais vous devrez choisir un personnage qui chacun possède une compétence unique utilisable de temps en temps. Les doublons ne sont pas autorisés ici ! Allié avec le même système de carte et de bonus cependant. C'est le moment de survivre à cinquante vagues successives d'ennemis avec quatre de vos amis !
Avec tout ça on a un nouveau mode, nommé "fuite", reposant sur la coopération lui aussi.
Trois joueurs envahissent une ruche ayant pour but de la détruire. La partie commence, les bombes sont posées il faut maintenant s'enfuir ! Sachant que, vulgairement, vous commencez avec votre bite et votre couteau il va falloir un vrai travail d'équipe pour vous en sortir tous ensemble.
Le mode fuite est tout le contraire du mode horde. Une partie peut se finir en cinq minutes et non en plusieurs heures, bien qu'ici aussi chaque personnage a des capacités différentes.
Un conseil, le même que d'habitude : jouer avec des amis. Ainsi vous êtes sûrs de finir la partie au moins, sans qu'un joueur ne se barre en plein milieu vous laissant avec des bots...
Ce mode se voit accompagné d'un éditeur de map qui vous permettra vous vous en doutez d'en faire et d'en découvrir des nouvelles faites pour et par la communauté.

Qui dit multi dit skin dégueulasse. On y a toujours le droit ici avec un shop vous permettant de vous offrir des coloris douteux à des prix honteux mais bon, ce n'est que du cosmétique et il n'y a rien de pay to win. À vous de choisir, voulez-vous être un pigeon, ou non ?

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