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Dis bye bye à ta réputation Didier l’embrouille !

Avis sur Ghost Recon : Wildlands sur Xbox One

Avatar Masashi Skvader
Test publié par le
Version Xbox One

J’ai débuté la série avec le 1er épisode sortie au début des années 2000 sur ma bonne vieille Xbox des maisons et ce qui m’avait séduit et encore aujourd’hui c’est pas nécessairement les combats ou même l’histoire (quoique d’un réalisme inouï) mais surtout l’aspect stratégique et tactique du jeu. La gestion des hommes de leurs compétences et armements est un point fort fondamental tout autant que la prise en compte de l’environnement où se déroule les différentes missions. A savoir aussi que la mort d’un soldat est définitive et chaque amélioration faite sur lui est perdue à jamais s’il tombe au champ d’honneur (sachant qu’une balle suffit pour tuer). L’autre particularité était que le jeu pouvait aisément se finir sans tirer une seule bastos et laissé faire son escouade le boulot et se charger simplement de l’élaboration ainsi que la planification des routes a prendre ainsi que le type d’approche a adopter … une époque fort lointaine.

Si ça vous tente je ne peux que vous conseiller l’excellent mod Heroes Unleashed qui ajoute plus de 200 cartes et 400 armes différentes, ou encore mon chouchou de SWAT 3 modé jusqu’à la moelle.

Ghost Recon Wildlands n’est pas un mauvais jeu, bien au contraire, il s’agit d’un excellent bac à sable militaro tacticouette tout en étant un mauvais Ghost Recon. Librement inspiré du livre Danger immédiat de Tom Clancy, Wildlands nous permet d’incarner le leader d’une escouade de Ghost envoyé en Bolivie (grand fournisseur de cocaïne dans le monde, la Colombie dans le livre) afin d’enrailler un Cartel émergent en passe de contrôler l’intégralité du pays le tout saupoudré de dérive sectaire.

Le mot d’ordre est la liberté que ce soit dans le choix des missions autant principal que secondaire que dans la manière des les appréhender. Le but étant de neutraliser chaque lieutenant du Cartel pour tuer ou capturer les différents généraux et ainsi de suite jusqu’à pouvoir couper la tête du serpent. Pour nous aider dans notre tâche en plus de 3 coéquipiers, la résistance du coin viendra nous prêter main forte dans nos actes de guérillas.

Le jeu est grand et beau, ça ne fait aucun doute où on retrouve quasiment le même niveau de détail que The Division, il y a un je ne sais quoi d’organique dans cette Bolivie de pixel que j’adore, entre les différents environnements (montagne enneigée, désert aride, forêts de conifères … magnifique) qui offre un dépaysement garanti et la faune vivante (les lamas crachent bordel !). Nan franchement les gens de Ubisoft Paris bravo les artistes, rien a dire là dessus.

Tout autant que les gun fights si on a déjà joué a l’épisode précédent que j’adore je cite Ghost Recon: Future Soldier on ne sera pas trop dépaysés, la formule fonctionne, le gunsmith (littéralement armurier) est de retour un système bien fun qui permet de personnaliser son arme de A à Z, allant du type de canon aux simples accessoires avec bien évidement un arsenal bien conséquent avec du Famas G2 du Sig MPX ou le magnifique FN Five-seven j’en passe et des meilleures. De la personnalisation d’avatar pour le rendre le plus DEVGRU possible et là encore merci Ubi Paris d’avoir mis un lot de véritable camouflage moderne comme le Multicam, Kryptek ou encore l’A-tacs ça change des camouflages rose bonbon fantaisistes alors que l’univers du camo est excessivement riche. D’ailleurs même si l’univers se veut plus contemporain, ça serait véritablement cool d’avoir accès au skin de l’excellent Ghost Recon Phantoms. N’oublions pas un doublage d’une grande qualité nous offrant encore une fois l’excellente prestation de Boris Rehlinger, Frédéric Cerdal ou encore Nessym Guetat pour ne citer qu’eux.

Bon, assez de réjouissances, parlons des chose qui fâchent, l’infiltration est quasi inexistante et surtout optionnelle, sans aucune gratification tout peut se régler en fonçant dans le lard comme un porc en mode commando et comme on peut encaisser pas mal de dégâts, la stratégie Schwarzenegger fonctionne tout le temps sans compter que nos 3 frères d’arme sont de véritables T-800 d’une efficacité redoutable et se gérant seul. Les choix tactiques sont limités et servira surtout a faire des tires synchronisés. Alors je peux comprendre qu’avec un open world beaucoup auraient peut-être chouiner de gérer la petite troupe de manière plus complexe (un peu comme ceux qui disent que la Mother Base de MGS5 c’est trop dur) mais ça brise un peu l’immersion (surtout quand il se téléporte directement dans les véhicules) quand le dit jeu se veut « réaliste ». L’autre point noir c’est les conduites, je suis pas le meilleur pilote virtuel du monde mais là, à part les véhicules aériens et aquatiques, les véhicule terrestres sont de véritable caisses à savon. Préférez les hélicos, plus rapides et surtout plus safe.

Noter qu’ en coop, les défauts que je cite s’annulent et l’ensemble prend une dimension bien plus tactique ou plutôt un joyeux carnage façon Michael Bay.

Au final, j’adhère aux mécaniques malgré tout, un petit simulateur de carnage sauce tacticool, beaucoup les trouverons certainement répétitifs, même si les mission principales et secondaires proposent quelques originalités, tout en gardant un ensemble crédible aux techniques de combat moderne tels que le house clearing et l’executive protection d’ailleurs l’ensemble du jeu est basé quasiment sur cette dernière. L’histoire est rudement bien racontée même sans une véritable chronologie qui peut malgré tout en perdre quelque un .Néanmoins, le fil conducteur tient la route et si vous avez aimé Army of Two : Le Cartel du Diable l’ambiance y est assez similaire et comme ce dernier est mille fois plus fun en coop. Comme j’ai dit Wildlands n’est pas un mauvais jeu, juste un mauvais Ghost Recon.

Je ne peux que vous conseiller aussi de lire ou voir le film Danger Immédiat de 94 y a Harrison Ford et Willem Dafoe dedans ça serait bête de louper ça.

En tout cas ça promet de bien belles choses pour un futur Splinter Cell.

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