Rédemption

Avis sur Grand Theft Auto V sur Xbox 360

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Version Xbox 360

Avant de commencer, je tiens à préciser que je n'écris jamais de critique sur une oeuvre que je n'ai pas terminée. Vu la date à laquelle le jeu est sorti (que j'ai réussi a avoir deux jours avant) le timing reste assez serré pour que certains en doutent, mais le fait est que même après avoir bouclé la trame principale, je suis encore dessus et il fait déjà partie de ces titres sur lesquels j'aime me perdre sans calculer le temps de jeu. Le jeu me ronge comme jamais et je peux bien affirmer la note que je lui donne d'autant plus qu'il y a encore quelques petits trucs que je prends plaisir à découvrir.

Commençons par un petit coup de gueule que j'aime bien balancer de temps en temps dans mes critiques car il y a une chose qui m'a beaucoup fait tiquer en lisant certains avis un peu partout sur internet...

Soyons sérieux deux minutes. Les types qui tiquent encore sur les imperfections visuelles, le jeu est capable de tourner sur une machine datant de 2005, d'afficher autant de détails à l'écran avec une technique qui vient à tenir avec la plupart des gros hits sortis ces dernières années, Presque sans chargements. Sans oublier les intérieurs modélisés de façon tout aussi exemplaire.

Quel jeu open-world, quel GTA-Like à ce jour, sur cette génération de consoles est capable d'afficher un résultat pareil tout en restant très jouable? - Je vous donne toute une vie pour débarquer avec des arguments qui tiennent... et sans bégayer.

Grand Theft Auto V n'est pas un jeu next-gen et encore moins un jeu PC pour l'instant. C'est bien beau de jouer les puristes en puissance en pointant du doigt le petit détail qui nous rappelle qu'on est pas face à un jeu parfait. Mais il est clair qu'on fait face a un jeu qui tire au maximum les capacités de ces consoles. Franchement, quand je vois que certains jeux non open-world arrivent à être à genoux en souffrant de ralentissements intempestifs et une pluie d'effets de tearing pour pas grand chose, si ce n'est pour afficher une succession de couloirs bien trop souvent sans interactivité. On ne peut qu'applaudir la performance de Rockstar pour avoir achevé un travail de finition de niveau plus qu'admirable.

La ville de Los Santos et tout ce qui l'entoure prend vie. J'y crois sans efforts. Nombreuses sont les fois où je me suis surpris à conduire, voler, naviguer et marcher dans l'espace urbain, aquatique et rural de la carte sans rien faire. Juste en me sentant complètement touriste d'un univers composé d'énormément d'endroits variés, qui transpirent le vrai, modélisés avec une cohérence hallucinante. Sans oublier les PNJ qui se fondent bien dans le décor et que j'ai pris plaisir à observer, encore plus crédibles qu'autrefois. Tout a été fait pour que ce soit le plus authentique possible.

Ce n'est pas dans les villes des Saint's Row ou des Just Cause qui j'ai pu retrouver un niveau pareil, aussi funs qu'ils aient pu être, j'en conviens. La ville de Liberty City dans GTA IV m'avait apporté cette même sensation. Celle de prendre part à une véritable ville virtuelle, de jouer sur les codes fondamentaux du genre pour y ajouter plus de réalisme, une véritable touche "next-gen". Les précédents volets et la plupart des jeux open-world de ce genre échouent dans leur capacité a m'immerger. Je vois beaucoup trop le côté "aire de jeu", le côté "map". Ca ressemble a des villes, mais ça n'en est pas. Je n'y crois pas et pour cette raison, je m'amuse moins.

Lynché, traîné dans la boue par un nombre conséquent de fans...
Grand Theft Auto IV avait toutefois le mérite de foutre un coup de pied dans la fourmilière en apportant un scénario plus fort qu'à l'accoutumée avec son lot de références cinématographiques, sa critique acerbe sur la société et le rêve américain, un personnage ayant une plus forte présence par son écriture, sa personnalité, sa voix et sa dégaine et surtout l'ajout de gunfights améliorés et la présence d'un cover-system qui fait du bien quand je prends la peine de le comparer aux précédents volets et leurs multiples cheat-codes plus que nécessaires pour bien s'en sortir au fil des missions (perso, ce truc là me faisait toujours chier en seconde partie de jeu).

Cela a été une source de fun et une énorme dose d'immersion ajoutée pour une partie des fans, je fais également partie de ce camp. Mais qui sera la source d'un long et fructueux divorce pour les autres. Une trahison brutale. Ce que je peux comprendre et difficile de ne pas être conscient que ça devenait lourdingue d'enchaîner mission après mission des phases TPS incessantes, presque sans volonté de varier. Je peux également comprendre que la prise de direction "trop sérieuse" n'ait pas convaincu non plus, bien que je ne sois pas de cet avis. Même en adorant ce jeu à un point inestimable, surtout quand je le laisse aux jeux uniquement de ce genre, je ne peux faire semblant de voir ce qui cloche avec cet opus.

Mais que cette partie là se rassure.
Ici, les missions sont tellement variées, prenantes et drôles sans tomber dans le ridicule (pour peu qu'on apprécie la patte Rockstar). Il y a tellement d'activités à faire à côté qu'il va une fois pour toutes réunir les fans des opus PS2 et les adeptes des autres GTA-Like qui ont su privilégier cette dose de fun et de décalage à l'état pur. Cet opus est un mélange assez homogène des anciens de la série que ce soit en terme d'ambiances qu'en terme de contenu, et le tout s'expose de manière naturelle. Notamment grâce aux personnages principaux qui grâce a leur personnalité permettent de montrer plusieurs facettes du jeu à partir de leur caractère, leur péripéties, leur habitat et leur état d'esprit face à au monde qui les entoure.

Le fait d'ajouter trois personnages jouables était ma première crainte avant tout car j'avais peur que cela brise un peu cette force narrative que l'on a lorsqu'on suit un seul personnage et la façon dont on peut s'identifier à lui. Le point de vue est d'une subjectivité extrême mais il est vrai que je garde toujours une préférence pour le fil rouge et le personnage de Niko Bellic dans Grand Theft Auto IV. Mais à part ça, l'objectif reste un véritable succès, les transitions entre chaque personnages sont tellement bien amenées que ça frise l'insolence. Leur développement est réussi, Michael, Franklin et Trevor pètent de charisme tout le long de l'aventure. L'écriture ne flanche jamais pour offrir de superbes dialogues, qu'ils soient entre eux ou avec les personnages secondaires et leur buts sont assez clairs pour qu'on ne lâche pas prise à la trame principale jusqu'au final. C'est vraiment du bon boulot.

Il n'y a que sur la conduite des véhicules qu'un vrai débat s'impose. Certains qui préfèrent un gameplay arcade à l'instar des précédents. D'autres qui s'étaient habitués a l'inertie plus conséquente et plus "réaliste" de GTA IV. (une option "arcade/réaliste" à choisir dans les paramètres aurait été la bienvenue). Moi, que ce soit l'un ou l'autre, aucun de ces détails me dérange. Je m'y habitue rapidement.

A l'heure où le jeu jouit d'une attention démesurée, mais que je trouve cette fois-ci quasiment à l'égal du travail abattu par l'équipe de Rockstar... Si le buzz va bien évidemment finir par redescendre petit à petit comme toute grosse sortie JV avant lui, pas sûr cette fois qu'une horde massive de fans débarqueront pour pleurer la belle époque. Il y a de tout pour tout le monde. Cet épisode n'invente presque pas grand chose mais personnellement ce n'est pas ce que je lui demande. En cette fin de génération de consoles, le but premier d'un jeu pareil n'est pas d'apporter une révolution de plus, mais de fournir et sublimer tout un travail effectué sur cette longue période en tirant à profit des plus belles qualités qu'on a pu retrouver dans tous les jeux Rockstar et les GTA-Like existants. C'est une mission accomplie à mon sens.

La meilleure chose qu'il reste à faire maintenant pour les fans de la première et dernière heure, c'est d'y jouer. De profiter et se marrer un bon coup.

Puis frétiller d'impatience à la venue d'un nouveau projet mis en place par ces développeurs talentueux. Une révolution qui se doit de prendre naissance avec la next-gen, c'est là que le collimateur doit se tourner pour les joueurs qui en attendent toujours trop. Ce que j'attends et ce qui me plaît à présent c'est de revoir l'ensemble de fans être de nouveau d'accord avec cette copie d'élève surdoué. Où même quelques déçus qui apportent leur petites réticences et préférences en s'exprimant sans blasitude et toujours avec un lot d'arguments. Pas ceux qui font fi de tout ce qui a été fait en continuant d'attendre sa "chute" et faire leur "attention-whore" en rabaissant tous ceux qui s'éclatent pour assouvir leur besoin de frustration habituel. Chacun son trip, libre à eux de faire ce qu'ils veulent. De toute manière, beaucoup de gens savent que ça a toujours été ça leur "jeu" préféré de cette génération avant tout.

Game Over cette fois-ci.
Car oui, plus que jamais. La série Grand Theft Auto est de retour en très grande forme et je fais partie de ces personnes qui ne songent pas du tout à déménager de la ville de Los Santos d'ici peu. Ce ne sont pas les paroles d'un fanboy aveuglé. Je ne le considère peut-être pas comme le meilleur jeu de tous les temps et ce n'est peut-être pas mon jeu préféré de cette année non plus. Mais j'ai eu affaire, et de très loin, au meilleur représentant du genre à l'heure actuelle et sur cette génération de consoles.

Une véritable tuerie qui a tout fait pour écraser la concurrence. Sans pitié.

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