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Avis sur Guitar Hero III : Legends of Rock sur PlayStation 3

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Version PlayStation 3

Raining Blood, Through the Fire and Flames, The Devil Went Down to Georgia… Si rien qu’à l’évocation de ces titres vos doigts se mettent à avoir des crampes, c’est qu’à l’instar de moi-même, vous avez sûrement dû jouer à ce Guitar Hero III – Legends of Rock. Un jeu qui porte définitivement bien son nom, couvrant une grosse palette des genres fortement bien représentés, allant du pop rock (Pat Benatar) au metal (Slipknot, Metallica), en passant par le blues rock (Cream, ZZ Top), le hard rock (Alice Cooper, Guns’n’Roses), et bien sûr le classic rock (Rolling Stones, The Who). Par chance, on a même pu éviter les Beatles

Deux mini bémols sont toutefois à relever : le premier, c’est que pas mal de morceaux, notamment pré-80s, ne sont pas les enregistrements originaux ; néanmoins, la grande majorité des reprises sont de très bonne qualité, plutôt fidèles. Le second, c’est qu’on a deux représentants français bien bidons qui font un peu tâche dans la liste, Superbus et Naast. Non mais allô quoi, Neversoft, tu ne connais donc pas Téléphone ? [blague pourrave mais totalement assumée]

Digne héritier des Parappa the Rapper, Dance Dance Revolution et autres Samba de Amigo, et même s’il reste étonnament très jouable au pad (jusqu’à une certaine limite en expert), Guitar Hero III trouve son véritable intérêt dans sa guitare en plastique d’une très bonne finition, avec ses cinq boutons sur le manche faisant office de frettes et son espèce de barre pivotante simulant le médiator, nous donnant vraiment l’illusion d’être dans la peau d’un musicien. Illusion seulement car, à l’inverse d’un combo volant + pédalier d’excellente qualité pour la conduite (dans une simu’ bien foutue of course), cette guitare -et par extension ce jeu- ne vous apprendra absolument pas à jouer, tout au plus vous permettra-t-elle d’améliorer votre dextérité…et c’est déjà pas si mal.

Une formule gagnante ne se changeant pas, Guitar Hero III se joue exactement comme ses prédécesseurs. On rappelle rapidement le principe : au premier plan se situe les cinq frettes (différenciées par leur couleur), tandis que du fond de l’écran arrivent les notes à jouer. Pour les valider, il faut maintenir la ou les frettes correspondantes et user du médiator. Le jeu inclut même quelques techniques de tapping (hammer-on, pull-off…) que de très bons didacticiels se chargent d’expliquer au profane. On remarque également assez vite que le jeu est beaucoup plus friendly que Guitar Hero II, les notes n’ayant plus besoin d’être jouées "à la perfection ou presque" ; pour ceux qui connaissent, l’équivalent dans la franchise Dance Dance serait les flèches évaluées "Bien"…sauf que dans Guitar Hero III, ça ne casse pas le combo !

Car oui, Guitar Hero III est principalement un jeu de scoring : plus on enchaîne les notes, plus on gagne de points, avec à la fin une note sanctionnant notre performance. Le jeu introduit un système de multiplicateur de score (jusqu’à x4) qui augmente toutes les 10 notes jouées sans erreurs. À cela s’ajoute le "star power" : lors de certaines séquences de la partition, les notes se présentent sous forme d’étoiles ; réussir sans faute cette séquence permet de remplir une jauge de spécial qui, quand elle est activée (ce qui n’est possible qu’une fois chargée à au moins la moitié) permet de doubler le multiplicateur en cours pendant un temps limité, donc potentiellement atteindre un x8 ! Une feature vraiment sympa quand on la joue compétitif, qui revêt une vraie dimension stratégique, variable selon le morceau.

Tant qu’on parle de compétitif, Neversoft a également pensé à varier les modes de jeu, et notamment multi. En plus du traditionnel duel, qui désormais n’oblige plus les adversaires à jouer avec le même niveau de difficulté, on note l’apparition d’un mode battle, ou le star power est remplacé par le "battle power", qui permet de bien pourrir le jeu de son vis-à-vis en lui envoyant des malus (cordes qui cassent, inversion des frettes, surplus de notes…), des effets qui peuvent en plus se cumuler ! À l’opposé, on pourra également jouer la coopération, notamment dans le mode carrière, où l’un des joueurs jouera la partie guitare et l’autre la partie basse.

Un mode carrière qui est désormais scénarisé, par l’intermédiaire de quelques petites cutscenes fort sympathiques faisant la transition entre les huit chapitres du jeu. Ce mode inclut même des combats de Boss, par la présence dans le jeu de Tom Morello (Rage Against the Machine), de Slash (Guns’n’Roses) et de Lou (le Diable en personne!), qui fonctionnent comme le mode battle multi précédemment évoqué. Une fois le boss vaincu, on a le privilège de le voir nous accompagner lors du rappel, avant de passer au chapitre suivant…

Bref, que dire de plus ? Le multi a la bonne idée d’être jouable autant offline qu’online, ce qui permet de pouvoir encore y jouer aujourd’hui (je suppose que les serveurs sont désormais fermés). Certains critiquent l’exagération de certaines séquences en difficulté expert, car on est quelquefois amené à jouer beaucoup plus de notes que la partition réelle de la guitare, donnant parfois l’impression de revêtir le costume d’un homme-orchestre… Personnellement, ça ne m’a jamais vraiment dérangé plus que ça ; mieux encore, ça m’a permis de vivre plusieurs fois ces moments rares et troublants, que certains nomment la "zone" ou encore la "frénésie de l’arcade", pendant lesquels le temps semble comme suspendu, pendant qu’on fait corps avec la mélodie en jouant la partition parfaite sans même s’en rendre compte… Et ça…ben c’est cool, quoi !

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