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Avis sur Le Tour de France : Centenary Edition sur PlayStation 2

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Version PlayStation 2

Tour de France 2020 me fait de l’œil sur Steam. Avant de sauter le pas, j’ai décidé de regarder les anciens épisodes pour voir si ça me plairait, sachant que bien évidemment, il serait bien plus complet. C’est comme cela que j’ai essayé l’édition de 2013 version PS2.

C’est Konami qui est au manette. Rappelons que le groupe nippon possède les grandes licences tels que Metal Gear, Castlevania ou bien encore Suikoden.

Ne nous voilons pas la face, Tour de France édition centenaire version PS2 est très médiocre et ce, sur de nombreux points. Le seul atout résiderait dans le fait qu’il n’existe rien comme concurrence en matière de cyclisme. J’affectionne ce sport et je dois avouer que de voir le Tour de France à la télé, m’a énormément donné l’envie de le faire en version virtuelle.

Outre ses graphismes – soyons honnête et utilisons les bons mots – dégueulasses, la technique est plutôt bien réussie. Les mouvements des cyclistes sont bien gérés dans des décors laids, une sorte de bouillie de pixels. J’ai l’impression d’avoir fait un bon en arrière, parce que dans cette même génération de console, Square-Enix (Dragon Quest VIII, Final Fantasy X) ainsi que Level-5 (Rogue Galaxy), nous en mettaient plein les yeux.

Certes je ne juge pas un jeu sur ses graphismes, mais à son gameplay. Là, c’est raté. Cinq modes sont disponibles : Arcade, Tour de France (carrière), Contre la montre, Entraînement, 2 joueurs.
J’ai lancé l’option Tour de France. On commence bien évidemment avec un nouveau coureur. Nous ne pouvons choisir parmi les professionnels de l’époque.
Je nomme mon coureur : T. Pinot. Ensuite vient le choix de l’équipe. Seuls quatre équipes au départ. Douze seront débloquées, mais pas de FDJ. Ensuite on peut, si on le souhaite modifier le visage (assez laid), le casque.
Une fois fait, nous arrivons sur une sorte de roue qui permet de choisir plusieurs options : championnat local, s’entraîner, transfert (disponible qu’au mois d’août), repos, configuration du vélo, calendrier, sponsors et bien évidemment la précieuse sauvegarde. Vous me direz c’est complet. Nous sommes d’accord. Aucun sponsor la première année, il faut les débloquer en gagnant des courses.
Allez on se lance. Championnat. Au début nous ne sommes pas connus, donc nous commençons au niveau amateur (catégorie C). La course commence, c’est aléatoire. Soit c’est de la plaine, soit c’est de la montagne. On commence la course dans un groupe de six coureurs et à la 31e place. Le but est bien évidemment d’appuyer sur la croix pour accélérer, plusieurs fois de suite pour se mettre en danseuse, le triangle pour boire (et regagner de l’énergie), carrer pour freiner, R2 pour la tactique. Je n’ai jamais réussi à trouver comment récupérer des bidons.
La course se termine, c’est facile et je la gagne. Félicitation, vous venez de remporter un entraînement gratuit. Il faut savoir deux choses. Les entraînements sont payants et surtout quand on en sélectionne un, il compte pour un mois. C’est comme cela que j’ai raté Tour de France la seconde année.
La catégorie B est débloquée (niveau encore amateur). On recommence, on la gagne c’est facile et on déverrouille la catégorie A (semi-pro), c’est un peu plus dur dans les cols, mais ça passe. Vient ensuite le niveau S (pro) et on assiste à des courses plus difficile avec une poignée de noms de l’époque (Mancebo, Virenque, McEwan…).
Avec l’argent que j’ai gagné, j’ai pu modifier mon vélo à fond, faire quelques entraînements et trouver de nouveaux sponsors. J’ai fait quatre saisons et deux Tour de France. Je suis même devenu un as de la descente avec une pointe à près de 90Km/h.
Le Tour de France est constitué de cinq étapes avec en bonus les Champs-Élysée. Oubliez les victoires sur le Tour, car ici on commence la course à la 103e position. Les courses durent plus ou moins 3 minutes, il est impossible de remonter tout le monde puisque limité techniquement par groupe de 6 coureurs espacés. Mon record a été de remonter de 53 coureurs. Quelques fois, j’ai démarré à la 61e position.

Niveau carte, on alterne montagne et surtout du plat. Je salue le sadisme des concepteurs qui nous ont pondu un circuit sur terre, entouré de barrière en bois et de successions de virages. Combien de fois j’ai pesté… À cela on rajoute une météo : soleil, brume, pluie, neige.

J’ai plutôt bien apprécié cette expérience. Toutefois, j’ai plus eu l’impression de jouer à un jeu de voitures que de cyclisme. Bien que les prix soient irréalistes (100.000€ pour un cadre d’élite, 8.000€ pour des pédales, 75.000€ pour des roues), c’est plutôt sympa de configurer son vélo et de l’améliorer. Ce jeu est très limités que ce soit au niveau graphismes et gameplay. Il n’en reste pas moins que c’est l’un des seuls jeux de vélo et je salue l’effort. Sur ce coup, Konami ne s’est pas foulé.

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