Le petit bonhomme en jaune

Avis sur Little Nightmares sur Xbox One

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Version Xbox One

Attention ! Titre à prononcer avec l’air de la chanson du petit bonhomme en mousse.

Je ne suis pas une très grande amatrice de jeux vidéo et encore moins de ce genre de jeu d’ambiance dont j’ai horreur. C’est pourtant sans rien connaître de l’histoire que je me suis lancée dans cette aventure. La seule chose que je savais était que j’allais faire de beaux petits cauchemars.

Dès le début nous sommes balancés dans une atmosphère sinistre, sans aucune instruction ni mode d’emploi, livré à nous même tout comme le personnage. Il fait noir, nous nous réveillons sur un coussin miteux dans une valise ouverte. Où sommes-nous ? Qui sommes-nous ? Comment nous appelons-nous ? Sommes-nous un garçon ou une fille ? Où est la lumière ? Ah ça y est j’ai trouvé un briquet dans la poche de mon ciré jaune. J’espère qu’il y a encore suffisamment de gaz dedans parce que je n’ai pas très envie de me retrouver dans le noir et de tomber sur un truc visqueux ou un cadavre. Bon je suis où là ?! C’est un peu glauque ici ! Il éclair pas grand-chose ce briquet, il va bien y avoir des monstres qui vont me tomber dessus à un moment ou à un autre. Oh punaise on m’a volé mes chaussures ! Ah non attends, est-ce que j’en avais ? Bon, peu importe, par contre ça ne va pas être pratique de courir sans, surtout s’il y a des morceaux de verres par terre que je n’aurais pas vu alors qu’un p*t**n de monstre serait en train de me poursuivre. Mmh ! Par où dois-je aller ? Pour l’instant c’est facile il n’y a qu’une sortie mais ensuite ? Wow c’est quoi ces créatures elles m’ont fait peur ?! Oh des petits lutins tout gris avec des chapeaux qui leurs tombent sur les yeux. Ils ne sont pas si effrayants que ça en faite, ils m’indiquent même le chemin à prendre. J’ai envie de leur faire un câlin, ils sont vraiment à croquer !

Le fait de ne pas connaître le synopsis laisse beaucoup de place à l’imagination, surtout pour la construction du personnage, le lieu et son arrivé dans celui-ci. Lorsque que j’ai commencé le jeu, étant donné que je n’avais pas pris connaissance de l’histoire et du héros qu’on incarnait, je pensais (et je le pense encore) que le personnage était un petit garçon orphelin, chétif, avec un ciré jaune, sans visage et qui réussi à s’en sortir assez bien avec son agilité, et sa petite taille passe-partout.

Sauf à la fin où son esprit et son âme chavirent complètement du côté obscur après avoir vécu tant d’horreur. Une noirceur d’âme qui ravage tout et où la peur ne fait plus partie de son petit être.

Le début du jeu est un peu éprouvant et le rire nerveux ne tarde pas à faire son entrée. Marcher à tâtons dans l’obscurité des ténèbres, être toujours aux aguets, fuir l’invisible, voilà à quoi s’attendre. Avez-vous vu l’apparition d’un œil derrière l’une des portes d’un couloir dans le premier chapitre ? Faites qu’elle ne s’ouvre pas. Mais heureusement une fois le fonctionnement du système du jeu compris, il devint un peu plus facile d’anticiper ce qu’il va arriver et de s’avoir par où s’échapper. Comme par exemple dans le dernier chapitre lorsqu’on arrive dans un long couloir avec un planché en bois et des portes coulissantes avec de jolies vagues dessinées dessus, qu’on marque une légère pose et qu’on sent notre cœur battre la chamade, (non ce n’est pas un coup de foudre mais bien l’adrénaline) on sait à ce moment là que c’est l’heure de faire un petit sprint de cent mètres suivi d’un enchaînement de sauts d’obstacles, tout cela avec une vague du monstres déferlant sur nous en détruisant tout sur son passage, pour nous dévorer tout cru. La survie ne tient qu’à nos pieds (nus) et à nos cannes frêles qui nous servent de jambes.

En ce qui concerne les graphismes, certains plans sont assez remarquables comme par exemple lorsqu’on arrive dans la troisième et dernière partie. Quand on monte à l’échelle du bateau et que la caméra, suivant le mouvement des remous de la mer, dézoom à tel point qu’on ne voit plus de nous qu’un minuscule point jaune et offre ainsi à nos yeux un large plan d’ensemble sur une masse sombre couvrant plus de la moitié du plan, un paquebot immense et informe baignant dans la lumière du soleil.

La musique est superbe, surtout celle qui arrive quand la faim du personnage le menace de la fin, on étant les battements du cœur et les vibrations dans la manette.

Le 3D peut être un peu traitre parfois, surtout quand il faut marcher sur une poutre ou un tuyau. Marchant tel un funambule ou plutôt comme un ninja agile et discret, il faut savoir déjouer les obstacles mis en travers de notre route pour ne pas nous faire repérer par le monstre qui se trouve juste en dessous (surtout celui avec les longs bras). Mais le problème c’est que nous ne sommes pas un ninja et que donc nous ne sommes pas discret et agile surtout quand la peur vient y mettre son grain de sel. Le palpitant s’accélère, on perte du contrôle, on se précipite et c’est la chute mortelle. Autre exemple de chute improbable, lors de la transition entre le deuxième et le troisième chapitre, nous devons marcher sur un gros tuyau mais avec le reflet de la lumière on ne sait pas très bien où on met les pieds, ce qui fait que, à plusieurs reprises, j’ai appris à mon personnage à plonger dans le vide et à voler (comme quant on ouvre une porte et qu’il n’y a rien derrière). Superman !

Le jeu est un peu court mais c’est juste ce qu’il faut pour ne pas tomber dans la répétition. En somme, un bon divertissement avec de bons délires, un super graphisme, de superbes musiques, de supers cauchemars, et un super little bonhomme en jaune. Le tout faisant travailler l’observation, la logique et les jambes. Aller cours Forest !

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