Avis + Mini-analyse // Mes premiers pas (réussis) dans le AAA

Avis sur Marvel’s Spider-Man sur PlayStation 4

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Version PlayStation 4

Je n'ai jamais été attiré par les jeux d'action AAA en monde ouvert. Si vous me connaissez, vous savez que j'ai en plus un avis bien tranché sur la question. Notamment grâce à toutes les vidéos, lectures, et modestes réflexions de Game Design que j'ai suivies ou tenues ces dernières années. Pour moi, tous les Last of Us, Uncharted, God of War, Horizon ou Tomb Raider (récents) sont dans la même catégorie. Des jeux solides, en apparence "parfaits", sans conteste les meilleurs dans leur genre… mais d'un genre dont le design m'insupporte.

Alors je sais que je ne vais pas me faire des amis en commençant par-là, mais attendez la suite ;-)

Pour moi, tous ces jeux se ressemblent. Une narration formellement trop inspirée par le Cinéma sans en avoir la richesse et l'intelligence. Une incapacité à concevoir un monde intéressant, par sa structure ou son contenu (alternance entre zones ouvertes fourre-tout, couloirs plein de scripts oh-my-god et phases de "non-jeu"). Et puis incohérents, fainéants, répétitifs, consensuels, tape-à-l'oeil, creux mais faisant croire l'inverse, assistant le joueur à outrance (brain off)… On retrouve en plus la même formule à base de combat, de compétences à débloquer, de mini-énigmes environnementales, de QTE, de tonnes de bidules à ramasser pour améliorer notre équipement, des achievements useless en pagaille pour grossir la durée de vie, un mode Hard peu intéressant, et j'en passe. C'est simple, à chaque fois que mes streamers préférés se lancent dans un let's play de ces jeux, je décroche au bout 2h. Ça m'ennuie. Et ça m'énerve. Parce que j'y vois un design fourbe et bancal, mais le grand public adore. Et je ne comprends pas pourquoi.

Et puis Spider-Zorro est arrivé

Et je me retrouve donc dans une situation étrange. Parce que open world immense (Manhattan), alternance entre zone ouverte et couloirs scriptés, mise en scène cinématographique, des tonnes de bidules à collecter, un arbre de compétences à débloquer, un mode hard... Tout y est. Mais je lui ai mis 8,5/10, alors que je rechigne encore à en voir des vidéos dans mon flux YouTube. Parce que c'est le jeu de Mr-tout-le-monde, c'est le jeu de la hype, c'est le jeu ultra-marketé depuis des semaines. Tout ce qu'habituellement je fuis ! Mais cette fois, je suis monté dans le train de la hype, avec le sourire, et mon ancien "moi" me regarde depuis le passé avec un air réprobateur mais intrigué.

L'objectif de cette critique va donc être de vous (et me) prouver que ce Spider-Man n'est pas comme tous les autres blockbusters AAA d'action. Parce qu'ici, je ne me suis jamais ennuyé, et que même après les 54h de ma partie, je n'avais pas envie d'arrêter, attendant maintenant les DLC avec grande impatience.

Quand tout ne tient qu'à un fil

Je ne vais pas m'éterniser ou faire durer le suspense : la réussite de ce jeu tient à une seule chose : Spider-Man. S'il n'était pas là, je n'aurais jamais joué au jeu (je n'ai jamais joué aux InFamous, dont le concept est très proche, mais où tout semble générique à souhait). Je me suis demandé si c'était un problème, voire une erreur de ma part. Et c'est comme ça que je me suis rendu compte que c'était l'inverse, parce que c'est là que réside toute la cohérence, la force et la qualité du jeu.

Ce jeu est un hommage au héros. Plus que ça même, c'est son identité, son incarnation. A tel point qu'on en oublie que c'est du jeu vidéo. Et c'est là où les développeurs ont tout compris. Parce que malgré ses aspects classiques, tout ici est fait pour nous plonger dans la peau de Spidey. La technique, l'open world, l'écriture, l'ambiance, le gameplay, les références à l'Univers Marvel, la personnalisation de l'expérience... Sur le papier tout semble vu et revu, mais tout est subtilement adapté aux besoins et spécificités du héros.

  • techniquement, le jeu est incroyable, je trouve. La distance d'affichage, la quantité de détails dans les rues, les effets de lumière, de particules, les visages… On en prend plein les yeux, et on s'y croit !
  • artistiquement, et au niveau des ambiances, là aussi c'est parfait. J'ai pris plus de 700 photos pendant ma partie. Ok je suis un fan hardcore des modes photos, mais matez-moi ça sérieux !!! (version couleur et noir et blanc). Ce kiff artistique rend honneur au patrimoine (comics, illustration, films…) du héros.
  • l'écriture s'en sort très bien aussi. Un peu moins dans le scénario de la quête principale qui est un peu classique et convenu, mais il y a une infinité de petits détails qui changent tout, à commencer par les répliques de Spider-Man, des passants, de J.J. Jameson (Redac chef ex-patron de Peter)… On retrouve le ton léger, post-ado et blagueur du héros, et c'est jouissif. D'autant que la VF (doubleur de Andrew Garfield) est très bonne ! Donc par l'audio et le texte aussi, on est bien ancré dans les bottes de l'Araignée. (et on échappe même au classique démarrage de jeu ultra-limité et au tuto déguisé !)
  • les références à l'Univers Marvel, même sans être fin connaisseur : oui, on doit ramasser des sacs à dos dans toute l'île, mais chacun contient un petit objet dont Peter en décrit l'histoire ou l'anecdote en quelques mots. Oui, il y a des tenues à débloquer mais chacune s'ancre pleinement dans un univers étendu transmédia unique (grosse grosse préférence pour la tenue Secret War, mon premier comics d'ailleurs…). Idem pour les personnages qu'on rencontre : tout s'entrecroise dans ce premier jeu Spidey post-Avengers, un presque reboot en somme. Ça rend la tâche compliquée, tellement l'héritage doit être lourd et les pistes nombreuses mais très contrôlées. Pourtant on s'en sort bien, et tout nous ramène une fois de plus à l'identité que l'on incarne.
J'mets mes toiles où j'veux…

On a ici une reconstruction simplifiée de Manhattan. On est pas à l'échelle, mais on retrouve la plupart des bâtiments célèbres, quartiers, et paysages urbains. L'illusion est parfaite. Je n'ai jamais été très fan de la Big Apple, mais pour la première fois je ressens l'envie de découvrir cette ville incroyable. C'était pourtant un pari risqué, parce que quoi de plus ennuyeux qu'un quadrillage sans relief d'immeubles et d'avenues ?

Seulement voilà, là où d'autres jeux proposent des modes d'exploration au game feel mou, ennuyeux et répétitifs, ce Spider-Man nous permet de nous approprier la ville. On la survole, on saute, on se propulse, on se balance, on court, on escalade… La panoplie de mouvements est géniale, et l'intégration de celle-ci à l'environnement impose le respect (le nombre et la qualité des animations d'interaction avec le décor !!).

Et parce qu'il s'agit d'une reconstruction d'un lieu connu, on se surprend parfois à faire du tourisme, à errer juste pour le plaisir des yeux ou des sensations de jeu. Et si j'ai pu râler au départ en disant "c'est trop assisté, on fait des trucs de fou sans forcer", je me suis finalement ravisé parce que là encore, on est en plein dans la cohérence ludo-narrative : Spidey ne force pas pour faire des trucs de ouf.

Alors, oui, on est parfois un peu perdu, surtout de nuit sans le soleil pour nous orienter. Et je me suis de nouveau poser la question : est-ce un problème du jeu, ce rapport à la ville ? De tout survoler, de ne presque jamais poser le pied au sol (ou de s'ennuyer si on le fait), et finalement de considérer la ville comme un terrain de jeu ? Et là encore, la réponse était claire : non. Nous voyons la ville comme Spider-Man la voit. Je doute que la réflexion de design des devs ait été jusque-là, mais le résultat est le même. Tout nous met dans la peau de Spider-Man, jusqu'à cette mise en abîme du terrain de jeu urbain.

Vient donc ensuite la question du remplissage de cet open world. Et là encore, Insomniac a fait preuve d'intelligence, en nous délivrant le contenu au compte-goutte. Ce point va beaucoup dépendre de la façon de jouer de chacun. De mon côté, je suis (pour une fois) plutôt satisfait. J'essayais de faire un maximum de contenu annexe dans la zone de la mission principale, sans aller trop vite. Et c'est plutôt bien passé. Alors comment ça marche ? On répare la tour radar d'une zone, elle affiche quelques objets/missions à compléter, et on s'en occupe. La mission principale nous balade dans toute la ville (mais un peu moins dans le Nord, dommage), et régulièrement de nouveaux types de contenus annexes sont accessibles pour chaque zone.

  • Des sacs à dos pour des goodies liés à l'univers de Spidey
  • des missions annexes liées à des pnj ou lieux particuliers
  • des monuments à photographier, ce qui nous place dans la peau de Peter Parker (j'y reviendrai)
  • des bases ennemies à "nettoyer" (expérimentation du gameplay de combat, j'en reparle)
  • des missions annexes scientifiques (mélange d'écologie, d'enquête et de journalisme, toutes les facettes de Parker)
  • des mini-missions de cherche-objet, pour nous teaser sur l'arrivée de Cat Woman en DLC
  • des courses poursuites pour attraper… des pigeons ^^
  • des défis (infiltration, combat, désamorçage chrono de bombes, course poursuite avec drone et points de passage imposés…)
  • et des crimes qui apparaissent aléatoirement qu'on doit arrêter.

Je suis complétioniste, et avoir des pourcentages d'achèvement pour tous ces objectifs, pour toutes les zones, mais aussi pour les tenues (qu'on débloque en montant de niveau ou en réalisant certaines actions dans le cours du jeu), les gadgets (qu'on améliore avec les jetons gagnés dans tous ces objectifs annexes), les compétences (qu'on débloque avec des points gagnés à chaque nouveau niveau d'XP) et pour l'achèvement global du jeu… Et tout ça délivré à notre rythme, avec une difficulté bien dosée, des objectifs bonus parfois bien corsés, et une belle variété d'actions mais toujours centrées sur l'identité de Spider-Man / Peter Parker… vraiment, c'est là qu'est pour moi la plus grande réussite du jeu. Et là où tous les jeux cités en intro n'ont pas le niveau, je trouve. On ne ressent pas l'identité du héros dans leur gameplay, le monde et tous les petits détails.

Ou alors c'est juste qu'incarner un archéolo-rambo-piéton c'est beaucoup moins intéressant qu'incarner un grand gamin homme-araignée sur les toits de New-York…

Alors est-ce que ce Spider-Man est le meilleur jeu en monde ouvert ? Non. Est-ce qu'il règle la question de design face à laquelle tant de jeux ont buté, à savoir celle de trouver la recette infaillible pour un monde ouvert réussi et intéressant ? Non, mais peut-être en partie. Je vous invite à aller voir les vidéos de Mark Brown sur le sujet, notamment celles sur l'inutilité d'une boussole ou d'une ligne directrice précise à suivre, ou du grand coup qu'a frappé le dernier Zelda, ou sur les mondes ouverts plus petits mais plus denses, voire sur le retour des immersive sim et de l'influence qu'elles ont sur la conception et le lien systémique que l'on peut avoir au monde virtuel. Spider-Man n'invente rien, InFamous, GTA et Watch Dogs sont déjà passés par là, mais ce qu'il fait, il le fait avec intelligence, équilibre, cohérence et sincérité. Et du fun !

… et c'est souvent dans la gueule

Voilà l'autre cœur du jeu : les combats, et plus généralement le gameplay. Déjà, je suis ravi que le jeu reste fidèle à l'esprit Spider-Man : c'est bon enfant, jamais trop bourrin ni brutal, et, surtout, le message n'est pas une apologie de la violence, comme souvent dans les œuvres de super-héros, incapables de prendre du recul sur leurs actions.

Au contraire, tout au long du jeu Spider-man va essayer de discuter avec les ennemis, pour les raisonner et tenter de les convaincre de changer, de revenir dans le droit chemin, qu'il ne veut pas se battre avec eux, sauf s'ils l'y obligent. Rien que pour ça, je dis bravo. Une belle leçon de plus de la part du héros à l'attention de la jeunesse d'aujourd'hui (parmi d'autres que je vous laisse découvrir en jeu).

On a donc un système de combat basé sur le saut, la frappe, la toile, les gadgets, 3 améliorations et un pouvoir de tenue. Je craignais de me retrouver face à une liste de combos à apprendre par cœur, comme dans un jeu de combat ou (je crois) SpiderMan Dimensions. Mais non. Tout est logique, affordant, et gavé de feedbacks (juicy, c'est bien !). On améliore donc nos compétences, on choisit le bon pouvoir de tenue (à activer quand la jauge est pleine), et géronimo ! On frappe, on esquive, on glisse, on se projette en avant, on se projette contre un mur, on projette dans les airs, on explose le sol, on désarme, on lance des objets dans la tête… C'est une véritable chorégraphie que l'on peut réaliser. Et en combat, une jauge de concentration se remplit, qui va ensuite nous servir soit à nous soigner, soit à faire un finish-move qui one-shot l'adversaire. Et puis il y a les gadgets : boules de toiles, drone d'attaque, bombe de toile, piège de toile, piège de lévitation, piège électrique, etc. Les possibilités sont très nombreuses, ce qui permet à chacun de personnaliser sa façon de jouer, et (oh surprise) de s'immerger encore plus dans (sa vision de) l'identité du héros.

Ajoutés à cela, on a donc les fameux contenus annexes (ou principaux) qui permettent de varier les plaisirs et de nous retrouver dans des situations différentes, correspondants aux différentes facettes de la personnalité du héros. Enquête, journalisme, course poursuite, recherche scientifique (mini-énigmes dans le labo), exploration, infiltration… On a de quoi faire, le gameplay est hyper varié, et je n'ai personnellement pas vu le temps passer. J'espère qu'ils arriveront à conserver cet équilibre et cette variété pour les DLC à venir. Parce que même si ce n'est pas une révolution, Spider-Man a cette versatilité qui permet une expérience de jeu très riche… qui me fait un peu redouter mon prochain test de la trilogie Batman. Et une fois de plus, le jeu sait d'ailleurs prendre du recul et casser ces codes pour mieux les mettre en avant, comme ces phases où l'on incarne d'autres personnages, et où on voit Spider-Man à travers d'autres yeux. Dans ces rares moments, il se passe quelque chose d'unique. Comme si on se voyait de l'extérieur, sur un vieux film de famille ou dans un rêve. Alors que, le jeu étant à la 3e personne (avatar visible), nous n'avons jamais fait que nous voir de l'extérieur. Et pourtant…

Ce que je retiens surtout du jeu, c'est sa variété de gameplay et les sensations proposées. C'est peut-être là qu'est la plus grande réussite du jeu, et aussi ce qui le démarque le plus des jeux cités en intro. Parker est un touche-à-tout, ce qui en fait un personnage de jeu vidéo idéal. On nous propose ainsi tout un tas d'activités qui cassent l'habituelle monotonie des open worlds classiques. Photo, énigme, combat, parkour/plateforme, infiltration, cherche-objet... tout ça avec une cohérence ludo-narrative impeccable et un game feel jouissif. Que demander de plus ?

Spider-SuperMan ?

Le jeu est-il parfait alors ? Non. Il reste un jeu d'action AAA grand public.

  • l'incapacité de l'open world à concilier zones ouvertes immenses et espaces confinés (open world en extérieur, et zones intérieures seulement en mission principale)
  • une narration classique à grand coup de cinématiques, de mise en scène explosive (efficace, certes), et en défilé de personnages "prétextes" et pas toujours passionnants
  • les inévitables missions d'infiltration bas de plafond qui constituent une bonne partie des missions principales (je marche dans un couloir, je m'arrête quand le garde se tourne vers moi, j'appuie sur un bouton pour interagir avec le décor, et c'est tout… C'est pauvre et inintéressant. Dommage parce que le contenu annexe s'en sort mieux paradoxalement. Et puis ce n'est pas très difficile, ni très varié (les combats de boss où on doit spammer X fois la même chose, pitié).
  • 80% du scénario avec des ennemis génériques peu intéressants, évadés de prison lambda, puis ninjas gavés d'énergie noir, puis stormtroopers-like. Il faut attendre les dernières missions pour voir le casting de super-vilains défiler, et en une ou deux apparitions (et pas passionnantes, donc) c'est plié. J'attendais mieux d'un jeu de super-héros, ce sera peut-être pour la suite ?
  • la suite justement. J'ai hâte qu'elle arrive, mais le jeu abuse un peu : on nous tease 3 ou 4 persos ou arcs scénaristiques. Ok c'est cool, ça fait envie, mais avec le contenu générique parfois proposé ici, grosse sensation d'inachevé quand même.
  • j'aurais aimé des options un peu plus émergentes, qui iraient piocher dans l'immersive sim pour rendre la progression encore plus intéressante : trouver des cartes pour débloquer les emplacements et un radar uniquement à courte portée (ou un balisage manuel à la Zelda) pour éviter cette progression à saute-mouton d'un point marqué sur la map a un autre, des infos sur les bâtiments uniques pris en photo, la possibilité de changer l'heure (façon timelapse, comme dans un jeu dont j'oublie le nom), un vrai cycle jour/nuit et météo, nous laisser prendre et consulter les photos qu'on veut, bloquer la carte orientée au Nord, des missions censées être urgentes enfin avec un chrono, un lock d'ennemi ou recentrage de caméra en combat…

Tout un tas de petits griefs qui font que le jeu n'est pas marquant, et ne montera jamais dans mon Top 10, malgré le good feel et le trip qu'il propose. Mais au-delà de tout ça, l'appréciation du jeu dépendra surtout de votre profil et de votre façon de jouer. Si vous avez déjà fait plein de jeux du genre, celui-ci étant très classique bien que très fun, vous n'aimerez pas. Si vous débloquez toutes les tours radar d'un coup (et laissez les marqueurs visibles), c'est mort aussi. Si vous avancez trop vite dans l'histoire principale, c'est mort. Si vous n'aimez pas vous balader pour le fun dans la ville, ou préférez les téléportations rapides, c'est mort. Si vous trouvez les missions annexes relou, c'est mort. Tout ce qui peut vous déconnecter de l'immersion ou vous submerger sous la quantité de contenu vous gâchera le jeu. Ça n'a pas été mon cas (pour une fois !), et c'est peut-être grâce à ce numéro d'équilibriste et une dose de fan-boyisme que j'ai pu autant apprécier le jeu. Et il parait même que c'est une formule de jeu vue et revue (mais inédite ou presque chez moi). De quoi lasser encore une bonne partie du public. Mais pas moi.

Conclusion

Alors à vous de voir comment vous pondérerez ces différents points selon vos préférences personnelles et votre expérience des jeux du genre. De mon côté, j'ai du mal à reconnaître (ou comprendre) que j'aime ce Spidey et que je l'ai dévoré comme aucun jeu avant lui (54h en 7 jours). Parce qu'il est dans la même catégorie de design que des jeux que je ne supporte pas. La même structure, le même battage médiatique, la même progression, les mêmes machins à récolter partout, la même incapacité à raconter une histoire sans faire appel au Cinéma et obliger le joueur à lâcher la manette. Mais voilà : j'ai adoré !

J'ai conscience qu'il y a une grosse part de fan-service dans mon appréciation du jeu, et aussi d'inexpérience ou de méconnaissance du genre. Même si Spider-Man n'était que mon 2e super-héros préféré après Iron Man, il n'empêche que j'étais déjà acquis à sa cause, et qu'il en fallait peu pour me satisfaire, mais qu'un mauvais design m'aurait encore plus énervé. Et ce n'est heureusement pas le cas. Il restera toujours des sceptiques qui diront que c'est uniquement du fan service et du marketing pour un jeu au budget indécent, ou ceux qui se cacheront derrière le design un peu trop classique pour le critiquer sévèrement (comme j'admets le faire un peu pour les jeux cités en intro). Mais je pense vraiment qu'on est face à un excellent jeu qui fera date dans le genre, au moins pour moi (mais pas seulement on dirait) et mon approche des AAA d'action en monde ouvert. Et croyez-moi… ça ne m'arrange pas de dire ça ^^

Maintenant, je n'attends plus qu'une chose : que de tels jeux sortent pour tous les super héros ou personnages que j'adore (ou pas d'ailleurs). Et le mode NG+, et les DLC de ce jeu. Parce que pour moi, Insomniac a compris et exploité ce qui constitue l'essence même du jeu vidéo : l'incarnation d'un personnage. Et jamais incarner Spider-Man n'aura été aussi agréable, jouissif et intéressant que dans ce Marvel's Spider-Man. What Else ?

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