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Avis sur Metal Gear Solid V : The Phantom Pain sur PlayStation 4

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Version PlayStation 4

Metal Gear Solid : ces trois mots résonnent dans l'esprit et dans le coeur de millions de joueurs à travers le monde. Au fil des années, Hideo Kojima et son équipe ont su développer un univers suffisamment riche pour captiver les gens avec ce qui se rapproche le plus du jeu parfait mêlant cinéma et phase de gameplay. Ayant atteint (à mes yeux...) la perfection vidéoludique ultime avec Metal Gear Solid 3 : Snake Eater, c'est avec une grande impatience que j'ai attendu ce cinquième et probable ultime opus des aventures de Snake.

Après des années d'attente, le nouveau gameplay avait été dévoilé au travers d'un prologue baptisé Ground Zeroes qui marquait un virage à 180 puisque le jeu basculait dans le désormais banal univers de l'Open World. Mais le jeu possédait tout de même le bon gout de mettre l'eau à la bouche tant la débauche d'idées aperçues laissait augurer d'un grand jeu.

Une entrée en matière Kojimesque

Les premières minutes du jeu vous plonge neuf ans après les événements de Ground Zeroes et le prologue de MGS V rappelle les grandes heures de la saga avec un partie pris cinématographique affolant de beauté et de maitrise technique. Passé cette phase qui sert de tutoriel et qui met en place une intrigue complexe dont les ressorts laisseront à beaucoup matière à supputer, On entre dans le nouveau monde.

Gameplay à la hauteur de la légende

Tout ce que l'on connait de MGS en terme de gameplay est à oublier. Ici, on se retrouve avec un héros doté d'une toute nouvelle palette de mouvements qui offre une maniabilité terriblement efficace et précise. Plus d'inventaire via les gachettes secondaires de la manettes mais tout ce fait via la croix directionnelle à l'instar d'un grand nombre de jeux actuels. Le codec a aussi disparu pour laisser place à de une nouvelle interface.

Pour ce qui est des missions tout est centralisé via un appareil à projection holographique. Baptisé Idroid, cet engin permet de choisir ses missions, consulter des briefing, obtenir des infos et surtout gérer sa Mother Base. Car la grande attraction du jeu c'est votre base que vous allez pouvoir gérer en : recrutant du personnel que vous débaucherez sur le terrain via le système d'extraction Fulton, de créer des unités diverses et variées (exemple la R&D qui vous créera du matériel à la demande ou même vous fournira des munitions sur le terrain), d'agrandir votre base pour accueillir toujours plus de soldats.

(par soucis de spoil, je ne divulgue pas toutes les possibilités débloquables mais sachez qu'il y en a une pelleté).

Une fois votre mission choisie et votre équipement prêt, il vous faudra choisir un compagnon de combat. Atout non négligeable, les divers partenaires que vous pourrez débloquer sont un plus dont il ne faut pas se priver pour profiter au plus du jeu. Commençant le jeu avec votre fidèle destrier D-Horse vous rencontrerez D-Dog (un bébé chien qui apparait au début du jeu) et surtout la sublime Quiet qui vous offrira une aide quasi-indispensable dans certaines situations tendues. Chacun de vos "Buddy" offre des capacités spéciales et il vous faudra prendre soin d'eux pour améliorer le soutien qu'ils vous apporteront.

Durée de vie

Sans doute l'un des points forts du jeu, le durée de vie du jeu est phénoménale et à l'exception de The Witcher 3 je ne connais aucun jeu capable de rivaliser avec MGS V sur ce terrain là. Il y a 50 missions principales (en comptant les missions à refaire en difficulté extreme) et plus de 150 missions secondaires dont une bonne partie sont à considérer comme des missions principale. Le jeu est fait pour que vous ne fassiez pas l'impasse sur les missions secondaires car elles débloquent des cinématiques, de nouvelles technologies et permettent à l'histoire d'avancer et de dévoiler ses facettes. En terme d'heures de jeu, j'ai passé plus de 50 heures pour voir le bout du jeu et il faudra compter le triple pour finir le jeu à 100%.

Et l'esprit MGS dans tout ça

Malgré des trésors d'ingéniosité pour la partie gameplay, le titre possède des faiblesses narratives et un petit manque qui font regretter certaines absences. Par exemple, il n'y pas de boss à proprement parler dans le jeu, souvenez-vous de The End, The Fear et tout le boss squad de MGS 3. De même, le jeu est construit en épisodes i.e chaque mission est un épisode pourvu d'un générique de début et de fin (qui vous spoil complètement puisqu'il vous annonce vos ennemis à venir dans la mission). Cependant, si le jeu est moins gourmand en cinématiques que ses prédécesseurs, celles-ci sont divines et le moteur Fox Engine (responsable des visages dans PES 2016) fait des miracles et fait du jeu l'un plus beaux de la PS4.

On appreciera de profiter du doublage de qualité et surtout la présence de Kiefer Sutherland pour la voix de Big Boss qui apporte un charisme à ce héros déjà légendaire.

Quant à l'histoire elle est passionnante quoique j'ai pu lire sur le net. Les enjeux sont clairement énoncés et lles deux chapitres du jeu se suivent avec plaisir. Multipliant les plans séquences et filmant camera à l'épaule la plupart du temps, Kojima apporte à son histoire, en plus d'une virtuosité technique, ses thèmes de prédilection et n'oublie pas la dimension émotionnelle (certaines scènes avec Quiet et Snake sont renversantes). Cependant, l'idée des cassettes à écouter pour comprendre plus en détail l'histoire n'est pas une bonne idée car passer des heures à écouter des cassettes n'est pas des plus agréables mais l'idée de pouvoir écouter de la musique est amusante. On appréciera aussi du fait du positionnement de l'histoire dans les années 80, la flopée de tube que vous pourrez écouter : Take on me, The Man Who Sold The World…et en parlant de David Bowie connaissez-vous son album Diamond Dogs ?

Je pourrai en parler des heures mais MGS V est un monument du jeu malgré son éloignement des habitudes de la saga. Offrant un terrain de jeu vaste, une qualité de jeu rarement égalée et une durée de vie colossale, c'est un indispensable qui vient mettre un terme à une saga unique qui restera dans les mémoires.

N.B : Il est indispensable de faire les missions 46 et 150. La mission 46 est la VRAIE fin du jeu et se débloque en terminant toutes les missions secondaires jaunes et les missions principales du chapitre 2 (hormis bien entendu celles en difficulté augmentée). La mission 150 demande elle d'être à fond en lien affectif avec Quiet (et donc de ne pas la tuer avant), de ne pas porter l'emblème papillon et d'avoir une Mother Base suffisamment upgradé (niveau 2 étant suffisant pour toutes les plateformes).

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