Débat entre Jeux et Livres au coin du Quai de la Gare

Avis sur Metro: Exodus sur PC

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France - 23 Mars 2020

Le monde est entré en confinement suite au début d'une pandémie mondiale. Seul les survivants osent sortir dans ce monde post-apocalyptique où les radiations ont élu domicile. A moins que je me trompe d'univers, et que ce surplus de versions d'une même histoire ne m'est fait perdre la boule, mélangeant fiction et réalité (même si notre cas actuel serait plus proche d'une saison 3 d'Utopia).

France - 3 Août 2019

Je viens de finir le livre Metro 2033 de Dmitry Glukhovsky, ayant déjà terminer la première adaptation de 4A Games, dont j'ai par ailleurs déjà sortie une critique. L'univers est sombre mais intéressant, emplie de complot, de terreur et de monstruosité. Le jeu arrive tant bien que mal à raconter son histoire, omettant certains détails, mais primant une immersion des plus incroyables.

France - 22 Décembre 2019

Plusieurs mois après avoir fini le second opus jeu vidéo-ludique de la saga Metro, sobrement appelé Metro: Last Light, je termine enfin le deuxième tome de Glukhovsky, se départageant du jeu par le nom de Metro 2034. Et là, je vous dois quelques précisions.
Suite à la publication de son livre, notre chère auteur russe est partie sur l'écriture d'un second opus dans l'univers du métro Moscovite. Tout comme les nombreux fans de son univers qui en ont eux-même pris les codes pour écrire leurs propres histoires séparés de celle d'Artyom, Dmitry nous raconte durant l'an 2034 l'histoire de deux nouveaux personnages, Sacha et Homère, accompagné d'une ancienne connaissance présument morte dans Metro 2033. L'histoire se détache de la mythologie des Noirs qu'avait construit le première opus pour parler ici des diverses légendes du métro ainsi qu'un début d'épidémie dans le sol de Moscou. Un bon livre plutôt intéressant, certes moins que le premier, mais qui à l’audace de nous placer plusieurs interrogations, notamment les rares chapitres où la présence d'un Artyom délaissé est sous entendu.
La où l'on aurait pu attendre une adaptation de cette histoire dans le nouveau jeu de 4A Games, on se retrouve finalement avec une suite directe de l'histoire d'Artyom et de sa relation avec l'une des espèces survivantes que nous avions éradiquer bêtement en tant que joueur sans comprendre ce que le héros des livres avait compris. Le jeu rattrape donc son erreur en développant ici une histoire bien plus intéressante que son premier jeu, se démarquant remarquablement de son prédécesseur. De plus, le gameplay du premier jeu, ce qui fît le succès de la franchise (munition comme monnaie, très peu d'interface, craft pour survivre, ...) se voit largement amélioré.
Mais c'est surtout ici, par cette liberté de création que l'auteur avait donné au monde entier, que Dmitry se verra déposséder de sa création.
De par cette grande différence entre les deux œuvres (jeu et livre), j'ai décide de ne point m'y attardais sur une critique, mais je me devais de vous résumer la situation.

France - 23 Mars 2020

Etant désormais à la quasi fin de ma lecture de Metro 2035, dernière opus de la trilogie de livre, et ayant fini il y a déjà une semaine le fameux Metro Exodus dont je m'empresserai de faire la critique durant les jours de confinement suivant, plusieurs interrogations se posent à moi.
Déjà, que c'est il passé ?
A la lecture de ce troisième tome, le style me paraît plus vulgaire qu'à son habitude, mal écrit (des effets de paroles des personnages comme celle de Lyokha, personnage blessé à la bouche, devenant insupportable). On y est écrit comme on parle. Et cette histoire qui nous paraît décousu, oubliant totalement d'où elle vient, avec cette histoire de monstre venu pour les sauver que seul Artyom s'en voit persuadé. Puis l'idée d'avoir introduit toute une ribambelle de personnage de L'ordre et d’événement s'étant produit durant Metro: Last Light, rendant ainsi la timeline des deux univers très complexe (Metro: Last Light à eu en partie lieu dans les livres, mais Metro 2034 n'a, à ce qu'il semblerait, jamais existé dans les jeux).
Bref, un gros bordel dans lequel l'auteur semble s'être empêtrait, jusqu'à ce que Dmitry semble enfin vouloir se réapproprier son univers, faisant des personnages ajouté ce qu'il en veut (Anna étant très différentes dans les deux univers) et se rapprochant de plus en plus de sa mythologie, accomplissant un fait que je trouve encore aujourd'hui, alors que je n'ai pas encore fini le livre, très osé. Avoir fait d'Artyom un genre de prophète, accompagné de son apôtre, me paraît être une excellente idée, en rapport avec la fin du premier tome. Sans trop m'approcher de ce que je sais à présent de la fin du livre, je dirai simplement qu'il me semblerait que certains événements seront exploré dans un futur jeu de 4A Games. Car la seul chose qui soit réellement une adaptation de Metro 2035 dans Metro Exodus, se situe à la fin du livre, et est replacé par le jeu lors de son introduction.

Moscou - 16 Février 2020

Bienvenue en 2036.
1 an après la sortie du jeu sur le détestable Epic Game Store, le jeu sort enfin le bout de son nez sur Steam, mon launcher favoris (avec l'excellent GOG 2.0). Direct en promo, je décide de l'acheter. Etant en parallèle en pleine lecture de son confrère, je m'atèle directement à ce jeu, maintes fois salué par la critique, malgré une config peu optimal sur mon ordinateur pour faire tourner le jeu. Car le jeu est beau. Et rien que d'avoir pensé à créer un mode graphique "Extrème" pour que le jeu soit encore plus beau pour les cartes graphiques du futur, ça vaux quant-même son pesant de cacahuètes.
Le jeu débute à Moscou, où l'on retrouve le même Artyom qu'au début de Metro 2035, celui cherchant l'humanité sur des ondes de radio. Pour tout ceux qui ont déjà joué aux précédents, on est pas perdu. On garde le système de jeu habituel, rajoutant juste plus de craft et enlevant ce système de monnaie (que je n'utilisai pas sur les anciens). On enchaîne l'introduction en se baladant une fois de plus dans un métro terriblement bien réalisé, un game design toujours intéressant, et surtout, une mise en scène de dingue.
Puis arrive la seul véritable adaptation du livre : l'arrivé dans la station de brouillage, là où toute les révélations du livre se joue, et que le jeu nous révèle dès le début. Tout s'enchaîne très vite, l'action est à son comble, et le jeu nous présente son nouvelle atout, le train ! On embarque, on bute quelques ennemis de la Hanse, et c'est parti. Le jeu nous révèle toute sa splendeur, lorsque enfin, l'Aurora est nommé, avec son équipage à bord, des personnages aperçu dans les anciens jeux, membres de l'Ordre, dans lesquels on retrouve Anna, Melnik, et ce qui semblerait être une adaptation d'Homère, mais je n'en suis point sûr.
Alors que les anciens jeux se basaient sur le système phase de shoot suivi de visite d'une station pour se poser et poser le scénario, Metro Exodus en garde les traces principales en proposant voyages dans le train où moult passage dramatiques et conviviales arrivent, moment de calme à chérir où je conseille à tout joueur de profiter de ces instants, suivi de la grande nouveauté, le semi open world. Car là où Artyom échoue plus ou moins dans le livre, ici, nous partons, obligé de fuir suite aux événements de l'introduction (dont malheureusement, on n'en saura jamais la finalité, du moins dans cet opus), afin de trouver de la vie ailleurs, chercher les dirigeants de la Russie, chercher un nouvelle endroit où vivre.

La Volga - 22 Février 2020

Première arrêt, première map. On introduit enfin la capacité de 4A Games à créer autres choses que des jeux à couloir. Et c'est réussi. On ressent ici ce qui faisait le succès des Fallout, c'est-à-dire leur ambiance et leur histoire. Chaque lieu semble relaté les traces d'une humanité sur le déclin. Mais pas que ! Puisqu'on retrouve rapidement des colonies de survivants, ayant établi leur vie en dehors du Métro. Le Artyom des livres en serait jaloux.
Sûrement l'une de mes parties préférés du jeu, très réussi dans l'ensemble des quêtes secondaires qu'elle propose, les zones d'intérêt tous assez captivante, ainsi que les divers personnages rencontrés, dont certains resteront avec nous le reste de l'aventure. Chaque recoins est parfaitement exploités, que ce soit pas les monstres qui rodent (même si l'ajout de zombie me paraît toujours hors propos dans cet univers), les zones irradiés, les refuges pour se préparer, les divers personnages de notre groupe affairés à divers missions qu'on retrouve sur place. La mission, dégagé la voie. Et il s'en passera des choses, occupant plusieurs heures de jeux, le game design poussant rapidement à l'exploration. Je ne vais pas détailler chaque mission, mais je ne peux pas passer à côté de l'excellent moment que fût la recherche de la draisine dans cette environnement inondé, une séquence terrifiante et haletante qui reste l'une des plus marquantes du jeu.
Si j'avais une chose à cet instant à reprocher au jeu, c'est surtout de proposer une jeu s'adaptant à nos choix, pour n'avoir finalement que deux options vraiment distincte à chaque fins de zone. En effet, l'ayant vite compris dans l'opus précédent, où en faisant des headshot à chaque ennemis j'optennais finalement la bad ending, il m'a parut vite compréhensible de savoir comment faire survivre mon équipage. Et à part un petit échec dans cette première map (qui ne m'a pourtant coûter aucune vie allié), l'happy ending m'a parut d'une simplicité à obtenir, tant est que l'on à un cœur.

Iamantaou - 29 Février 2020

Zone très différente. Ici, on retourne dans le jeu à couloir. Le meurtre n'a plus aucun impacte sur le reste du jeu, là où la zone précédente nous prouvait l'intelligence des ennemis qui se rendait selon la manière dont on agissait avec eux à chaque rencontre (le système de baissé l'arme étant vraiment intéressant). Ici, on démonte du cannibale. Je ne m'attarderai pas non plus sur cette zone, étant une partie assez indépendante retournant sur un twist scénaristique intéressant. Tout ce qu'il faut savoir, c'est qu'il y aura du sang, dont le premier boss du jeu, moment un peu difficile pour moi, mais peu mémorable.
Cette zone est surtout intéressante dans sa mise en scène, étant donné qu'elle colle plus à ce que le studio eut appris avec ses jeux précédents.

La Caspienne - 2 Mars 2020

On repart ici sur une nouvelle map bien complète, plus grande, plus chargé en scénario, mais surtout... Bah très Mad Max. Le système de véhicule, l'ambiance de la zone désertique, pleine de pétrole, des populations. Ce n'est point un reproche, mais c'est que j'ai trouvé Mad Max le jeu plus marquant. Là où le jeu retrouve de sa force narrative, c'est dans l'exploration d'un ancien complexe militaire, où la séquence se base sur un système de jeu déjà utilisé dans l'opus précédent, celui de la survie face à des monstres effrayés par notre lampes frétillante (lampe qui me lâchait d'ailleurs bien moins que dans les autres jeux).
La zone est bien plus longue, avec pour objectif la survie en milieu hostile (tempête, monstre, esclavagistes) afin de récupérer des informations dans la dit zone. Moment toujours bon au niveau de l'histoire, des moments de fights, même scripté, de ses missions optionnel, et surtout de son combat final dans un lieu au design travaillé.
Mais un défaut me tracasse toujours autant. En dessous de la zone ennemi principal se trouve un monsieur fort sympathique semblant buggé. Je ne spoilerai pas son nom, pour tout les futurs joueurs du jeu ou autres, mais ce personnage, ayant lu sur plusieurs forum comment débloquer un dialogue avec lui, m'a semblé vraiment très mal exploité, ce qui gâche alors une grosse part du scénario de cette zone. En effet, ces informations en moins, on ne comprends beaucoup moins l'impact de nos choix final sur la zone. Mais d'un côté, cela reste surtout une faute de ma part, de ne pas avoir assez exploré (ou trop justement, vu que je l'ai trouvé déjà à m'attendre tel un PNJ buggant car ayant été activé trop tôt dans l'histoire). Il s'agit du moins de l'impression que ce passage m'a donné. Et il en reste moindre. N'empêche que j'en aurais aimé en voir plus, ne serais-ce grâce à un DLC. Mais non.

La Taiga - 14 Mars 2020

Ici, le scénario s'active, tendant à pousser l'équipage à trouver enfin un point d'arrêt pour sauver certains malades dans l'équipage. Et cette nouvelle zone, entre fleuves et forêt, revient sur l'idée de jeu couloir, où l'objectif est le barrage en son bout. Tout est intelligemment construit, chaque avancé amenant de nouveau élément sur la situation politique de la région, avec de nouveau personnage importants et un boss redoutable en deux temps (quoi que cliché sur sa fin). Une fois de plus, le trajet est bien pensé, malgré un système de nage très rageant (Artyom ne pouvant pas nager, le jeu vous remet directement sur la berge la plus proche après une cinématique, sinon le bateau, le fameux). Nouvelle arme surtout, avec l'arbalète. Par ailleurs, le système d'upgrade est plutôt sympathique, entre les armes données automatiquement par le jeu (comme cette dernière) ou celle à trouvé pour améliorer le masque à gaz (moins présent car beaucoup moins de radiations dans l'ensemble du jeu, idem pour la lampe car on est à ciel ouvert assez souvent). La fin vous propose même de refaire votre équipement favoris avec tout ce que vous avez débloqué afin de partir pour la lutte final.
La zone se termine par un twist assez sympa, mais tout s'enchaîne trop vite pour qu'on est le temps de s'attacher à la zone, la rendant assez oubliable malgré sa progression bien amené. Reste des décors assez beau, et quelques difficultés bien pensés.

Novossibirsk -18 Mars 2020

J'arrive vers la fin du jeu après 20h bien trop courte à mon goût, mais remplie d'expérience plus ou moins détaillé dans ma critique faussement journalistique. Et je dois avouer que toute mon amour pour le jeu, sa note notamment, est en grande partie dû à ce final. L'expérience général est en sois incroyable, mais cette fin ne vient que vous confirmer à quelle point le joueur à aimé, comme moi, y jouer. Car on se rend compte enfin à quel point cette équipage, plutôt classique dans sa narration, nous à profondément marqué. Certes, je trouve le personnage d'Anna beaucoup trop sympathique par rapport à celle des livres, tout comme Melnik (mais ça ne me dérange pas du tout dans son cas), les autres étant à creuser par nous même au fil des moments calmes dans le train, entre chaque arrêt, lors d'une pause clope, d'un moment festif, buvant, jouant de la guitare (bien mieux que de faire ça avec des cadavres (cf la zone précédente). Car la fin se repose évidemment sur la manière dont vous avez gérer votre image auprès de l'équipe, de l'Ordre.
La dernière mission nous replonge dans le métro, celui de Novossibirsk, une ville bien plus impacté par les radiations que Moscou. Et quelle zone terrifiante, presque vide, en pleine hiver (le jeu se passant sur un an, passant chaque saison avec chaque zone). On retrouve ici des moments assez ressemblant aux anciens jeux, en bien plus terrifiant (notamment les bibliothécaire qui ont ici beaucoup plus d'impacte, étant bien plus terrifiant par rapport au contexte). Artyom est ici dévasté par les radiations, le jeu mettant en scène des hallucinations dantesque, jouant avec la lumière, les paupières du personnages visible de notre vision à la première personne. Et ce personnage, qui ne parle quasiment pas, si ce n'est lors des temps de chargements un peu long pour charger une map en entière (donc je pardonne), ou des cinématiques de début et de fins (je recommande celle du début que je trouve magnifique).
Puis arrive le drama. Sur cette musique magnifique d'Oleksii Omelchuk se passe l'un des moments les plus dramatiques du jeu. Une scène uniquement en voiture qui m'a pourtant fait lâché quelques larmes alors que je me le refusais. Une scène qui me marque encore, restant gravé dans ma mémoire, et représentant toute la puissance du jeu en quelques minutes. Une séquence qui représente tout ce que le jeu s'est efforcé de créer dans votre esprit de joueur, vous poussant au pire atrocité, ou au contraire à tenter de sauver quelques vies, de les amener vers un monde meilleurs.

France - 24 Mars 2020

Je reproche surtout à Metro Exodus d'être un peu trop "happy" dans sa forme, contrairement à son confrère Metro 2035 que je viens à peine de finir avec un arrière goût amère dans la bouche. Mais finalement, proposé un peu plus d'espoir, de vie, de volonté que dans son confrère littéraire n'est pas si mal, étant donné la note que j'ai réservé au dernier tome de Dmitry, qui malgré une histoire qui pousse plus les choses là où Exodus semble les oublier, on à une oeuvre plus entière. Le jeu part de ce que le livre lui à donné afin de créer sa propre histoire. Le livre repart sur ce que le jeu lui à rendu, tentant vainement de se réapproprier son univers, y'arrivant parfois, mais laissant le lecteur sur une fin comme non fini. L'auteur nous laisse apparemment la finalité de son oeuvre. Mais Metro Exodus se termine sur l'envie de reprendre le train, de dire la vérité au monde, cette vérité si chère au héros du livre. Dans cette suite prochaine, peut-être que le jeu arrivera à refermer ses plaies béantes de scénario qu'il n'a su totalement réparer, nous donnant quelques réponses en améliorant encore plus cette univers participatif de part l'incroyable diversité qu'offre le jeu vidéo.
Avec un new game + comme ce dernier, ça donne envie en tout cas !

Allez ! En route, camarade !

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