Métro par-ci, Métro par-là

Avis sur Metro: Exodus sur PC

Avatar Xavier Larrey
Test publié par le
Version PC

Souvenez-vous, Artyom, notre jeune et fringant habitant du métro moscovite a traversé pas mal d'aventure dans cet univers sombre et radioactif qu'ont proposés Metro 2033 et Metro Last Light. Après s'être frotté contre les mutants, les fachistes et les communistes dans les long tunnels sous une Moscou dévastée, le bougre à maintenant de nouveau rêve : Partir. Bien que cela semble être de la folie en ces temps où les compteurs Geiger craquotte comme une biscotte, Artyom reste persuadé d'une chose, c'est qu'au delà de Moscou, il existe d'autres survivants, des gens qui se sont débrouillés autrement qu'en se cloîtrant dans l'humidité du métro. Pour autant, son escouade de soldat d'élites, les Spartiates, n'est pas trop d'accord, surtout le Colonel Melnik (et accessoirement son beau-papa) et ils le prennent tous pour un fou. Les méandres du scénario vont faire qu'ils vont tout de même être obligé de réquisitionner un train pour de nouveaux horizons, commence alors un gigantesque road trip de plus de 7000 bornes au travers de ce beau (mais dangereux) pays qu'est la Russie.

Oui vous avez bien lu, adieu les couloirs étroits et humide et bonjour le grand air, le ciel bleu, les oiseaux qui chante, le soleil qui brille et surtout l'exploration. Metro Exodus signe une grande première dans la série, celle du monde semi-ouvert. Sous ce néologisme barbare, on peut surtout y voir plus de liberté d'action au travers de différentes cartes entre-coupées de temps de chargement. Sans non plus être immenses, ces zones sont surtout chargé en détail, le jeu va constamment attiser notre curiosité sur un monument, au détour d'un dialogue entre deux PNJ ou simplement par repère visuels. D'ailleurs, c'est surement le jeu avec lequel on aperçoit le plus l'héritage Breath of the Wild, cette manière de jouer avec le curiosité et le sens d'observation du joueur, cette façon de te faire comprendre d'un coup de jumelle que ça serait pas mal d'aller explorer cette ruine ou ce petit campement de fortune. Il y a quelque chose de satisfaisant à simplement sortir sa carte (qui est représenté physiquement dans le jeu), voir quelques points d'intérêt, dégainer ses jumelles pour faire un peu de repérage avant d'aller voir ce qui s'y trame. Et pour les petits gars du fond qui râle un peu, rassurez-vous, le jeu vous enverra régulièrement dans des sous-terrain, histoire que le jeu garde la marque principale de la série.

Mais Metro Exodus reste avant tout un FPS dans un enrobage de survie, vous allez devoir péter du vilain à grand coup de revolver, fusil à pompe, Kalash et autres joyeuseté du genre. Véritable sponso de la NRA Discount, le jeu se paye même le luxe de proposer un peu de "Gun Porn" où vous allez pouvoir accrocher différentes modification sur votre flingue. Votre revolver pourra se transformer en véritable carabine dévastatrice, augmenter la cadence de tir de votre fusil à pompe au détriment de sa puissance ou de sa portée etc. Chacun pourra jouer avec les armes qu'il veut et comme il le souhaite, il y a même une certaine satisfaction non négligeable à trouver une nouvelle pièce pour son arme et l'équiper à la volée (grâce à notre super-sac-à-dos du futur). Côté survis, ce n'est pas à la hauteur de plusieurs ténor du genre (du moins en difficulté Normal, nul doutes qu'en Ranger Difficile, ça ne doit pas être la même), mais il saura vous rappeler régulièrement qu'on est pas sur un FPS couloir. Les balles se font plutôt rare si on décide de jouer un peu trop de la gâchette, on va donc rapidement se restreindre,faire dans le feutré, et bosser notre lancer de couteau pour économiser les balles. Fort heureusement, les ressources que vous ramassez vous permettront de vous refaire un stock, vu que vous allez pouvoir crafter munitions, grenades, medipacks et autre nécessaires à votre survie. Cet atelier vous permettra aussi de donner un petit coup de polish à vos armes, histoire qu'elle arrête de s'enrailler quand vous tirez (et qu'elles rutilent aussi ! Parce que personne n'aime tirer avec des armes dégueulasse).

Côté FPS, c'est du très bon. La sensation de armes est saisissante, on a réellement l'impression de tenir l'arme en main, que ce soit avec le son, le recul ou même le flash produit. Dommage que le moteur physique soit un peu éclaté, les ennemis tombent comme des sac à patate, sans réelle sensation d'impact (surtout quand on tir au sniper). Restera l'arbalète, que vous n'aurez qu'à partir de la moitié du jeu, qui vous rappellera les meilleurs heures de votre vie sur Half Life 2 (Oui, vous pouvez accrocher vos ennemis au mur avec ça). Dommage que l'IA manque un poil de finesse, tantôt omnisciente, tantôt aveugle, on aura toujours un peu de mal à savoir ce qu'on peut réellement faire si on souhaite s'infiltrer, les ennemis ayant parfois tendance à vous entendre pour aucune raison (et donc alerter tout les copains autour en moins de deux secondes). En combat, elle saura être fourbe, en vous prenant à revers ou en attaquant à plusieurs.

Malheureusement le jeu manque un peu de perfection, quelques petits bugs de spawn d'ennemis, et quelques problèmes de placement d'objets. Mais il manque avant tout un sérieux travail de mise en scène et de crédibilité lors des dialogues. Pour des raisons évidentes, j'ai mis les voix en Russes et bien que celle-ci me semble de qualité (je ne suis pas familier avec le Russes, j'ai l'impression qu'ils crient un peu tout le temps mais ça collait bien avec l'ambiance), il y a un gros problème avec ce qui se passe à l'écran. Les visages manquent cruellement d'expressions (ou alors ne sont pas en adéquation avec la situation), les personnages bougent comme des animatroniques parfois, tout ceci casse un poil l'immersion, pourtant maître mot dans dans son développement. Heureusement, il n'y rien d'alarmant étant donné le déluge d'effets visuels qu'il nous propose. Metro Exodus est surement l'un des jeux les plus jolie qu'il m'ait été de voir tourner sur mon PC (et encore, je n'ai pas de RTX !). Le travail sur la lumière est époustouflant, chaque recoin propose son ambiance de lumière bien à lui et on prendra un malin plaisir à mitrailler notre touche de screenshot en boucle.Que ce soit les rue glacé et enneigé de Moscou, les marais de la Volga, les plaines désertiques de La Caspienne (qui font un peu trop penser à Mad Max malheureusement) ou la Vallée, chacun de vos voyages seront marqué par une ambiance toute particulière. Le tout est saupoudré d'un soucis du détail affolant, où chaque pièce ont été méticuleusement habillé de jolie textures, accompagné de cadavres et de mobiliers vieillot parsemé de détritus, cendriers, lampes, bougies, papiers, livres etc. Chaque recoin semble plus vrai que nature, nous plongeant dans une espèce de trip Urbex dans des lieux où l'on peut clairement voir que tout s'est arrêter d'un coup. Le tout est magnifié par une bande son signé Oleksii Omelchuk, tantôt inquiétante, tantôt mélancolique, elle saura accompagné chacun de vos petits moments à l'aide de ses violons et de ses guitares pincées.

Et vous, avez-vous apprécié la critique ?
Critique lue 852 fois
8 apprécient

Xavier Larrey a ajouté ce jeu à 2 listes Metro: Exodus

  • Jeux vidéo
    Jaquette The Last of Us: Remastered

    Les jeux vidéo joué en 2019

    Une liste de tous les jeux vidéos auxquels j'ai joué cette année (ça comprend des jeux qui sont antérieur à 2018). Je les ai...

  • Jeux vidéo
    Jaquette Control

    Les plus beaux jeux vidéo de 2019

    Ici sera rassemblé tout les plus beaux jeux de 2019 auxquels j'ai joué, que ce soit techniquement ou artistiquement.

Autres actions de Xavier Larrey Metro: Exodus