Une synthèse réussie des meilleurs éléments de chaque Metroid 2D

Avis sur Metroid Dread sur Nintendo Switch

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Version Nintendo Switch

Initialement prévu sur DS et annulé par Nintendo sans véritables raisons, le constructeur nippon a décidé, entre deux apparitions de Samus dans Smash Bros et Prime 4 qui arrivera on ne sait pas quand, qu’il était temps de ressusciter le projet Dread.

Après un Samus Returns réussi en tant que remake de Metroid 2 sur 3DS (malgré qu’il a divisé les fans pour sa modernité), Nintendo a décidé de confier le projet à nouveau aux espagnols de Mercury Steam.

La pression est là vu qu’ils doivent proposer la nouvelle aventure de Samus ,se plaçant directement après les événements de Fusion sorti il y’a presque 20 ans sur GBA. Mais aussi affronter le marché du Metroid Like qui a plus qu’explosé au cours des années 2010 sur la scène indépendante. Pari réussi ?

Après avoir éliminé la menace du Parasite X sur la station BSL dans Metroid Fusion aux côtés de l’ordinateur Adam, Samus est informé que les X ne sont pas tous morts et qu’ils ont été détectés sur une autre planète : ZDR. Etant la seule personne immunisée aux X grâce à son ADN de Métroide, la chasseuse de primes part enquêter sur ZDR et elle se fait attaquer par une entité mystérieuse.

Après cela, Samus se retrouve dans les profondeurs de ZDR, privée de toutes ses capacités, et elle devra comprendre ce qui se passe tout en essayant de retourner à son vaisseau. Le scénario et la mise en scène sont vraiment des points intéressants tant pour l’ambiance de tension créée (grâce aux EMMI par exemple), que pour l’univers Metroid qui se retrouve étendu grâce à de nouveaux éléments scénaristiques.

Pour le gameplay, le fond ne va pas changer drastiquement par rapport aux anciens opus : il faudra toujours explorer ZDR à la recherche de nouvelles capacités permettant de débloquer de nouvelles zones, combattre des ennemis et boss, et explorer au maximum pour accroitre ses chances de survie.

Toutefois sur la forme, nous allons retrouver certains éléments apportés initialement par Samus Returns comme le contre ou la visée libre à 360°. De plus, on peut ajouter quelques nouvelles mécaniques intéressantes qui vont fluidifier davantage la progression comme le contre en pleine course, ou encore la glissade qui remplacera la morphing ball pendant un temps. Des mécaniques jouissives dans la progression, sachant que Samus est également plus maniable et bien plus rapide.

On ajoute à cela la grande nouveauté de Dread : les EMMI. Initialement conçu comme des robots d’exploration de la Fédération Galactique, ceux-ci vont devenir des chasseurs qui traqueront Samus dans leurs zones précises. Comme pour le SA X dans Fusion, on ne pourra pas les tuer et Il faudra alors courir et les éviter au maximum, le temps de trouver une arme capable de les éliminer, en explorant au fur et à mesure.
Faute de quoi, un EMMI attrapant Samus la tuera instantanément. Bien que l’on puisse avec un timing très serré, effectuer un contre sur le robot traqueur pour l'étourdir et s’échapper quelques secondes.
Cet ajout des EMMI est vraiment pertinent et contribue à donner une pression constante à Samus pendant notre exploration de la zone, fluidifiant la progression dans l’exploration libre pour les collectibles.

Le gameplay de Metroid Dread est une synthèse parfaite des éléments de chaque épisode 2D de la saga (notamment de chaque opus comme la solitude et l’exploration libre de Super Metroid, ou encore l’aspect scénarisé sous pression de Fusion via le SA X et ponctué par les dialogues d’Adam) qui ont contribué à sa réussite et Mercury Steam l’a totalement compris.

Non seulement, les mécaniques qui avaient divisé les fans sur Samus Returns (la « faute » à la 3DS avec son stick peu précis pour la visée libre à 360°) sont nettement mieux implantées, mais elles permettent de coïncider avec brio la structure « rétro » des Metroid 2D avec la modernité apportée sur le remake 3DS du deuxième volet. Les combats de boss sont d’ailleurs très intéressants, avec des patterns à exploiter façon Souls.

Pour la réalisation, le constat est mitigé mais sans pour autant être négatif. Sur la question purement technique, Dread réutilise le moteur de Samus Returns tout en étant amélioré. Il en résulte donc des modèles 3D ou des textures pas toujours au top sur sa 2.5D. Mercury Steam a privilégié le 60 FPS constant pour garder un rythme frénétique qui va parfaitement de pair avec une Samus plus nerveuse et plus rapide qu’auparavant sur les contrôles.

Cela dit, la direction artistique est vraiment de qualité. Déjà, la nouvelle combinaison de Samus est classe, les monstres, boss ou chozos sont nickels sur le chara design. Les décors et les artworks ne sont pas en reste et certaines régions de ZDR sont vraiment classes comme Burenia, Dairon ou encore Ferenia. La mise en scène via les cinématiques est également stylée, notamment pendant les combats de boss.

Côté bande sonore, le résultat est très bon. Les musiques sont toujours composées par Kenji Yamamoto. En globalité elles sont bonnes, notamment les musiques d’ambiance, mais à l’instar de Samus Returns les musiques seront finalement assez discrètes. Il y’a quelques réorchestrations pertinentes des thèmes les plus brillants de Super Metroid. Les bruitages sont excellents pour nous immerger dans cette tension. A noter l’ajout d’un doublage FR pour Adam et quelques voix annexes, pas mal sans être transcendant.

Pour la durée de vie, comptez environ 8h pour terminer le jeu sur votre première run, et légèrement plus pour le 100% total. Sachant que Metroid Dread propose un challenge présent via des boss à patterns qui ne feront pas de cadeaux, ou encore les nombreuses morts qui arriveront à cause des EMMI. Sans être hardcore, Dread est probablement le Metroid 2D le plus exigeant de la série.
Mais il en découle un challenge qui restera toujours juste pour pousser le joueur à se surpasser, surtout s’il explore régulièrement pour récupérer les réserves de missile ou d’énergie ça et là dans les régions de ZDR.

A noter qu’une fois fini, vous débloquerez le mode difficile ainsi que divers artworks augmentant le lore du jeu selon le % d’objets collectés. Un contenu habituel pour un Metroid 2D qui pourra se doter d’une bonne rejouabilité pour effectuer des speedruns ou connaitre des techniques avancées (comme le shinespark du speed booster) pour relancer l’intérêt de Metroid Dread.

Conclusion : Plus qu’un simple « apéritif » en attendant Metroid Prime 4, Metroid Dread s’est révélé être une tuerie magistrale où Mercury Steam a parfaitement réussi à réinventer Metroid. En reprenant les meilleurs éléments de chaque opus 2D constituant la série principale (le 1, le 2, Super et Fusion) et en les synthétisant dans un cinquième opus, Dread concilie rétro et moderne avec une réussite insolente, proposant clairement à Samus une de ses meilleures aventures en terme d’ambiance et de gameplay.

Si vous aimez la série ou le Metroid Like, Metroid Dread est clairement un immanquable de la Switch tout en étant un des meilleurs opus de la saga. Respect Mercury Steam !

En attendant Metroid Prime 4, the operation is completed successfully. See you next mission !

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