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Michael Jackson's Moonwalker sur Mega Drive par Robin Masters

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Version Mega Drive

Tel un héros des temps modernes, Michael se dresse parmi la masse comme le sauveur des pauvres petits enfants maltraités. Partout où il passe, il fait régner sa vibe, son style et ses lancers de chapeaux et les ennemis trépassent. Sorti en début de vie de la Megadrive, c’est un jeu dont on se souvient encore 18 ans après, à l’époque de Thriller 25, alors que finalement, il n’y a pas de quoi...

«So, Annie Are You Ok, Are You Ok Annie, You've Been Hit By, You've Been Hit By, A Smooth Criminal !» Cette célèbre chanson a marqué le film Moonwalker sorti en 1988. «videmment, Sega, surfant sur la nouvelle vague des adaptations de licences à succès développe et édite en 1990 le jeu sur son dernier bébé, la Megadrive, mais aussi sur Master System et GameGear. GG, gros. L’idée est loin d’être mauvaise, mais on a devant nous l’exemple typique du jeu créé pour faire des gros sous au détriment de la qualité.

Who’s bad !?

Un homme entre dans un bar, il lance une pièce qui tombe dans la fente du jukebox situé à l’opposé, la musique se lance, les ennemis bien habillés arrivent. Gameplay simpliste, une touche pour sauter, une autre pour donner un coup de pied étoilé (aha) ainsi qu’une autre pour tourner et lancer le chapeau très coupant, on peut même se tenir les couilles pour la frime, c’est tout Michael ça! Le but est enfantin si je puis me permettre: Mr Big, parrain de la mafia toussa super méchant kidnappe des petits enfants et les cache. Votre objectif, c’est donc de libérer ces enfants un à un et à l’issue de toute cette aventure hors du commun (la même pour chaque niveau), un singe grimpe sur la tête de Plastic-man et l’indique où trouver Mr Big. Sauf qu’à chaque fois, il se contente d’hurler: «HAHA! YOU’LL NEVER CATCH ME !» et il disparaît vous laissant avec le boss local, à chaque fois une horde d’ennemis à buter. Mouais. Bidon, quoi.

Le plastique, c’est fantastique

Et à part ça? Eh bien, ça ne vole pas haut. On visite divers lieux comme le fameux bar de loubards, la ville, la forêt hantée, la grotte, et j’en passe mais pas des masses, hein. Chacun de ses lieux est composé de trois sous-niveaux, avec ses enfants à libérer et ses monstrueux boss à tuer. Les sales enfants sont bien cachés, derrière des portes (sont cons, savent même pas ouvrir les portes), derrière des fenêtres (savent même pas ouvrir les fenêtres non plus) voire des coffres de voitures (savent même pas ouvrir les coffres de… enfin bref). Pour cela donc, une petite palette de coups et de coups spéciaux dont le splendide super mega coup spécial digne d’un super saiyen niveau 3: la chorégraphie du King of pop! Notre bambi se met à danser et tous les ennemis dans les alentours sont pris d’une folie passagère et se mettent tous à danser suivant les pas de Michael. Et c’est qu’il faut suivre tous ses mouvements pour que cela fonctionne parfaitement. Et à la fin de cette séquence, tous les adversaires meurent sur le coup. Wouah! Trop fort, quoi. Formidable trouvaille ou connerie gigantesque, on se demande.

Une durée de vie moyenne, des graphismes corrects, une superbe bande son, plein d’enfants, des danses de dingue, voilà pourquoi ce jeu reste inoubliable 18 ans après. Certes il est moyen et peu abouti, mais il est drôle, amusant et c’est Michael Jackson, quoi.

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