Le JRPG idéal pour introduire le profane au genre

Avis sur Ni no Kuni II : L'Avènement d'un nouveau royaume sur PlayStation 4

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Version PlayStation 4

Le profane peut être votre voisin, votre enfant, votre tante, votre chinchilla ou même Jean-Marc Thibault; car Ni no Kuni II, dans sa trame principale, est sans doute le JRPG le plus simple de sa génération. Est-ce un défaut en soi ? Je ne le pense pas : le endgame offrira le minimum syndical de challenge pour les trophéistes acharnés et la force du jeu se trouve de toute façon dans la pluralité des expériences qu'il propose. Avant de les évoquer, précisons que le système de combat en temps réel se veut suffisamment dynamique et les différentes attaques suffisamment jouissives pour passer un agréable moment à faire les affrontements nonobstant leur difficulté. Le nouveau venu comme le vétéran de la catégorie trouverons l'un et l'autre matière à s'enthousiasmer.

Vous incarnez Evan, Roi déchu du Royaume de Carabas suite à un coup d'Etat , qui va partir dans un périple pour ramener la paix dans le monde, en signant des traités ça et là avec l'ensemble des dirigeants politiques. Au royaume de Oui-Oui, point de Marc Dutroux : les gentils sont très très gentils, et les méchants sont un tout petit peu méchants mais pas trop quand même, juste suffisamment pour justifier un périple intéressant dans une aventure à la direction artistique incroyable tout droit sorti des studios Ghibli, véritable hommage aux œuvres de Miyazaki.

Mais nul ne ramène la paix mondiale sans avoir la légitimité pour le faire : le coeur du jeu s'articule autour de la gestion de votre nouveau royaume, celui autour duquel l'histoire va se construire. Comme dans un Suikoden, vous allez devoir multiplier les quêtes annexes pour recruter des nouvelles recrues de part le monde, le plus souvent après avoir résolu le problème principal des nations avec lesquelles vous voulez pactiser. Ces nouveaux citoyens serviront à faire tourner la production du royaume; en les plaçant dans vos différentes installations préalablement construites (achetées avec l'or, monnaie différente de celle du jeu, générée par les revenus de votre royaume) vous aurez la possibilité d'améliorer vos bâtiments, d'avoir plus de ressources, et surtout de lancer des recherches, qui viendront impacter votre puissance au combat et faciliter plus que de raison les différents pans de votre aventure. Pour synthétiser, la gestion se veut globalement intuitive et addictive, et s'inscrit harmonieusement avec la globalité du jeu.

Entre les combats, l'histoire et ces phases de gestion que nous reste-t-il ? Une World Map à fier allure, très plaisante à parcourir, riche d'une identité visuelle forte et maîtrisé. Un mode "STR", très franchement oubliable, plutôt médiocre sans être une catastrophe, qui d'ailleurs entre un peu en contradiction avec le principe de la "cohérence ludo-narrative" puisqu'il s'agira de mener des guerres dans la cadre d'une aventure qui se veut à la gloire du pacifisme et de la non-violence. A chacun ses contradictions.

En définitive, Ni no Kuni II fait tout, sans rien révolutionner, mais en le faisant suffisamment bien pour dire qu'il s'agit d'une nouvelle bonne pioche pour le JRPG, et un jeu à recommander pour faire découvrir le genre.

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