👉 20 mai : Mise à jour de notre journal de bord (qui devient hebdo)
Le bilan de la nouvelle version du site est accessible ici.

Après l'immense déception provoquée par le très "couloirisant" Final Fantasy 13, c'est avec un peu d'appréhension que Nier fait son apparition. Appréhension qui fait carrément place à la crainte : Cavia est derrière ce jeu et on ne peut pas dire que leur dernier effort sur console HD (Bullet Witch) est du genre à laisser un bon souvenir. Malgré tout, le jeu trimballe avec lui la réputation d'un jeu agréable à l'écoute et plutôt du genre à multiplier les "à-côté".

Le jeu s'annonce comme une grosse déception technique dès les premiers instants. L'expression galvaudée "PS2 HD" prend ici tout son sens tellement on a l'impression de jouer à un jeu 128 bits sur lequel on aura seulement appliqué un filtre HD comme le font les éditeurs sur les rééditions d'oldies sur les différents services online. Ca pique les yeux, les textures sont d'une pauvreté navrante, et même si certains effets de lumière sont plutôt réussis même si exagéré (jamais un soleil n'aura été aussi éblouissant) il ne faut pas s'attendre à un mieux. Manque de moyens ? Sans doutes, mais on ne peut pas déçemment accepter une telle laideur qui, en plus, se permet de toussoter à certains endroit.

Mais attention, car voilà typiquement le jeu qui se révèle face à un public passionné. Passons outre son apparence décevante, on y trouve un RPG au scénario pas exceptionnel mais pas écrit avec les pieds : Nier est un père dont la petite fille est atteinte d'une maladie mortelle, il devra combattre une menace mystérieuse s'il veut la sauver. Pour cela, il est accompagné de Weiss, un grimoire bavard qui contient peut-être la solution ultime et Kainé, une guerrière intéressée par la quête du hérs. Bien sûr, ça aurait pu donner une soupe niaise dont certains jeux ont le secret (suivez mon regard), mais le traitement est énorme de courage dans ce genre de production. en effet, ici nul grands monologue à la gloire de l'héroïsme d'un blond insupportable, mais des dialogue d'une vulgarité bien vue et percutante. Il faut entendre l'amie de Nier, Kainé, jurer à tout va contre une malheureuse porte coincé pour y croire.
De plus, le second degré du résultat est criant et jubilatoire. Kainé est tellement court-vêtue que ça en devient ridicule, et Weiss, le grimoire de Nier, ne manque pas de lui faire remarquer à chaque occasions à l'aide de "bitch" et tutti quanti. En fait, le jeu culmine de ce côté dans une dimension que nulle autre production japonaise de cette génération n'a pu atteindre.
De plus, Nier est bel et bien une grosse tuerie pour les oreilles. Des thèmes épiques et émouvants, sans doute l'une des meilleurs de cette génération et qui rappelle à quel point une bonne OST est un élément indispensable à tout bon RPG.

Mais qu'en est-il du gameplay ? Il s'agit d'un J-RPG, ou plutôt d'un J-A-RPG, un peu à la Secret of Mana, avec des combats en temps réels. Très pêchu, notre avatar dispose de tout un arsenal d'épées (plus tard, vous aurez droit à des épées à deux mains et même des lances) à trouver de ci, de là, et que l'on pourra faire évoluer chez l'éternel forgeron. Un bouton pour attaquer, un bouton pour une attaque déstabilisante, donc ne vous attendez pas à un système ultra complexe, ici c'est le fun avant tout. A ces attaques physiques, on ajoute bien sûr un système de magie qui se fait tout aussi simple : une barre de magie, qui se remplie au fil du temps ou grâce au sang des ennemis, un bouton associé et basta.
A ces attaques et magies, on pourra ajouter deux qualificatifs qui apportent des bonus aussi différents qu'un bonus d'attaque ou d'XP.

Comme dit, il s'agit d'un jeu qui fait la part belle aux quêtes annexes. Parfois lourdingues, comme les classique "point A, point B, point A", parfois bien plus passionnantes et surtout bien écrites et plutôt émouvantes, on ne louera jamais assez leur présence dans un jeu du genre. Apportant un certain second souffle, elles sont indispensables pour poser un univers vivant, dans un genre qui se doit d'en proposer un.
Mais l'univers n'est pas que vivant, il est aussi référentiel. Zelda, Shadow of the Colossus, Resident Evil, les SHMUP, tous ont le droit à leur petit hommage bien vu et toujours appréciable en ces temps où on a tendance à redéfinir le jeu-vidéo en crachant sur les anciennes gloire.

Sans trop spoiler, il faut aussi s'attendre à jouer quelques temps pour connaitre tous les éléments de l'histoire. En effet, ce n'est qu'au cours du second run qu'on apprendra presque tout du passé de Kainé, et ce n'est qu'à la fin du quatrième qu'on aura la vraie fin, celle qui va vous faire mal.

Au final, Nier est un bon petit jeu qui, s'il avait eu droit à autant de faveurs que FF13 au niveau du budget aurait sans doute été le porte-étandard du genre sur console HD. Dommage, et on ne peut même pas espérer une suite...
Bavaria
7
Écrit par

Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de coeur.

il y a 12 ans

2 j'aime

Nier
AlexDW
8
Nier

NieR, Death Experience.

On ne présente plus Square Enix, le studio qui fait la pluie et le beau temps sur le RPG japonais depuis près de dix ans, et on ne présente pas davantage sa politique toujours plus axé sur le...

Lire la critique

il y a 8 ans

41 j'aime

4

Nier
Bunzer
9
Nier

A faire, tout simplement.

Ce jeu démarrait mal. Avec l'interdiction de Square de diffuser des vidéos et images du soft, je craignais le pire, en me disait "mais quelle daube essayent-ils de nous cacher ?". Finalement,...

Lire la critique

il y a 11 ans

14 j'aime

2

Nier
Sandro
10
Nier

Critique de Nier par Sandro

Mon frère, un joueur occasionnel, disait très justement au sujet de ce jeu qu'il lui avait fait la même sensation que sa première découverte de Final Fantasy VII. Je lui emboîte le pas gaiement en...

Lire la critique

il y a 12 ans

14 j'aime

3

Taxi Driver
Bavaria
10
Taxi Driver

Critique de Taxi Driver par Mickaël Barbato

BEST. FILM. EVER. Taxi Driver semble sorti du plus profond des tripes d'un scénariste en état de grâce (Schrader) et d'un réal tout simplement génial. Description sans concessions, ou presque...

Lire la critique

il y a 11 ans

83 j'aime

8

Il était une fois dans l'Ouest
Bavaria
10

Critique de Il était une fois dans l'Ouest par Mickaël Barbato

Voilà le film le plus définitivement contemplatif qu'on puisse voir. Leone, tout comme Kubrick, était un cinéaste de l'esthétique. Ce sens peu commun, voir en désuétude de nos jours, allié à son...

Lire la critique

il y a 12 ans

80 j'aime

5

Le Festin nu
Bavaria
8
Le Festin nu

Critique de Le Festin nu par Mickaël Barbato

William Lee, junkie et dératiseur, est forcé de fuir le pays après avoir accidentellement tué sa femme, trouvant refuge en Afrique du Nord. Sur place, il pense être un agent secret tombé en plein...

Lire la critique

il y a 11 ans

72 j'aime

1