Nuclear Joy

Avis sur Nuclear Throne sur PC

Avatar Pendrago
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Version PC

Cela fait très longtemps que je n’avais pas ressenti ce sentiment d’accomplissement. Après 20 heures de jeu et un compteur de morts à 3 chiffres, ça y est, je fais partie des joueurs qui ont terminé Nuclear Throne. Et comme tout rogue like qui se respecte, si la première victoire est historique, elle est également éphémère, pour tout débloquer, tout trouver, il va falloir souffrir.

Après Ridiculous Fishing, un sympathique jeu de pêche à l’humour débile, le studio Vlambeer décide de s’aventurer dans le genre déjà surpeuplé du rogue-like. En accès anticipé depuis 2013 et après 2 ans d’updates et de dialogues entre les développeurs et la communauté, Nuclear Throne se décide enfin de pointer le bout de son nez sur PC.

Se déroulant dans un contexte post apocalyptique un peu étrange avec sa police et ses portails inter dimensionnels, le jeu nous propose d’incarner un panel de mutants très varié allant du poisson adepte des roulades, au robot qui peut manger ses armes ou bien le poulet fana des armes de corps à corps. L’humour omniprésent que cela soit dans les messages des loadings screens ou le « trash talk » langage inventé par les deux développeurs fait plaisir à voir et aux zygomatiques.

Top down shooter à l’esthétique pixel art, Nuclear Throne est un rogue like moderne et reprend donc beaucoup de codes du genre. Jeu à run, la mort est permanente et vous demandera donc de recommencer maintes et maintes fois pour apprendre de vos erreurs. Le jeu va épuiser votre main gauche en vous demandant de cliquer frénétiquement sur votre souris pour anéantir le bestiaire infernal et rejoindre ce fameux trône. Au fur et à mesure des frags, votre avatar gagnera de l’expérience en collectant des barrettes vertes radioactives et pourra choisir entre différentes mutations. Drop plus fréquents, dégats améliorés ou seconde vie, la montée en puissance est jouissive et parfaitement retranscrite. Enfin, avec ses fusils à pompe, lance grenades, armes lasers, armes de corps à corps ou arbalètes, l’arsenal mis à disposition du joueur est conséquent et nécessaire compte tenu du challenge. Car si les premiers niveaux deviennent rapidement une promenade de santé après quelques heures de jeu, c’est à partir du milieu de run que Nuclear Throne prendra tout son sens. Avec un bestiaire ultra agressif et des ennemis noyant le joueur par leur nombre, le jeu de Vlambeer prend des airs de maniac shmup.

Et pourtant, l’équilibrage de la difficulté est tout simplement parfait. En adaptant le loot et le taux de drop de munitions et de medikits à la progression du jouer, Nuclear Throne minimise l’importance de la chance pour récompenser le skill du joueur. De plus, si les rogue-like les plus populaires ont tendance à rallonger la durée moyenne de leur runs (The Binding of Isaac pour ne pas le citer), il faudra entre 10 et 20 minutes max pour conclure sa partie. En cohérence avec son rythme fiévreux et favorisant l’enchainement des runs, la progression est exponentielle et valorisante.

Enfin, l’esthétique du jeu, tirant parti de son univers bizarroïde fait voyager le joueur à travers désert, ambiances enneigées, égouts ou laboratoires. Si les niveaux, générées aléatoirement sont un peu sommaires, les animations des différents personnages et ennemis sont magnifiques et rendent le jeu incroyablement vivant.

Vous l’aurez compris, avec son pixel art soigné, sa musique géniale et son rythme totalement maîtrisé, le studio néerlandais nous délivre l’un des rogue like les plus addictif et soigné à ce jour. Et vu la concurrence, c’est un exploit.

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