Onechanbara Z2 : Chaos la critique d'un beat'em all mammaire

Avis sur OneChanbara Z2 : Chaos sur PlayStation 4

Avatar Rémy Virtuel
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Version PlayStation 4

Je vais essayer d’être pragmatique et présenter Onechanbara Z2 : Chaos en disant que ce titre est un beat’m all (ou un hack’n slash selon vos goûts en matière de vocabulaire et selon vos manières pour démembrer du zombi) débridé dans lequel une bande de jeunes femmes qui sont un quart vampire, un quart démon et à moitié humaines affronte des hordes de zombis et autres ennemis vaguement exotiques. Le jeu disponible sur PS4 depuis 2015 est le petit dernier d’une longue série de titres tirés du même univers et qui se perpétuent depuis la Playstation 2. Ces présentations sommaires étant finies je vais pouvoir entrer dans le vif du sujet et commencer par vous énumérer les plus gros défauts de ce jeu qui a semble avoir tous les atouts pour être un vrai jeu de série B.

Ce qui frappe immédiatement le joueur lorsqu’on lance se jeu ce sont les graphismes. Autant le dire tout de suite, ils ne sont pas étourdissant de beauté. C’est même le contraire. Onechanbara Z2 : Chaos frappe le joueur par la pauvreté abyssale de ses graphismes. Pauvres, moches et faibles les graphismes sont le fruit d’un sacré combo de handicapes. Si nous étions sur PS3 nous trouverions déjà le jeu moche, et même sur PS2, sur de la PS2 au sommet de son art nous pourrions encore trouver le jeu hideux. Et je n’ai parlé que des décors ; le bestiaire à base de zombis et de quelques monstres n’est guère plus satisfaisant pour le regard.

Il faut malgré tout faire une exception à cette bérézina visuelle au sujet des bosses. Ce sont les personnages les plus réussis. De tailles variables allant d’honorable à vachement balaise, ils sont designés avec plus de soin et exécutés avec plus d’inspiration que le reste du jeu.

L’autre défaut qui se révèle rapidement c’est l’inanité du scénario. C’est de la série B qui lorgne vers le Z qui elle même lorgne vers le néant. Il n’est donc pas question de jouer à Onechanbara Z2 : Chaos pour son histoire et sa narration asthmatique. Je résume, nous sommes en présence d’un jeu dont l’intérêt ne peut pas être visuel parce que le jeu fait preuve d’une pauvreté esthétique rarement atteinte avant sur Playstation 4 et qui ne peut pas être non plus narratif parce que le jeu repose sur une histoire navrante racontée avec peine. J’aurai pu vous parler de l’OST de Onechanbara Z2 : Chaos mais les musiques ne sont pas assez mauvaises pour m’avoir marqué et elles ne sont pas assez bonnes pour m’avoir marqué. J’aurai pu aussi évoquer l’absence cruelle d’un level design intéressant ; le jeu est un enchaînement de zones de couloirs (qu’ils soient visibles ou invisibles) et de zones plus larges tenant lieu d’arènes. Mais je n’ai pas grand-chose à dire sur le sujet, d’une part parce que justement le level design est réduit à son minium mais d’autre part c’est un type de défaut inhérent à ce genre de jeu donc il n’y a pas grand-chose à en dire.

Il ne reste qu’une seule chose qui puisse sauver le jeu du naufrage c’est son gameplay ce qui tombe bien pour deux raisons, la première c’est que dans un beat’m all le gameplay est essentiel et aussi parce que c’est le point que j’avais prévu de traiter maintenant.

Le gameplay du jeu est plutôt réussi. Il n’a rien d’innovant ou de vraiment inventif, il se contente de réunir et de réutiliser des mécaniques devenues classiques dans le beat’em all mais il faut reconnaître qu’il le fait très bien. Le cœur du système c’est un bouton d’action pour les coups légers, un bouton pour les coups forts, un bouton de saut et un bouton pour l’arme secondaire. A partir de cela on alterne pour réaliser des combos qui deviennent de plus en plus longs et dévastateurs. C’est la base.
Il faut avoir à l’esprit que l’on joue une bande de quatre jeunes femmes et que l’on peut interchanger très facilement les personnages que ce soit au milieu d’un niveau mais surtout au milieu d’un combo. Ensuite il faut garder à l’esprit que chaque personnage possède deux armes principales que l’on peut switcher très facilement au milieu d’un combo et d’une arme secondaire. Nous avons donc quatre personnages possédant chacune trois armes ce qui offre de belles perspectives de bastonnage. En plus les armes et les manières de se battre des filles sont assez différentes les unes des autres, le sabre, la tronçonneuse, les poings, les armes de jet, etc. ce qui permet de varier les plaisirs. Surtout que je me répète mais les coups sortent très facilement et inter changer les armes ou les personnages se fait aussi avec beaucoup de fluidité.

Vient s’ajouter quelques subtilités propres au beat’em all. Lorsqu’un personnage inflige des dégâts cela fait monter une jauge de pouvoirs spéciaux et une jauge de fury. Et bien évidemment lorsque cette jauge est pleine on peut se transformer en demi-vampire démoniaque à l’allure encore plus racoleuse et aux coups encore plus dévastateurs. Mais ce n’est pas la seule jauge à monter, au bout d’un certain temps les personnages qui sont hors champ deviennent disponible pour être invoqués ; et si vous appuyez sur le pavé tactile lorsque vos trois coéquipières sont prêtes alors elles débarquent sur le champ de bataille avec vous pour massacrer tout le monde. Et à ce moment là, le terme chaos présent dans le titre du jeu prend tout son sens. Ça devient un bordel sans nom à l’écran et heureusement que les compteurs de kills et de hits sont là pour vous signifier que vous êtes bien en train de frapper quelqu’un. Si vous vous débrouillez bien pour charger la barre de fury de chacune des filles avant de les invoquer et que vous déclenchez les quatre fury en même temps et si vous utilisez le lock pour cibler un seul ennemi et concentrer vos forces dessus je peux vous dire que les bosses ne feront pas long feu, même en hard.

Et c’est bien là tout le sel d’un jeu comme Onechanbara Z2 : Chaos, il permet au joueur de plonger dans une boucherie sans égale, aussi jubilatoire que grandguignolesque. Et franchement c’est parfois agréable et même grisant d’avoir entre les mains un jeu qui offre ce genre d’expérience bourrine à souhaite, primitive et joyeuse. Lorsque l’écran est saturé de gerbes de sang numérique, d’effets de visuels qui accompagnent vos coups, de corps de zombis décapités ou tranchés en deux de manière longitudinale on se moque bien que le jeu soit moche et les décors désertiques (au sens propre comme au figuré) parce que l’on ne voit plus rien et que seul subsiste le sentiment de défouloir régressif qu’offre le jeu.

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