Fuir ou mourir

Avis sur Outlast 2 sur Xbox One

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Version Xbox One

Le 18 novembre 1978 en Guyane, le pasteur socialiste Jim Jones faisait assassiner Leo Ryan représentant de la Californie au Congrès américain, deux journalistes (CBN et le Times), et un cameraman. Plus tard, dans la même journée, avant de mettre fin à ses jours, il orchestra le plus grand suicide collectif de l'histoire en menant 904 personnes de la communauté du "Temple du Peuple" à la mort par empoisonnement au cyanure.
Cet événement que l'on appela le massacre de Jonestown permit de dévoiler toutes les dérives d'un monde sectaire, coupé de tous.

C'est sur cette morbide anecdote que le studio Red Barrels trouve les fondements de son jeu d'épouvante Outlast 2.
Après le crash de son hélicoptère dans les coins reculés de l'Arizona, Blake Langermann, journaliste en quête de scoop à sensation, part à la recherche de sa femme Lynn dans un village à l'apparence abandonné. Sauf que ce village est tout sauf abandonné, il est le refuge d'une secte de fanatique religieux "Temple Gate", totalement endoctriné par un certain Knoth, prophète détenteur de la "véritable" et surtout sanglante parole.
A lui, s'oppose d'autres fanatiques, adorateurs de Satan, à la recherche de l'Antéchrist, annonciateur de l'Apocalypse. Que de beaux mondes pour notre cher journaliste. Sans parler des étreintes cauchemardesques de son passé...

Le jeu a une durée de vie assez courte, d'une huitaine d'heure à peu près justifiée par un scénario travaillé et extrêmement immersif qui saura ravir les fans du premier opus. L'ambiance tant sonore que visuelle plonge le joueur dans les abysses d'une terreur au fin fond des ténèbres. Le jeu se déroulant en pleine nuit, notre plus fidèle allié sera sans nul doute cette bonne vieille caméra (qui ne manquera jamais de pile grace à la générosité de cette bonne vielle Arizona) à laquelle les concepteurs auront eu l'excellente idée d'ajouter un micro permettant d'aborder de nouvelles manières de... se cacher. Car oui, comme préciser au début du jeu, 3 choix s'offrent à vous tout au long de l'aventure: fuir, se cacher ou mourir. Très honnêtement, là où Outlast premier du nom avait beaucoup misé sur le fait de se cacher pour échapper aux ennemis, dans ce 2eme opus la fuite restera la meilleure option. C'est réellement fuir ou mourir, bien que se cacher reste indispensable.
Certaines courses poursuites sont à couper le souffle, bien qu'un désordonné par le sentiment d'une intense pression quand on sait l'ennemi sur ses talons.

Ainsi, le jeu bien qu'assez intuitif, reste assez linéaire: celui-ci ne laisse guère place à l'exploration. Le joueur se sentant guidé, la jeu perd un peu de sa dimension horrifique. Et c'est là que j'en viens, à mon sens, au principal défaut d'Outlast 2. Là où le genre survival-horror était prédominant dans le 1, il a fallu que le deux tombe dans une sorte de die and retry épouvantable. Certains séquences sont IMPOSSIBLES à traverser sans savoir au préalable quel chemin emprunter et où se trouve les ennemis. Une seule solution: die and retry, jusqu'à aborder correctement la séquence (grosse pensée pour ce putain de casier). J'ai du m'y reprendre à au moins une vingtaine de fois avant de comprendre comment franchir une étape, et la seule émotion que véhicule le jeu à cet instant est une colère sourde.
Les screamers sont sympathiques mais pas non plus transcendants, bien que participant au jeu macabre d'un scénario bien ficelé. De plus, le jeu regorge de petits clins d'oeil au cinéma d'horreur (The Ring, la Dernière Maison sur la Gauche etc...) pour satisfaire pleinement les aficionados du genre.
Les joueurs à la recherche d'un jeu gore et totalement malsain verront toutes leurs attentes comblées par cette production horrifique, que je ne peux que vous conseiller.

Pour moi, ce deuxième opus est meilleur que le premier grace à un scénario bien supérieur et à des environnements variés pour tous les goûts en matière de terreur.

PS:

se faire démonter par un lépreux à un seul bras... on repassera pour la crédibilité

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