AAARGHH, I need a Payday 3 !

Avis sur Payday 2 sur PC

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Version PC

En 2011 sortait un FPS en coopération à 4 joueurs basé sur le concept très simple, presque enfantin même, de jouer aux gendarmes et aux voleurs. Surtout aux voleurs en fait, puisqu'on vous mettait dans la peau d'un braqueur et de ses 3 coéquipiers. Payday : The Heist de son nom, le jeu n'était pas si mal, empruntant beaucoup à la référence de l'époque (et peut-être même encore aujourd'hui) en la matière, à savoir Left 4 Dead. Sans vraiment s'en cacher d'ailleurs, au point d'y dédier une campagne scellant le liens des 2 univers. Pour ce qui est du jeu en soit, il était tout à fait sympathique, mais manquait au final cruellement de contenu par son nombre de campagne un peu faiblard : neuf braquages en tout et pour tout en incluant les DLCs, c'était peu, d'autant que contrairement aux campagnes de Left 4 Dead régulièrement divisées en 4 à 5 portions, chaque campagne de Payday se joue d'une traite. Alors certes, une traite plus longue et surtout une difficulté relativement relevée, mais une fois maîtrisée, les braquages ne vous arrêtait pas vraiment plus d'une demie-heure. Mais le potentiel était bien là, et le succès a été suffisant pour justifier une suite 2 ans plus tard.

On ne va pas se mentir : Payday 2 est une amélioration sur globalement tout les niveaux par rapport au premier. Le nombre de braquage a non seulement été multiplié, surtout avec le temps, mais la possibilité d'avoir une approche furtive augmente les possibilités. Autre ajout majeur : le jeu se dote d'un système d'arbre de compétence qui aura été remanié de nombreuses fois, et qui aujourd'hui semble avoir trouvé le bon compromis pour satisfaire ceux qui aiment expérimenter des builds étranger et la spécialisation nécessaire à rendre ces systèmes de progression pertinents. Dernière cerise sur le gâteau de la rejouabilité que ce type de jeu se doit de maîtriser : les missions disposent d'une part d'aléatoire suffisante pour atténuer la routine, sans pour autant que la réussite dépende de ce facteur : la patience, l'entraide et la complémentarité demeurent les facteurs clés de Payday 2.

Sur le papier, le jeu part avec de bonnes cartes en main. Dans les faits, il en devient absolument grisant, en infiltration comme en bourrin. Le premier mettra à l'épreuve votre patience et vos capacités d'observation et de prévision, le deuxième vous offrira des fusillades arcades où vous allez devoir dégommer du flic par paquet de 12, parfaits pour les anars dans l'âme ou ceux qui en ont ras le cul des zombies et se cherchent une autre victime. Le tout avec une musique qui, comme un certain Doom, vous donnerais sans doute envie de vous crever les tympans hors contexte, mais qui une fois dans l'action prend toute sa saveur, d'autant que le sound design et les doublages sont globalement une réussite. La réussite d'un braquage, dans tout les cas, est une satisfaction à part entière, et on prend un malin plaisir à voir son coffre se remplir. Privilégiez néanmoins la difficulté Overkill minimum, qui est en réalité la difficulté moyenne.

Cela dit, dire que Payday 2 est un jeu parfait serait osé. Non, l'IA des flics n'est pas parfaite, pour ne pas dire que, malgré le fait qu'ils visent bien, ils sont cons comme des lampadaires et ne semblent pas déployer de stratégie particulière autre que foncer dans le tas en espérant vous submerger. Non, les flics spéciaux n'ont pas toujours autant d'impact que ce qu'ils devraient : oui, se faire mettre à terre par un putain Cloaker complètement isolé de son équipe peut signer le début de la fin, mais c'est trop rare, et plus souvent qu'autre chose vous allez descendre ces ennemis au milieu d'un tas de flics sans forcément y faire attention. Non, tout les braquages ne se valent pas, que ce soit en terme d'intérêt ou d'équilibrage de la difficulté. Oui, la politique de DLC du jeu est une saloperie, même si ces derniers sont vendus une poignée d'euros seulement et que seul l'hôte doit les posséder pour jouer ces braquages

Mais qu'importe : ces défauts se font largement écraser par le plaisir de jeu une fois dedans pour peu qu'on adhère à l'expérience, et Payday 2 se classe aisément comme l'un des meilleurs jeux en coopération des années 2010. En espérant que Payday 3 saura apporter du renouveau et corriger les défauts énoncés, en attendant j'y replonge volontiers pour encore quelques centaines d'heures.

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