Mon jeu préféré

Avis sur Pokémon Saphir sur Game Boy Advance

Avatar Cauchy Schwarzy
Test publié par le
Version Game Boy Advance

Pokémon Saphir est le jeu auquel j’ai le plus joué dans mon enfance (ma partie est à 660 heures). La troisième génération est sortie au meilleur moment pour moi car j’avais à mon sens l’âge idéal pour l’apprécier pleinement. Disposant aussi de la version Rubis, de deux GBA et d’un câble link, c’est le seul jeu pokémon dans lequel j’ai pu tous les attraper (et goûter la déception de ne rien avoir de valorisant en retour). Grâce aux émulateurs, j’y joue encore aujourd’hui et je prends plaisir à expérimenter de nouvelles règles.

Les nouveautés

Celles-ci sont très nombreuses. D’abord, le changement de support permet des graphismes beaucoup plus agréables. Les dynamiques de combat changent avec l’apparition des talents (ou attaque spéciale) qui sont déterminants en stratégie aujourd’hui. On a aussi la naissance des combats duo que je n’ai jamais vraiment appréciés. Hoenn, c’est aussi la région des baies. C’est amusant de jouer au fermier pour en avoir un maximum. Dans l’aventure, leur impact est limité mais elles sont très utiles pour la Tour de combat. Elles sont fondamentales dans les concours qui, même s’ils ne sont pas captivants, ont une bonne dynamique. Un concours, c’est un combat contre trois autres dresseurs et il y a des stratégies à mettre en œuvre. Le mixeur à Pokéblocs est un outil génial. Si on a un nombre suffisant de baies, c’est un mini-jeu sur lequel on peut passer des heures à essayer de faire le meilleur score.

Les pokémons

La troisième génération est riche avec 135 nouveaux pokémons. Ceux-ci ont logiquement été très marquants pour moi et elle reste jusque-là ma génération préférée. On a beaucoup de pokémons qui évoluent et on peut compter jusqu’à 13 familles (hors starters) à compter 3 stades (j’ai compté Papinox et Ninjask). Seulement deux pokémons dépendent des générations précédentes : Okéoké et Azurill. Pour ce dernier, ce n’était pas une super idée vu que c’est le pokémon le plus faible du jeu et qu’il est difficile à avoir (et à faire évoluer). Marill était déjà assez mignon comme ça ! Il y a quand même quelques pokémons que l’on préférerait oublier comme Spinda, Morphéo et c’est tout. La médiocrité de Lovedisc suscite la pitié surtout quand on se dit qu’il aurait dû évoluer en Mamanbo à la 5ème génération. On pourra aussi regretter le talent de Monaflemit mais il faut reconnaître qu’il fait de la 5ème arène un sacré challenge.

Les starters

Gobou est mon stade 1 préféré, Laggron est mon pokémon préféré. Je ne trouve pas Poussifeu et Arcko très beaux pour des starters. Leurs évolutions sont en revanche puissantes et agréables à jouer. Massko est très réussi est vient se classer en deuxième position après Feurisson dans mon classement des meilleurs stade 2. Avec l’apparition de Lame-feuille et des statistiques tournées vers l’offensif, le starter plante devient enfin très agréable à jouer. Il en va de même pour Braségali. Même si Galifeu n’est pas très beau, je dois reconnaître que son évolution a la classe en plus d’être très forte. Son double type inédit lui permet de passer sans problème la première arène et lui offre des stabs plutôt dévastateurs avec Stratopercut ou Casse-brique. Toutefois, ces deux-là restent très loin d’égaler l’utilité de Laggron. Son double type est l’un des meilleurs du jeu et lui donne accès très tôt à de bonnes attaques comme Tir de boue et relativement tôt à Séisme qui balaie dresseurs sur dresseurs. Bien sûr, il a aussi l’accès aux CS su type eau. Néanmoins, si on lui apprend logiquement surf, il est préférable de capturer un Tentacool pour lui enseigner Plongée et Cascade.

Les autres

Le début de l’aventure offre quelques options. Pour notre équipe, il faut bien entendu un Zigzaton. Celui-ci est un excellent pokémon outil qui a en plus un talent qui nous procure régulièrement des objets intéressants comme des Rappels ou des Guérisons. Grahyèna est assez impressionnant (ou intimidant) mais il n’est pas très fort et n’a pas d’utilité. Je néglige donc Médyhèna. On peut aussi capturer assez tôt un Tarsal. Celui-ci peut être agréable à jouer. Le pokémon qui mérite vraiment que l’on s’y attarde est Nirondelle. Hélédelle a systématiquement été dans mon équipe quand j’ai abordé la Ligue. On l’obtient rapidement, il a une très bonne vitesse et une attaque suffisante pour mettre K-O ses adversaires avec Vol ou Cru-aile. Son avantage sur le type plante complète parfaitement la double faiblesse de Laggron. Il se révèle indispensable contre le Massko du rival.

Pour les autres on peut noter Bekipan qui s’obtient facilement et peut apprendre deux stabs puissants avec Surf et Vol. Munja est assez insolite mais il n’est pas très utile dans notre équipe ou pour la Tour de combat. Saluons toutefois l’idée. Hariyama que l’on peut avoir sur la route victoire est toujours une bonne option pour compléter son équipe avant d’aborder la Ligue. Galeking a un très beau design. Il est des plus agréables à jouer du fait de sa puissance et du grand nombre d’attaques qu’il peut apprendre. Notons aussi la présence de Kécléon qui s’intègre bien dans notre aventure et renouvelle astucieusement le concept du pokémon bloqueur. Dans cette génération, on a aussi deux pokémons surpuissants avec Drattak et Métalosse. Ils s’inscrivent très bien dans la lignée des semi-légendaires aux côtés de Dracolosse et de Tyranocif.

Les légendaires

10 nouveaux pokémons légendaires, ça commence à faire beaucoup. Les succès sont du côté de Kyogre, Groudon, Rayquaza, Latios et Latias. Les trois premiers sont simplement ultra puissants. Les emplacements sont bons puisque pour Groudon et Kyogre sont reliés à l’histoire. Le pilier céleste est une idée vraiment pertinente pour Rayquaza. Il est difficile d’accès, et difficile à escalader ce qui donne un sentiment de récompense quand on arrive au serpent vert. Ce sont les premiers vrais Dieux pokémons ce qui souligne la volonté de leur donner de l’importance. Ils sont également très beaux. C’est aussi le cas de Latios et Latias. Comme il n’y en a qu’un des deux à capturer par version on lui réserve la master ball ce qui est plus pratique.

Les trois Golems sont moins bien réussis. Leur concept est intéressant et ils ne sont pas trop mal physiquement mais ils ne sont pas vraiment forts. Comme je ne les ai jamais eus, je ne peux pas dire que Jirachi et Deoxys m’aient marqué.

Tous les capturer

Déjà comme on n’a qu’un pokémon qui se balade, c’est beaucoup plus simple de l’avoir après lui être tombé dessus. Comme ils n’apparaissaient pas au début sur le pokédex, Suicune, Raikou et Entei étaient pénibles à traquer. On a quelques nouveaux modes d’obtention sympathiques comme en ce qui concerne Munja. On peut remarquer aussi le mode d’évolution de Coquiperl. D’ailleurs les pokémons classiques qui requièrent un échange pour évoluer sont là. Toutefois le pokémon qui m’a le plus marqué dans ma traque est Milobellus. On est obligé d’aller sur Internet pour voir comment trouver Barpau (présent seulement sur 6 cases du fleuve) et pour voir comment il évolue (montée de niveau avec beauté au maximum) et à l’époque ce n’était pas aussi bien expliqué qu’aujourd’hui.

La stratégie

On constate que certains comme Ectoplasma ou Ronflex sont solidement installé dans l’Overused. Le pokémon ronfleur est utilisé de la même manière que dans Argent mais a un petit peu perdu de sa superbe à cause de la tempête de sable. Celui qui l’a détrôné est aussi responsable de sa chute. Il s’agit de Tyranocif. C’est simple, il passe Danse Draco et élimine l’adversaire avec Séisme ou Eboulement. La nouvelle génération n’est pas en reste avec Drattak, Laggron et Métalosse. Ce dernier profite très bien du Bandeau Choix pour maximiser son attaque déjà très haute.

Pour les Ubers, on a à la fois le pire et le meilleur avec Deoxys. La forme vitesse est le pire pokémon du Tier alors que rien ne résiste à la forme attaque. Latios et Latias profite de la Rosée Ame (x1,5 pour Att Spe et Def Spe) pour être surpuissants sur le plan Spécial.

La région

La première chose qui frappe, ce sont les grandes étendues d’eau. La mer à Hoenn permet de créer d’immenses surfaces agréables à explorer. C’est aussi un peu le cas avec le désert qui est une bonne trouvaille. En utilisant surf, le personnage va plus vite que dans les versions précédentes et la densité des pokémons et moins grande que dans une grotte. Ainsi, on n’est même pas forcé d’utiliser de repousse pour apprécier l’exploration sans perdre de temps. Un bémol toutefois : il n’y a pas beaucoup de différences dans les pokémons sauvages suivant les chenaux que l’on explore. La CS Plongée permet une exploration sur deux niveaux. Même s’il n’y a pas grand-chose à trouver dans les fonds marins, ça reste amusant. La mer donne aussi l’accès à de nombreux lieux qui paraissent de ce fait loin de l’activité humaine. On a plusieurs villes mais aussi l’épave que l’on aperçoit quand on fait le voyage avec le petit bateau. Refaire ce chenal en surfant est d’ailleurs toujours aussi sympathique.

Le continent, se présente comme plus exotique que les régions précédentes. De fait, les nouvelles couleurs de la GBA sont très bien exploitées. Le voyage est très agréable à faire, beaucoup plus que dans Diamant. Le Mont Chimney, dont l’accès nécessite un téléphérique, domine la région. Les cendres donne plus une atmosphère d’hiver que de désolation mais ce serait un hiver particulier, un hiver qui surviendrait en plein mois de septembre avant même le début de l’automne ( ???? ). Il y a aussi le Mont Mémoria qui succède bien à la tour Lavanville. La piste cyclable est amusante et constitue un petit défi étant donné la vitesse du vélo.

Avant d’aborder le reste, discutons de l’agencement de la région. L’Ouest est composé de trois boucles en comptant le chenal vers Myokara. Du coup au début de l’aventure on tourne un peu en rond mais la diversité des paysages suffit à insuffler le dépaysement. La deuxième partie de l’aventure se passe avec Surf. Pour atteindre Nénucrique, il faut traverser un forêt tropicale riche en pokémons. Avec la pluie et la faible densité de peuplement (même si l’on rencontre pas mal de dresseurs) le dépaysement est à son paroxysme. Les herbes très hautes nous forcent à nous attarder sur ces routes que les nuances de verres rendent très jolies. La tour météo est une drôle d’idée même si elle ne fait pas tache étant donné le climat. De plus, avec la forme repliée, cette route s’avère très longue. N’oublions pas de parler de la maison des pièges qui est aussi un concept intéressant.

Les villes

Celles-ci sont beaucoup plus variés que dans les précédentes versions. On n’a plus l’impression d’être dans une région essentiellement urbaine. Déjà, il n’y a plus de grande métropole et la disposition de la région les isole les unes les autres malgré le nombre de boucles. La diversité des paysages les rend plus marquantes et renforce encore une fois l’impression de voyager. De plus, certaines disposent de concours pokémon ce qui nous obligent à y remettre les pieds. La ville Lavandia fait office de pivot ce qui nous y fait souvent passer même s’il n’y a pas de concours pokémon.

Mérouville a un rôle de Métropole mais elle est très excentrée et on n’y met plus les pieds au bout d’un moment. Ce n’est pas le cas de Nénucrique qui constitue une bonne amorce quand on veut aller surfer. On distribue volontiers une mention spéciale à Cimetronelle pour son originalité et sa beauté. C’est vraiment dommage qu’on n’y remette pas les pieds après. Comme toutes les villes d’Hoenn, on aurait aussi aimé qu’elle soit plus peuplée.

Les villes que l’on atteint en surfant sont à part. Le concept de la ville isolée est poussé à son paroxysme avec Atalanopolis, Cramois’île et Irisia peuvent aller se rhabiller. L’inspiration grecque, le contraste entre les deux types de roche et la disposition la rendent magnifique. Son arène est de plus inoubliable avec son puzzle de glace très difficile à résoudre quand on a 8 ans. Dans l’ensemble, les nouveaux puzzles d’arène sont très divertissants.

La Ligue
Elle est plus forte que pour Johto mais la présence de notre super légendaire dans l’équipe fait que l’on peut l’aborder facilement. Après, elle servira pour l’entrainement des pokémons.

Après la Ligue

J’ai découvert la Tour de combat avec la troisième génération comme je n’avais pas Crystal. C’est sans doute grâce à elle que j’ai joué au jeu pendant si longtemps. J’abordais le niveau 100 avec Laggron Electhor (venant de Rouge feu) et un troisième pokémon que je prenais un peu au hasard (car les deux premiers se complètent super bien) dans ma boîte aux niveaux 100. Mon équipe pour le niveau 50, constituée de Drattak, Latios et Métalosse faisait aussi des ravages. On n’a pas de nouvelle région à explorer comme dans Argent mais Hoenn se suffit à elle-même et c’est toujours agréable d’y voyager pour tous les attraper, faire des concours ou aller Mixer des Pokéblocs.

L’histoire

Pour la première fois on a une histoire intéressante qui commence à avoir son importance dans l’aventure même si elle n’est pas aussi invasive que dans la cinquième génération. Elle est aussi loin d’avoir son intelligence. C’est quand même plutôt sympa s’avoir une team avec nous pour combattre l’autre. C’est aussi marrant d’aller se balader dans Hoenn pour observer les conséquences de l’activation du légendaire.

Et vous, avez-vous apprécié la critique ?
Critique lue 383 fois
1 apprécie

Cauchy Schwarzy a ajouté ce jeu à 1 liste Pokémon Saphir

Autres actions de Cauchy Schwarzy Pokémon Saphir