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Avis sur Pro Evolution Soccer 2017 sur PlayStation 4

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Mais c'est quoi ce titre à la con ? C'est le frisson que les footeux du milieu de semaine ressentent quelques fois par an devant la Champions League vu que ce sont les paroles de son fameux hymne. Ouais, il y a carrément du français et de l'anglais dedans mais la quantité de boissons houblonnées que nous consommons (selon le stéréotype) nous a sûrement fait ignorer ces éléments. Tout comme le stéréotype du joueur de jeu de foot est un joueur de FIFA, bien qu'une poignée d'irréductibles amoureux du gazon, de la tactique et des belles passes achètent chaque année (ou presque) le dernier PES.

Depuis 2015, PES n'est plus le jeu un peu foiré qu'il était avec la génération 360/PS3, les moteurs graphique et physique ont été améliorés, la vitesse de jeu ralentie, la stratégie affinée. Dans PES 2017, cette formule ne change pas, avec ses bons et mauvais côtés. C'est le cas des licences pour les noms d'équipes et de joueurs de plus en plus absentes, c'est cette fois au tour de la Liga de prendre des noms de couleurs. Mais les irréductibles savent qu'il ne faut pas lancer un PES sans télécharger un patch amateur fait par la communauté, ça prend 10 minutes et ça permet de profiter du meilleur jeu de foot existant.

La différence est creusée entre FIFA et PES, non pas en terme de joueurs (même si c'est le cas), mais surtout en terme de qualité, ou plutôt d'identité : FIFA privilégie le football spectacle avec un avantage laissé aux attaquants et leurs tekkers d'un autre monde, PES est focalisé sur la défense et la construction avec ses passes très précises et ses défenseurs boostés. Il est clair qu'il n'est plus possible dans PES de se retourner avec un attaquant lambda et de traverser la défense en panique, un pivot à la Llorente paie cher sa grande carcasse et ne sera utile que dans son rôle (pivot pour le coup) et sa grande tête sur les centres. Il faut donc profiter d'un passement de jambe lumineux au bon moment, d'une belle passe en profondeur ou d'un une-deux toujours très efficace. Pour ceux qui jouent avec les passes auto, il est toujours possible de faire une passe manuelle en maintenant L2, ce qui est un peu plus pratique que le joystick. Cette touche L2 permet aussi de changer de tactique prédéfinie, en passant sur un pressing intégral ou en utilisant un faux 9, stratégies fréquemment utilisées dans les matchs que nous jouons en vrai ou que nous regardons à la télé. Pour ce qui est des frappes, les frappes lointaines en sortie de corner ne rentrent plus automatiquement, il en va de même pour les frappes enroulées, dévastatrices dans les opus précédents. Pour finir, les arbitres doivent tous venir du football anglais car il faut vraiment décapiter un joueur et jouer au foot avec sa tête pour n'avoir ne serait-ce qu'un petit carton jaune. Encore une fois, priorité à la défense.

Les modes de jeu ne changent pas trop. Je ne suis toujours pas convaincu par le mode online MyClub, c'est sûrement l'idée de recruter les joueurs dans des pochettes surprises qui m'agace. Le mode Vers une Légende nous permet d'incarner un joueur créé ou un joueur réel dans sa carrière, mais je passe toujours plus de temps à créer mon joueur pour qu'il me ressemble plutôt que de jouer avec. Et il y a bien sûr la Master League, ML pour les intimes, qui nous met entre les mains une équipe originale ou réelle afin de participer à leur évolution. Cette année, PES n'a jamais été aussi proche d'un bon RPG des familles. On entraîne nos joueurs avec un rôle, un job diront les joueurs de FF, notre petit SA prendra le rôle de Leurre par exemple pour faire des faux appels, nos DC seront en Destructeur ou Constructeur, bref vous avez compris le truc. J'ai du mal à me lasser de la ML en fait, j'y joue tous les deux ans sur une petite dizaine de saisons en recrutant de jeunes joueurs finissant à 97 de stats, en plaçant Terry et sa gueule de tueur du haut de ses 16 ans après sa retraite (oui c'est comme ça PES sinon tous les joueurs sont plus ou moins morts en arrivant en 2080, sauf Totti et Buffon), ou en gagnant la Champions League avec l'actuel dernier de la Ligue 2 IRL (Auxerre :().

PES 2017 continue dans sa bonne mais récente lancée, dommage que FIFA soit désormais un rouleau compresseur médiatique, car l'unique jeu potable sur console de salon de Konami sent bon le gazon un dimanche matin. Même si vous êtes passés sur FIFA ces dernières années, je vous conseille de chausser vos manettes et d'appuyer sur vos crampons sur PES 2017. Die Meiiiiiiisteeeeerrrrr...

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