C'est l'histoire d'une rando qui dégénère...

Avis sur Resident Evil 4 sur GameCube

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Vous connaissez Taken ? Oui cette jeune fille qui fait une tournée en Europe mais arrivée à Paris les choses se compliquent avec les locaux. Resident Evil 4 sort à peu près au même moment et les deux histoires se ressemblent, sauf qu'on remplace Paris par l'Espagne, ce lointain pays arriéré peuplé de paysans analphabètes tous armés de fourches et de tronçonneuses, obéissant à l’Église catholique du comté qui pratique encore l’inquisition et la torture dans des châteaux forts inspirés de celui de Maléfique dans la Belle au bois dormant. Franchement, dans ce jeu les pauvres hispaniques se font humilier et rabaisser leur légendaire fierté. Et dire que la polémique n'eut lieu que pour Resident Evil 5 où le même traitement est infligé à l'Afrique.

Autre différence, la fille en question s'appelle Ashley et c'est la fille du président. Du coup on envoie pas Liam Neeson mais quelqu'un avec un minimum de manière : le beau gosse de Racoon City, j'ai nommé Leon Scott Kennedy. Bon donc il débarque en forêt pour sauver la gente demoiselle. Demandant son chemin à un indigène, il se sent menacé alors que l'autre voulait simplement lui tracer la carte sur son torse avec une hache affûtée. S'en suit une série de quiproquo avec notamment la mort des deux guides de Leon. Finalement il arrive au village où une petite fête s'est organisé autour du bûcher d'adieu du pauvre espagnol. Leon s'incruste et est initié aux rites locaux, goûtant à toutes les spécialités → dynamites, haches, fourches, plagas, fruits de mer, courses contre les boules de pierre, loups sauvages, arbalètes, El Gigante à la sauce piquante...

Enfin il met la main sur Ashley. Très vite on comprend qu'elle est un peu cruche et ne possède qu'une bonne paire de qualités. Pour vous donner un exemple, c'est la seule fille que je connaisse qui accoure quand on la siffle. Passons sur ce détail et poursuivons notre histoire pas vraiment horrifique. Donc Leon drague la demoiselle en la rattrapant quand elle veut pas prendre les échelles, et (après lui avoir fait tester les herbes locales) il décide de l'emmener prendre du bon temps avec un mec louche nommé Luis dans une cabane perdu au fond des bois (déjà qu'on était au fond de l'Espagne vous imaginez). Finalement Leon a quelques problèmes pour détournements de mineurs avec l'élu local, le vénérable chef Ramon (sûrement mon boss préféré du jeu). Un petit Hasta Luego, un feu d'artifice amical, un éborgnement vite fait bien fait et Leon se retrouve libre et acquitté. N'empêche qu'il n'a pas la conscience tranquille et commence un pèlerinage au monastère du coin.

L'hospitalité légendaire des moines ne se fait pas attendre avec une reconstitution de catapultes de toutes beautés par le mec qui jouait le faune dans le labyrinthe de Pan. Il montrera également le principe du sacrifice humain par la suite ou la présentation de la Gatling dernier cri. Après cela on rencontre le gouverneur, une sorte d'ado en crise avec deux grandes frères scarabées et des animaux de compagnies non autorisés par l'UE. Son obsession c'est Ashley. Mais Léon il veut pas partager. Enfin sauf lorsqu'il rencontre Ada, vu comment c'est chaud entre eux on comprend qu'il en oublie la gamine.

N'empêche que la mission c'est important, ça te paye ton gel et ton coiffeur. Alors il règle son compte à Salazar (une mine dans l’œil du laquais + une roquette de bazooka = 50 000 pesetas, oui parce que les espagnols ne sont toujours pas passés à l'euro) D'ailleurs les pesetas t'offrent de bonnes opportunités dans cette région où la guerre civile de 1936 semble perdurer. En effet, les marchands, des gars bizarres qui t’alpaguent tels des dealers de drogue, ils font un peu du troc au noir. Tu pilles l'architecture classée au patrimoine de l'UNESCO et ils te fournissent en armes pour mettre un peu de plomb dans le crâne de ces incultes espagnols. Et comme il n'y a plus rien à voler (que ce soit sculptures, tableaux ou diamants), Léon il rejoint les ravisseurs d'Ashley sur l'île. Celle-ci semble un peu plus technologique, ils ont l'électricité même si savent toujours pas parler normalement. Il s'y trouve également des sortes de Deadpool en puissance : des regeneradors boursouflés de cancers qui aiment te sucer le sang. Après quelques bagarres et de sincères retrouvailles entre Krauser, Léon et la « Bitch in red dress », Léon fait face à « it » puis à son maître le terrible Lord Saddler (qui laisse d'ailleurs des papiers où il t'explique en détails son machiavélique plan). Léon butte la bestiole tout droit sorti de Men in Black, vengeant par la même Luis, et quitte l'île en pleine explosion (décidément une manie dans les jeux Resident Evil). Il ramène la fifille à son papa puis se fait rembarrer par Ada et Hannigan. « That's the story of my life » conclut-il.

J'adore ce jeu...

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