Le roi est mort, vive le roi !

Avis sur Rune Factory 4 Special sur Nintendo Switch

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Version Nintendo Switch

Rune Factory 4, c'est LE jeu de vie à la ferme et où on tape des trucs, que tout le monde semble ignorer au profit d'un Stardiew Valley. Je vais essayez de corriger ça ici.
Donc, comme dans tous les Rune Factory, on dirige un homme ou une femme amnésique qui se voit attribuer généreusement un terrain en friche et une bicoque. Et comme on est pas des feignants, celui-ci propose aussi d'andosser une responsabilité princière.

La variété et la richesse du contenu force le respect : dialogues, donjons, capacités, craft divers, plantations, événements, festivals… Bref, si tomber dans une routine est très possible, l’éviter n’est finalement qu’une formalité.
L'envie de simplification joue également : on peut automatiser beaucoup de tâche de la ferme par exemple, de l'achat de graine jusqu'à leurs ventes après récoltes. Suffit d'ammadouer quelques monstres et de leurs fournir un toit.

Les monstres ont besoin d'un peu d'amour avant d'être adopter... On peut les brosser ou leurs faire des offrandes pour cela. Et on peut même continuer après afin de développer leurs affections et caractéristiques.
Chose magique, c'est le même procédé avec les humains. Bon, on peut aussi se contenter de leurs parler une fois par jour mais l'imitation de la réalité de l'amitié risque de faire perdre patience à beaucoup...

Et quand il n'y aura plus de place pour l'amitié, l'amour pourra alors prendre place.
En toute franchise, je suis partagé entre l’envie de trouver son traitement atterant ou trop meugnon. Y a pas à dire, les représentations amoureuses destinés au grand public des japs, c’est quand même quelque chose ! Du bon sentiment, du gniangnian et de la guimauve. Partout.

Vu qu’on peut diriger homme ou femme, certains se demanderont peut être quelles relations sont possible… Hétérosexuel seulement. Chacun jugera mais je trouve marrant de constater certains reliquats dans les dialogues (genre un non prétendant du même sexe qui veut vous réchauffer le corps en se collant à vous) et peut comprendre la masse de taff que cela doit représenter d'absolument tout prendre en compte. La trad' fr présente quelques coquilles mais reste la plus réussi des Rune Factory que j'ai fais.
Et comme tout doit être tout beau tout rose, on ne peut pas déclarer sa flamme (la vraie qui mène au mariage) à plusieurs personnes. Un peu de morale, que diable !

C’est la première fois qu’un Harvest Moon/Rune Factory me donne envie de tester le coté datingsim.
C’est rigolo parce que pas trop contraignant. On peut embarquer un peu n’importe qui faire des donjons avec nous et l’équipement qu’on leurs donne pour qu’ils soient plus efficaces fait monter les affinités au même titre qu’un cadeau lambda par exemple. Du coup, on a pas forcément besoin de se focaliser exclusivement la dessus. Je n'ai pas encore essayé l'après mariage mais l'avant, lui, permet d'organiser divers rdv en tête à tête n'importe quel jour ou lors de certains festivals.

Ces festivals sont régis par un calendrier qui, comme d'habitude, s'écoule via quatre saisons, à raison de 30 jours par saison. La petite subtilité réside dans l'attribution du rôle de prince au joueur. On "règne" contre des points princiers, qui se gagne en avançant dans l'histoire ou en réalisant des missions pour les habitants.
Concrètement, on peut décider de l'existence d'un événement tel que noël ou d'une augmentation en gamme des boutique entre deux élargissement de notre chambre ou de nos coffres.

La personnalisation de notre chez nous est beaucoup plus limité que dans un Animal Crossing : on a du meuble à disposition mais pas de tapis ou de tapisserie pour se la jouer à la Damido. L'orientation est fixe, ce qui est un peu dommage... Mais on a un tourne disque qui permet de se faire l'intégralité des ost des Rune Factory précédent. Et ça, c'est la classe.

Mais tout ça, c'est bien gentil me direz-vous, reste que ce n'est que le versant tranquille de la série.
Car effectivement, dans les RF, on casse aussi des dents.
Plein.

Dans ce simili hack&slash, on bourrine le bouton b et on jette des sorts. Le gros de l'évolution passe par l'équipement. Armes et armures se trouvent parfois mais ceux qui veulent éviter le grind intensif vont devoir passer par le craft, le loot étant majoritairement composé de pièces diverses et les prix étant capable de faire pleurer n'importe quelle bourse...
Il y a un paquet d'armes, capacités liées ou sorts mais aucun cooldown ou point de magie, la barre d'endurance s'y substituant.

Cette barre d'endurance, chaque action réussie (hors craft) tape dedans. Et plus elle est répétée, moins elle est énergivore. Le système de progression est très similaire à du Morrowind, avec de très nombreuses barres de compétences qui augmentent de niveaux régulièrement. Tellement que dormir ou prendre des bains est compris dans l'évolution du personnage.
Débutants ou stressés, ne paniquez pas ! La gestion de la fatigue est assez permissive (rater un mouvement ne coûte rien par exemple) et généreuse pour ne pas faire s’évanouir le perso après la récolte de 3 patates. La jauge est très facilement re-remplissable (bain non limité, items dispersés dans la contré, récompense fréquente lors des récoltes, nourriture, etc).
De la même manière, l'heure du dodo n'existe plus vraiment et on peut faire des nuits blanches dans cet épisode : le perso ne s’évanouit plus. On baille juste une fois à 1h et une autre à 3h. Je n'aime pas trop le principe donc je n'ai pas poussé les tests.... mais je n’ai eu aucun malus particulier pour une seule nuit.

Le jeu joue aussi énormément sur les dégâts élémentaires et autres altérations d'états... Tout en incluant des faiblesses en fonction du type d'arme utilisé. Vu leurs nombres, il y a largement de quoi trouver chaussure à son pied. Un inventaire rapide permet de faire des changements à la volé si nécessaire et 4 slots de sorts/capacités sont disponible.

Le bestiaire est plutôt varié, malgré la présence de color swap, et les boss demande régulièrement de faire attention. Je peux même dire sans complexe que le jeu est difficile : il n'est pas rare que je me sois fait littéralement pulvériser, avec un équipement un peu juste, sur une erreur d'inattention.

Les arcs narratifs dépendent de notre avancé au sein des donjons du jeu. Et donc, par extension, de notre faculté à casser des chicos. J'ai une centaine d'heure dessus mais, en ligne droite, je pense qu'il faut bien 20/30 d'heures pour le premier. Et une vingtaine pour le second.
Donc sans dévoiler leurs nombre, tout faire demandera forcément du temps. Et ce découpage en arc indépendant permet les pauses et/ou d'arrêter sans se sentir floué si on estime en avoir fait le tour après le générique.

Et après cette petite critique, un mot sur l'enrobage : la conversion Switch est vraiment réussie, avec des temps de chargement casi-invisible (façon n64) pour absolument tout, des splashscreen qu'on peut accélérer et un lissage hd pas dégueu.
C’est pas un jalon technique (les anim’ sont horribles) mais au moins, les décors en précalculé ne jurent pas sur tv et passent crème sur l’écran de l’hybride. Un bémol tout de même concernant certains équipements qui habillent le perso, tel que les boucliers, très en deça du reste.
Cela dit, ça tourne comme un charme.

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