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Shenmue sur Dreamcast par MrJ

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Shenmue, Shenmue... Il y a des noms qui à eux seuls évoquent un sentiment de nostalgie, comme si on éveillait les souvenirs d’une grande histoire, Shenmue est de ceux-là, comment ne pas réagir à l’évocation de ce nom qui aura posé une empreintes indélébile sur l’histoire du jeu vidéo, car oui, il y a 20 jours pour jours la face du monde du jeux vidéo allait changer à tout jamais.

Derrière une grande oeuvre on retrouve toujours un créateur, son nom: Yu Suzuki, grand artisan de la renommé de Sega avec des créations comme Hang On, OutRun, Virtua Fighter etc. A la fin des années 90 et à l’aube de la génération 32bits il se lance dans un grand projet à l’ambition totalement folle, passée par toute les étapes (que je ne détaillerais pas parce que bon on peut en faire un roman) l’oeuvre finale portera le nom de Shenmue et sortira sur Dreamcast.

1986; dans la ville portuaire de Yokosuka, le jeune Ryo Hazuki rentre au domicile familial où il découvre son père sur le point de se faire assassiner par le mystérieux Lan Di. C’est sur ce plot que débute un voyage qui va marquer les mémoires à jamais.

D’entrée on comprend que le jeu évolue dans une autre catégorie tant il est d’un point de vu technique impressionnant, le reproduction du quartier de Dobuita est bluffante de réalisme et on a vraiment l’impression d’évoluer dans un environnement vivant, pour comprendre cela il faut savoir que le cœur de gameplay est FREE (Full Reactive Eyes Entertainment), terme créé par par Yu Suzuki pour définir son ambition de proposer une forme de réalisme jamais vue tout en donnant un aspect "simulation de vie" en parallèle à l'intrigue principale, Ryo peut faire des courses, boire du Coca ou du café acheté dans un distributeur automatique(!), appeler ses amis, acheter des gachapons, jouer à la salle d'arcade, trouver un travail (dans le dernier quart) et surtout interagir avec son environnement à un degré inédit. Chaque PNJ se voit doté de son propre “itinéraire”, vous les verrez aller au travail le matin, rentrer chez eux le soir, les magasins ferment à 19h, les bars ouvrent la nuit tombée… le climat lui aussi a bénéficié d’une attention particulière, le moteur spécifiquement créé pour le jeu (le Magic Weather) est extrêmement travaillé et son algorithme reprend ni plus ni moins que les bilans météorologique de Yokosuka de l’année 1986, Shenmue n'était pas seulement à la pointe de la technologie, il surpassait tout ce qui existait, rare sont les jeux a avoir autant nécessité la création de technologies pour leur accomplissement, en 1999 c'était le jeu le plus cher de l'histoire et on comprend bien pourquoi tant c'était une révolution technique, tout ceux ayant pu y toucher à l'époque était unanime pour dire qu'ils venaient de toucher au jeux vidéo de demain.

Maintenant que le décor est posé intéressons-nous directement aux aventures de notre ami Ryo, réalisme oblige, ici notre héros utilise un calepin dont il se sert pour noter tous les indices qui lui permettront d’avancer dans sa quête de vengeance, vous l’aurez compris, pour avancer dans l’histoire vous devez interroger les passants et le tour de force de ce jeu va être de développer au fil de l’aventure une intrigue bien plus riche qu’il n’y paraît avec notamment un saupoudrage mythologique mais aussi de mystères, le passage où Ryo découvre le sous-sol du dojo et le miroir du Phénix donnent une nouvelle aura à l’épopée, notre héros finira même par devenir cariste sur les docks, l’occasion -en plus de travailler- de faire des courses de chariots élévateurs (ils sont sympa les managers là-bas), mais Shenmue c’est pas juste de l’enquête, il y aussi une dimension très humaine grâce aux interactions avec notre entourage et cette barrière que Ryo commence à dresser tant ce dernier souhait s’investir pour sa vengeance. Et qui dis vengeance dis combat et dans son périple Ryo affrontera de nombreux voyous se mettant sur son passage et pour le coup Suzuki ne fait pas les choses à moitié, le jeu ayant été pensé durant un temps comme étant Virtua Fighter RPG vous ne serez pas étonné d’avoir un véritable petit système de combat dans le plus pur style des Versus Fighting avec un nombre fou de combos, bref avec de l’entrainement et une bonne maîtrise du genre vous pourrez rendre vos affrontement spectaculaires et élégants, la mise en scène est assez sobre et est assisté d’une bande-son orchestrale dont le thème principal fera toujours vibrer les fans même 20 ans plus tard, on retrouve aussi un élément désormais incontournable dans les jeux modernes, les QTE, ici Shenmue s’approprie un concept encore peu répandu à l’époque et en défini les base de ce qu’il va être dans les années à venir, donnant ainsi lieu à des moment de stress et d’excitations.

Parfois imparfait dans son gameplay, notamment les séquences de combats avec des ennemis en groupe le jeu reste cependant un véritable chef d’oeuvre à l’atmosphère unique, authentique, sincère. Le début d'une épopée passionnante dont on entend qu’une chose, la suite et sans trop évoquer le second opus, on peut dire que la suite du voyage ne sera pas décevante. A suivre...

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