Ôde au hérisson bleu

Avis sur Sonic the Hedgehog sur Mega Drive

Avatar Nio_Lynes
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Version Mega Drive

1991.
Ce bon vieux classique vidéoludique date de 1991.
Ce qui, avec les nouvelles technologies fait un sacré saut dans le temps.

Depuis longtemps, quand j'en ai le temps, je retombe en enfance, ce petit monde si coloré où le mercredi, mes parents m'abandonnaient à un repère-garderie de djeunzs amateur de kiri en culottes courtes.

De cet endroit, outre quelques souvenirs que je pourrais m'évertuer à retranscrire en vain ici, je garde la nostalgie d'une pièce où étaient entassés quelques ordis, de vieux jeux dont les graphismes déclenchèrent ma précoce vocation de gamer culturo-linguiste (Dune de Virgin, sublime décors et de quoi donner envie de se jeter sur le livre de Frank Herbert dont il est tiré --ce que je ferais bien plus tard--...Et cette pochette signée par le dessinateur/illustrateur Olivier Vatine...) et, ce qui me donna ensuite envie d'en avoir une à l'époque, une mégadrive là dans un coin, avec quelques jeux dont Sonic.

Ahhhh Sonic.

Pour les jeunes générations d'aujourd'hui (mode "paye ta vieillesse vidéoludique va"), ce n'est probablement qu'un ramassis de pixels qui fait peur à voir, mais pour le hardcore gamer vétéran (celui qui était là bien avant la playstation mes amis, voir au temps de ce bon vieux Pong), c'était et ça reste un jeu fabuleux. Il n'y a qu'a voir en tapant une recherche google, le nombre de sites d'amoureux transi qui jouèrent (jouirent ?) sur la console de sega, n'épargnant pas la sueur de leurs petits doigts boudinés d'alors sur leur pauvre manette.

Car Sonic c'est, outre les qualités indéniables du jeu d'alors --la promesse de sensations inédites de jeu et la vitesse tout en conservant un gameplay facile--, un fourmillement d'idées et de détails qui laisse baba. Des ressorts et autres chemins retournés de grandes arches devenus dès lors la marque de fabrique des Sonic (aussi bien mégadrive qu'autres plateformes telles Dreamcast et game cube) en passant par les bottines (où comment une simple transposition d'idée en icone dans un ptit téléviseur se trouve devenir le symbole du pouvoir de la vitesse. Charles Perrault et son chat bottiné aurait aimé si il avait vécu a notre époque, ma foi), il y a nombre de détails qui ravissent encore l'amateur de jeu d'hier et d'aujourd'hui.

Car les développeurs et concepteurs le savent, chaque niveau doit comporter une bonne dizaines d'idées quittes à en former une véritable ambiance, intégrer ses idées au décor, comme si elles y avaient toujours existé.

Ainsi dans le premier niveau, Green hill (les collines vertes), on peut creuser la roche en utilisant sa propre vitesse et en se roulant en boule, puis plus loin on traverse un pont hérissé d'épines géantes et encore plus loin, on passe sous une chute d'eau. Tout est utilisé et l'on semble naviguer dans un conte vidéoludique écologique où un petit hérisson bleu se devrait de protéger les animaux de la nature de l'Homme. Enfin d'UN homme, le seul de tous les Sonic, renforçant bien l'idée (probablement un brin manichéenne) que l'Homme ne fait que saccager la nature, le machiavélique Dr Robotnik.

Ainsi chaque zone traversée porte son emprunte et l'on se plaît inconsciemment à penser qu'un niveau tel Spring Yard, semblant de ville, serait construit par des humains pour des humains, mais à mieux y voir ce n'est qu'un niveau de plus érigé pour Sonic par Robotnik, telle une nouvelle arène dans un éternel combat de David contre un Goliath ultra modernisé mécanik Destructiv Kommando (© Magma, légendaire groupe de rock français).

Plus tard, la série des Sonic s' "humanisera" et l'on pourra même perdre son temps à discuter avec les autochtones de Sonic Adventure sur les consoles dreamcast et game cube (dans les années 2000) mais cela est une autre histoire, plus récente, moins pixellisée. Même si elle change largement la donnée de base, supprimant la personnification de l'humanité à travers Robotnik en bien, elle enlève hélas les connotations écologiques primaires et la philosophie du jeu de base. Qu'importe, ce dernier ne souffre aucunement lui, doué de vitesse et de bonheur.

Il y aurait encore beaucoup de choses à dire sur Sonic et sa suite légendaire sur mégadrive qui introduisait Tails mais je vais en rester là, histoire de privilégier le mystère et le charme de cet épisode que l'on peut trouver en occasion pour sa mégadrive dans toutes les bonnes boutiques de jeu vidéos ou en émulation sur le net pour votre gentil micronordinateur.

Restez jouer un peu, voulez-vous ?....

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