In god we trust.

Avis sur The Binding of Isaac : Rebirth sur PC

Avatar Akiyo
Test publié par le
Version PC

Alors. Maintenant que j’ai enfin descendu Mom, je pense avoir suffisament testé le jeu pour en rédiger une nouvelle critique. Donc me voici.

Binding Of Isaac Rebirth, c’est ni plus ni moins que le remake de son prédécesseur, Binding Of Isaac premier du nom. Un rogue-like glauque, parfois pipi-caca, parfois satyrique de la religion, reprenant le concept de saints, d’âme et de démon pour étoffer son gameplay. On parcourt des salles, on cherche des items, on tue le boss à chaque étage pour arriver jusqu’à Mom, Mom’s Heart ou même plus bas.
Et, BoI Rebirth, c’est parfaitement ça. Le remake ne change absolument rien de ses habitudes de gameplay : La refonte est principalement graphique, et ajoute de nouvelles fonctionnalités.

Et quelles fonctionnalités.

Le jeu rajoute monstres, items, boss, et change même certaines salles, qui peuvent maintenant s’étaler en longueur et doubler de surface. Et croyez-moi, ces nouveautés ne font que rendre le jeu plus dur. Non content de rajouter des choses et de changer, ce nouveau jeu nous fait carrément perdre les repères que l’on a avec son prédecesseur. Les salles ayant drastiquement changé, on ne sait plus ce qui nous attend, de même avec les nouveaux monstres. Ces surprises nous font déjà perdre de précieux points de vie.
De même, on n’a plus de minimap complète de l’étage, et on se met alors à se perdre, et ne plus tellement savoir où aller, où trouver des salles secrètes…Le jeu joue avec nous, clairement. Par ailleurs, les ralentissements dus au trop-plein de projectiles ou d’ennemis ont disparu. Tout se passe vite, et de manière tout à fait fluide. C’est clairement un plus de performances, mais c’est aussi un rajout de difficulté : Ceux qui se servaient de ces ralentissements pour anticiper et mieux clean les salles ne peuvent plus le faire à présent.
Cependant, le jeu rajoute aussi une pléiade de nouveaux objets. Et avec ça, de nouveaux combos plus jouissifs les uns que les autres. Le combo Technology avec la téléphatie permet par exemple de créer un rayon guidé directement vers les ennemis. Il existe également un objet où la larme est avec le personnage, et est guidée de manière télécommandée, par exemple. Petite anecdote personnelle, j’avais eu le combo Polyphemus, avec la table d’Ouja et un objet qui permet de charger et tirer en cone comme Monstro. Au final, je couvrais une zone large de larmes de sang devant moi, avec assez de rapidité. En clair, le jeu promet une énorme rejouabilité avec encore plus de combos et de gameplays différents.

La descente dans le cauchemar d’Isaac prend alors une nouvelle dimension.

C’est dans ce contexte de difficulté et de nouveauté qu’on voit qu’il y a de nouveaux challenges, de nouveaux endings prévus, de nouveaux personnages, mais aussi quelques petites fonctionnalités sympathiques, comme la possibilité de voir le seed du donjon, ou de taper le sien. De quoi faire de petites parties entre amis, ou des petits concours. Encore une fois, on pleurera sur le fait qu’il n’y ait pas de créateur de niveaux, et qu’on aurait réellement aimé en voir un.

Quant à la patte graphique « pixel-art » du jeu, il faut simplement s’y adapter un peu. Un filtre existe dans les options pour lisser le tout, mais c’est franchement plus laid avec le filtre que sans. Le côté rétro-pixel art rappelle très bien le côté arcade du jeu, et n’est pas agressif à l’œil. On appréciera les ombres dynamiques des décors, et les effets de lumière.
L’ambiance, avec ce changement graphique, se retrouve bien changée. Les niveaux « Cave » portent enfin leur nom, et on peut y trouver de l’eau, comme de vraies cavernes où des filets d’eau passent de temps en temps. De même que les niveaux « Depths » se trouvent réellement être malsains à présent, comme les monstres qu’on y trouve : Plus on s’enfonce dans le cauchemar d’Isaac, plus il est glauque, peuplé de fantômes, d’asticots et d’horreurs statufiées ou dotées de cerveaux apparents.

En parlant d’ambiance, celle-ci est amplifiée grâce à l’OST, qui devient de plus en plus malsaine à la descente. Cependant…l’OST du jeu original est bien meilleure et mieux composée, ce qui rend celle-ci assez oubliable dans l’ensemble.

Le côté scato et satyre religieux, lui, est bel et bien là, avec tout le mélange pop-culture/culture geek/culture catho/politiquement incorrect que l’ancien opus nous proposait. Binding Of Isaac Rebirth offre donc un changement qui rend le jeu bien meilleur, voire carrément nouveau. Si vous aviez le premier, achetez-le, c’est un ordre.

PS : Pourquoi ils ont pas rajouté les donjons alternatifs ?!

Et vous, avez-vous apprécié la critique ?
Critique lue 556 fois
7 apprécient · 1 n'apprécie pas

Akiyo a ajouté ce jeu à 2 listes The Binding of Isaac : Rebirth

  • Jeux vidéo
    Cover Played 2016

    Played 2016

    J'ai pas beaucoup joué en 2015...On va régler ça cette année.

  • Jeux vidéo
    Illustration Played 2014

    Played 2014

    2014 se lève, une nouvelle année de jeux.

Autres actions de Akiyo The Binding of Isaac : Rebirth